Fil info
23:16International : Le sort des civils en débat -> https://t.co/XtVXKgp6in
22:42France : Déradicalisation : un peu d’humilité pour un énième plan -> https://t.co/gjVtpMYoJN
22:40France : Négociez, il en restera peut-être quelque chose -> https://t.co/Onm4Rza19Q
22:29Tulle : Riposte pacifique et enquête ouverte suite à l’altercation entre des jeunes et le DPS -> https://t.co/QWQl6p2qHu
22:23RT : Indre : Tri Yann et Jean-Marie Bigard à l’étang de Luant cet été -> https://t.co/zwn5p38t0i
22:22RT : Sarlat-la-Canéda : Manifestation des Rougié à Pau vendredi 2 mars -> https://t.co/vhqfvkmyDY
22:22RT : Treignac : L’évasion 4X4 version française -> https://t.co/lZhFMyDoCn
22:21RT : Soutien aux journalistes de poursuivis par des entreprises ! https://t.co/xyVnWzhmOm
21:23 Pour le 15 MARS à PARIS il faut AIDER les RETRAITÉS à s’organiser pour CE DÉPLACEMENT CAPITAL! Personnelleme… https://t.co/kzj0ogHFto
20:43Région : Territoires ruraux : le Limousin veut être pilote de la téléjustice -> https://t.co/TIQlYfUgi2
20:41Région : Le salon, une histoire de famille -> https://t.co/olJKMOGE3o
19:09La Ville de a désormais son compte twitter officiel : ! https://t.co/pa4pocbEbB
18:53Périgueux : Dénoncer les violences policières contre les Zadistes -> https://t.co/94Pbif6zd3
18:42Indre : Tri Yann et Jean-Marie Bigard à l’étang de Luant cet été -> https://t.co/zwn5p38t0i
18:41Indre : Châteauroux - Guterslöh, une année riche à venir -> https://t.co/nEYBZkdAAX
17:58RT : ⚠️Vague de froid. Certains appareils de chauffage peuvent provoquer des intoxications au . Soyez… https://t.co/beQQeOzh3k
17:56Rue de la Boucherie, les structures ont été consolidées. Réouverture dès ce soir 18h. https://t.co/91rqHnrDlO
17:40RT : Période de grand en Nouvelle-Aquitaine : vigilance et bons réflexes à adopter ! Des températures extrêmement… https://t.co/Ztqh9faTD6
17:10RT : L'Humanité donne un coup de jeune à Karl Marx dans son dernier hors série ! A retrouver chez votre marchand de jou… https://t.co/4jN2byagFt
17:09RT : 🤽🏻‍♀️🤽🏼‍♂️Sport : Samedi 24 février à partir de 18h - Matchs équipes masculine et féminine de waterpolo pour France… https://t.co/dOEOSnCjN2
16:44Dordogne : « Les bourgs centre n’existent que grâce aux communes des coteaux » -> https://t.co/u5iRc2xrGO
16:40Sarlat-la-Canéda : Chantier ouvert à l’école du Pignol -> https://t.co/XdAyXzHcvs
16:22RT : 🔵❄️[GRAND FROID] Appareils à combustion ⚠️Attention aux intoxications au 🔎Les symptômes : maux d… https://t.co/1OWqWmPpEo
14:10Dordogne : Le photovoltaïque essaime -> https://t.co/slVkb8h1xW
14:01Dordogne : Le Périgord s’exporte au salon de l’agriculture -> https://t.co/4oMLiFLXBA
13:59Sarlat-la-Canéda : Manifestation des Rougié à Pau vendredi 2 mars -> https://t.co/vhqfvkmyDY
13:20RT : Soutien aux journalistes de poursuivis par des entreprises ! https://t.co/xyVnWzhmOm
12:31 A lire dans l’ du jour évidemment
11:12La Nuit de article de réservations au 0254076392 https://t.co/fWY2hAsBr0
10:35Treignac : L’évasion 4X4 version française -> https://t.co/lZhFMyDoCn
23:52International : Attaque contre l’ambassade des USA -> https://t.co/a71zVTgqb0
23:50France : Un train d’ordonnances pour le rail -> https://t.co/qZpozHYtFC
23:47France : Les zadistes présentés comme des hors-la loi et expulsés -> https://t.co/jGnjKn9vZU
23:44France : Salaire : la colère des premiers de corvées -> https://t.co/gwlrg5zvcu

L'histoire de L'Echo

Comme la plupart des journaux, ce quotidien a une histoire très riche.
Celle-ci fut parsemée d'embûches et de nombreuses épreuves
.

Publication clandestine et résistante

En 1943, en pleine guerre, le nazisme règne dans toute l'Europe. C'est dans une ambiance de lutte inégale et inexpiable que paraît, le 22 septembre 1943 une "feuille de chou" inattendue, "VALMY !" (avec un point d'exclamation), l'embryon clandestin de ce qui allait devenir "L'Écho du Centre". Simple recto-verso, format discret feuille de bureau pour pouvoir être diffusé clandestinement, le premier numéro, tiré à 8 000 exemplaires, était un appel direct à la résistance de masse.

Dès la parution de cette publication, la Gestapo et la police française se mirent en chasse. Leur premier objectif fut de trouver l'imprimerie qui avait pu faire le travail mais c'était peine perdue. En effet, pour imprimer le journal, les caractères typographiques avaient été collectés dans différents ateliers et remis ensuite en place, avec la complicité des ouvriers du livre. Le numéro 2 doubla son tirage, 16 000 exemplaires, et fut diffusé dans toute la circonscription qui s'appelait alors la région 5 de la zone dite libre, et qui réunissait le Limousin, l'Indre et la Dordogne ; un territoire qui, soixante ans après, est toujours la zone de diffusion de "L'Écho".

Puis arrive le débarquement allié, le 6 juin 1944. En Limousin, en Périgord, en Berry, la bataille fut violente et ininterrompue jusqu'à la libération de la région, fin août. "VALMY !", dans sa lutte finale, tint son rôle ; lorsque l'étau maquisard du colonel Guingouin commença à se refermer sur la garnison allemande de Limoges, il avait publié dix-neuf numéros. Le mercredi 25 octobre, le journal parut enfin au grand jour, prit pignon sur rue et devint "L'Écho du Centre, quotidien d'information du Front National" (rien à voir avec l'actuel parti de Jean-Marie Le Pen; ce front-là était le réseau organisé autour du parti communiste clandestin). Le nom de "VALMY !" figurait encore, en grisé, sous le titre principal.

Multiples difficultés

La période transitoire que fut la fin de la guerre dura près d'un an. En France, beaucoup de publications issues de la résistance et de la clandestinité disparaissent très vite, faute de moyens et d'un lectorat suffisant. À Limoges, pour durer, "L'Écho du Centre" et "La Marseillaise" décident de fusionner. L'affaire se conclut le 13 juillet 1946. Le nom "VALMY !" disparaît du titre.

Mais très vite, la paix va dissoudre l'unanimisme né de la Résistance. S'ajoutant à cela le contexte international de conflit entre les alliés d'hier, États-Unis contre URSS, "L'Écho du Centre" subit cette rupture de l'intérieur. Né de la fusion d'une publication de sensibilité communiste - "VALMY !" - et d'une publication de sensibilité gaulliste - "La Marseillaise" -, il voit peu à peu sa rédaction se diviser et le journal devient alors le strict porte-parole du parti communiste.

Dans la dureté des années de guerre froide, tous les journaux étaient en quelque sorte engagés, personne ne faisait dans la nuance. À Limoges, "le Populaire" publiait les diatribes anticommunistes de Jean Le Bail - le feuilleton "Limousin terre d'épouvante", pour accabler le résistant Georges Guingouin et le sénateur socialiste Georges Lamousse écrivait des manifestes pour l'Algérie française qui cachaient à peine sa "compréhension" pour les terroristes de l'OAS. L'Écho bataillait tous azimuts, sans éviter les excès ni les ridicules. Mais, à feuilleter les collections, "L'Écho" n'a guère de remords à avoir. Il n'a rien concédé sur les guerres d'Indochine et d'Algérie ; ce qui lui a valu des saisies périodiques, la dernière au lendemain de le répression policière de la manifestation parisienne contre le fascisme et pour la paix en Algérie. Au plan régional, il a été le porte-parole des grands mouvements sociaux - les longues grèves de 1947 et de 1953, Mai 68, décembre 1995 - des luttes paysannes du comité de Guéret, des défenseurs de Mis et Thiennot.

La mort en face

En stricte logique économique, "L'Echo" aurait pu disparaître depuis longtemps. Il a senti plusieurs fois le vent du boulet. Mais la pire menace fut sans doute celle de 1956, la menace d'une euthanasie annoncée et programmée.

Jusqu'alors, la gestion du journal était rattachée directement au Comité central du Parti communiste. Les fins de mois difficiles étaient assurées par la trésorerie nationale. Le Parti avait alors son propre groupe de presse. Au niveau national, "L'Humanité" et "Libération" (celui d'Emmanuel d'Astier), les hebdomadaires "France Nouvelle", "Les Lettres françaises", "La Terre", des journaux sportifs spécialisés, plusieurs revues. Sans compter les neuf quotidiens régionaux répartis dans toute la France, dont fait partie "L'Écho". La publicité boycottait systématiquement cette presse et le reversement par les élus communistes de leurs indemnités à la trésorerie ne parvenait plus à assurer l'équilibre. Pour sauver sa presse nationale, le Parti se résolut à sacrifier sa presse régionale. Le 15 juin 1956, tous les titres disparurent ; sauf "La Marseillaise" et "Liberté", les plus forts tirages des bastions électoraux de Provence et du Nord et, contre toute attente, "L'Écho du Centre". Non par une décision de grâce, mais par le refus des fédérations de la région. Pas question de sacrifier leur journal. Cependant la direction nationale leur dit : si vous voulez gardez votre journal, faites le vivre vous-même.

"L'Écho" entreprit alors un travail de fourmi et trouva par une démarche obstinée des abonnements un à un. Il créa sa propre agence, l'Office Publicitaire du Centre, ouvrit alors son imprimerie à des travaux commerciaux. Il se montra plus attentif aux problèmes quotidiens et à l'information locale. Ainsi se fortifia son enracinement dans son terroir.

Les années 80-90

A la fin des années 80, une nouvelle épreuve se profile. Pour des raisons politiques, de nombreux dirigeants et rédacteurs de journal démissionnent. Ces remous coupent en deux la rédaction. Plus grave : ils divisent les lecteurs. Durant quelques semaines, il pleut des résiliations d'abonnement.

Le 20 octobre 1988, rien à voir avec l'incident précédent, un incendie se déclare dans l'imprimerie. Les locaux sont détruits et la rotative est hors d'usage. Cette fois, cela ressemble bien à un coup de grâce. Mais non, car dès les jours suivants, la solidarité s'organise. Des milliers de dons affluent. Le journal va continuer à sortir, sur la rotative du "Populaire", concurrent mais solidaire (au prix fort), et les 25 millions de francs nécessaires à l'installation d'une nouvelle rotative seront trouvés.

Toutefois, "L'Echo" reste en grande difficulté. Une réorganisation complète est souhaitée et nécessaire : la partie édition prend le nom de Société Nouvelle l'Echo la Marseillaise (SNEM), la publicité sera gérée par un service spécialement créé et l'imprimerie du quotidien devient l'imprimerie Rivet, s'ouvrant à l'impression d'autres publications, tracts, magazines... Cela ne suffira pas : en 1994, la société éditrice doit déposer le bilan, le redressement judiciaire est accepté. Le journal doit alors trouver de nouveaux actionnaires et fait une nouvelle fois appel à la solidarité. L'indépendance est assurée par la création d'une association, "Pluralisme", qui possède 62% du capital de la nouvelle organisation. Le complément étant assuré par le quotidien national "Le Monde" (10%), les quotidiens régionaux "Centre-France", "Sud-Ouest" (5% chacun), et par des investisseurs privés régionaux.

"L'Écho" a alors coupé ses liens avec le Parti Communiste pour devenir un journal indépendant, ouvert aux autres sensibilités de gauche. Sur la forme, le passage du format A2 encombrant au format tabloïd (celui d'un quotidien classique plié en deux), et un intérêt plus marqué pour la photographie lui ont donné un coup de jeune.