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Beynac transformée en ZAD

Les opposants au projet de déviation de Beynac, réunis sous la bannière du collectif Sauvons la Vallée Dordogne, ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Depuis dimanche, ils occupent la zone de chantier qu’ils ont transformé en ZAD. Ils comptent rester sur place jusqu’à l’obtention d’un moratoire et l’arrêt des travaux.

Un bout de falaise dans la chaussure de Germinal Peiro. Et pas un petit, mais un gros. La contestation du contournement de Beynac est monté d’un cran avec l’occupation du site. Les opposants se disent déterminés à ne rien lâcher, tandis que Germinal Peiro prévient qu’il fera appliquer la loi.
La coupe des noyers dans un champs situé entre la route de Castelnaud-Fayrac et la voie de chemin de fer débutée la semaine dernière à la demande du conseil départemental a mis le feu aux poudres et déclenché l’ire des membres du collectif de sauvegarde de la vallée de la Dordogne qui ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Depuis dimanche, ils occupent cette petite partie du chantier du contournement de Beynac qu’ils ont rebaptisé en ZAD (Zone à défendre) pacifiste.
Alors certes, ce n’est pas encore la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ou de Sivens, mais la détermination des opposants est la même, ils affirment qu’ils se battront jusqu’au bout, c’est à dire, jusqu’à obtenir l’arrêt pur et simple des travaux et un moratoire sur les conséquences des travaux d’élargissement de la traversée de Beynac (lire ci-dessous) sur la circulation.
Dimanche, une première tente a été plantée sur place et Kléber Rossillon, le propriétaire du château de Castelnaud et membre actif du collectif y a passé la nuit. Hier, quatre à cinq tentes supplémentaires se sont rajoutées. Lorsque les employés de l’entreprise sont arrivés pour continuer à couper les noyers, plusieurs militants sur la trentaine présents se sont enchaînés aux arbres pour empêcher la coupe. « Ces arbres ont été coupés sans autorisation, c’est interdit par la loi », affirme Philippe d’Eaubonne, le porte-parole du collectif. « Il s’agit d’une noyeraie. Il n’y a besoin d’autorisation ni pour planter, ni pour couper des arbres », réplique Germinal Peiro.
La hache de guerre est bel et bien déterrée entre le président du conseil départemental et les opposants à la déviation de Beynac qui l’accusent de mensonges. « Ce n’est pas un groupuscule qui va arrêter un projet d’utilité publique. Ce sont des personnes qui occupent leur retraite et retrouvent leur jeunesse. Il existe en Dordogne quelques mouvements écologistes qui s’opposent à tous les travaux d’infrastructures. Si on les avait écoutés, jamais nous n’aurions fait l’A89, ou la voie ferrée au 19e siècle. A cause de l’action de ces écologistes aveuglés par leur dogmatisme et des intérêts privés, les voitures continueront à traverser et à polluer des villages classés parmi les plus beaux de France », s’agace Germinal Peiro, qui affirme que ses services disposent de toutes les autorisations nécessaires pour débuter les travaux.
En face, le verbe n’est pas moins cru. « Ce projet est complètement incohérent, il n’a aucun sens », juge Philippe d’Eaubonne. « Cette déviation ne mène nulle part. Elle va casser l’harmonie  environnementale, architecturale et historique de la Vallée. Elle va détourner de l’A89 le trafic poids-lourds qui va venir polluer la Vallée de la Dordogne. Elle risque de perdre son statut de réserve de biosphère. Germinal Peiro veut sa déviation, c’est son bébé. Il veut passer en force », insiste le porte-parole du collectif de sauvegarde de la vallée de la Dordogne. « Nous demandons l’application de la loi ». C’est ce que le collectif a dit il y a une quinzaine de jours à l’occasion d’une rencontre avec la préfète. Selon Philippe d’Eaubonne, le Département ne disposerait pas de toutes les autorisations nécessaires pour mener à bien les travaux de la déviation. « Il reste encore une étude d’impact et une enquête publique à faire au titre de la loi sur l’eau. La déclaration d’utilité publique (DUP) n’est qu’un transfert juridique de propriété, pas une autorisation de tout faire ». Le collectif a demandé au préfet de Région de faire arrêter les travaux, rien que ça. Quant à la ZAD de la déviation de Beynac, de son côté, Germinal Peiro annonce qu’il fera preuve de la plus grande fermeté : « Je ferai respecter la loi, en lien avec la préfète ». La ZAD est à surveiller comme le lait sur le feu, avant que cela finisse par tourner au vinaigre.

Un projet à 32 millions d’euros
Les travaux de la déviation de Beynac ont débuté en fin d’année dernière par des fouilles archéologiques préventives. Sauf empêchement, ils doivent s’achever à l’horizon 2020. Long de 3,5 km entre Monrecour (Saint-Vincent-de-Cosse) et la Grange de Vergne (Vézac), le contournement de Beynac s’articule autour de la modernisation de la D 703 entre le Tiradou et Monrecour (0,9 km) ; de la création d’un giratoire à Monrecour ; de la réalisation d’une voie nouvelle sur 3,2 km avec construction de deux ouvrages d’art pour le franchissement de la Dordogne (Pont du Pech et de Fayrac) et d’un pont-rail pour un passage sous la voie ferrée Sarlat/Bergerac ; du traitement du carrefour de la « Treille » en tourne à gauche ; et de la création d’un carrefour au lieu-dit Grange de Vergne, pour le raccordement des voies de Beynac, de La Roque-Gageac et de Sarlat. En parallèle de la route nouvelle, qui suivra la voie ferrée, doit être aménagé un itinéraire voie verte vélo-route.

Les travaux d’élargissement de la traversée du bourg en bonne voie
Alors que le début des travaux de la déviation de Beynac cristallisent la mobilisation, ceux du bourg se poursuivent tranquillement.
Pour cause de travaux d’élargissement de la traversée du bourg, cela fait maintenant plus d’un mois que la circulation est coupée sur la
D 703 à l’entrée Est de Beynac. Tous les commerces restent ouverts et accessibles via une déviation mise en place pour les poids lourds, les bus et les véhicules légers par les coteaux, sur les hauteurs de Beynac près du château.
Normalement, la circulation devait être rouverte en alternat en fin de semaine dernière. Cela le sera finalement un petit peu plus tard, les travaux, relativement complexes,  ayant pris un tout petit peu plus de temps que prévu. Si tout se passe bien, la circulation alternée devrait pouvoir être mise en place aux alentours du 6 mars. « Même si on perd du temps sur cet aspect, on en gagne ailleurs », précise Alain Passerieux, le maire de Beynac. « Par exemple, les travaux d’assainissement et de réseaux d’eaux pluviales prévus plus tard, on été avancés. Dans la globalité, on devrait gagner du temps ». La livraison complète du chantier et la réouverture totale de la traversée de Beynac à la circulation devrait intervenir d’ici la mi-juin.
Pour mémoire, consciente des difficultés de circulation (et surtout de croisement des véhicules), la municipalité de Beynac a entrepris d’élargir sa traversée. Ces travaux importants, qui sont réalisés en  deux phases, avaient démarré en septembre 2015. Lorsqu’ils seront achevés, ils vont permettre aux voitures de se croiser plus facilement dans le virage  où la chaussée va passer de 4,80 mètres à 6,10 mètres et de créer une promenade piétonnière. La première phase a consisté en la construction de murs le long de la Dordogne.  La seconde phase, entamée durant la saison creuse, doit voir la transformation du trottoir large jusqu’alors de 90 cm en une vraie promenade de 2,40 mètres. A travers ces travaux d’un montant global de 2,4 à 2,5 millions d’euros hors taxe, la mairie de Beynac cherche à sécuriser le déplacement des piétons et à résoudre les problèmes d’embouteillages notamment en période estivale. Cela devrait permettre à Beynac, l’un des plus beaux villages de France, de re-trouver au plus vite tout son potentiel attractif.
P.Pautiers et E.C.

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