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Une place en hommage au dessinateur Georges Wolinski

Malgré un temps menaçant, de nombreux élus entourés de plusieurs centaines de Martellois et Martelloises, ont tenu à assister, ce samedi, à l’inauguration du passage Paul-Guyot et de la place Georges-Wolinski.

Les pensées de l’assemblée se sont d’abord envolées vers Paul Guyot, élu à Saint-Just-le-Martel de 1989 à 2003. C’est en présence de ses enfants que sa mémoire a été honorée, en donnant son nom à l’un des passages menant à la place Georges Wolinski. Dans son discours, Gérard Vandenbroucke, ancien maire de Saint-Just-le-Martel, a décrit son ancien premier adjoint, le médecin, mais aussi le président de l’association des Anciens Combattants, comme un homme de confiance, ouvert aux autres, à la fois discret et efficace. Un fidèle, comme Georges Wolinski. «J’ai rencontré de nombreux personnages aux grandes qualités humaines, artistiques, de cœur, d’intelligence, et parmi ceux-là Georges Wolinski, a déclaré non sans émotion Gérard Vandenbroucke, revenant sur les débuts du Centre international de la caricature du dessin de presse et d’humour, au sujet de celui qui était son ami. Une énorme pointure du dessin de presse qui, en très peu de temps, nous a apprivoisés. Nous lui devons beaucoup».
Après la tragique disparition de son mari, en janvier 2015 lors de l'attentat contre Charlie Hebdo, Maryse Wolinski a choisi de faire don du contenu du bureau du dessinateur au Salon du dessin de presse de Saint-Just-le-Martel. «Je me souviens, à la mi-septembre, Georges disait «c’est bientôt Saint-Just», et Gérard arrivait chez nous pour récupérer les dessins qui seraient exposés. à Saint-Just, Georges n’était pas un dessinateur parmi d’autres, a-t-elle raconté d’une voix douce. Mon objectif était que rien ne soit dispersé du travail de Georges. Et notamment sa bibliothèque constituée depuis cinquante ans, sa planche à dessin achetée à Washington, son bureau que nous avions trouvé par hasard aux puces de Montreuil... Je suis heureuse que cet atelier soit ici». Ici où personne n’a oublié son regard malicieux, ni son immense talent. Ce week-end à Saint-Just-le-Martel, un bel hommage a une nouvelle fois été rendu au caricaturiste, dessinateur, écrivain, intellectuel, briseur de tabous, et par le biais de cette figure à la liberté d’expression en général.
Plusieurs dessinateurs avaient d’ailleurs fait le déplacement, à commencer par Roland Hours qui a dévoilé sur la désormais place Georges-Wolinski une œuvre symbolisant le dessin d’humour, qu’il a choisi d’intituler «enwol». On y voit plusieurs crayons de couleur nichés dans un cahier ouvert en forme d’oiseau, le tout sur un socle représentant le monde. Mais un monde carré «car il ne tourne pas tellement rond !», lançait l’artiste.
Mégane Lépine.

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