Soumis par Rédaction régionale le dim, 30/09/2018 - 21:45

L’histoire revue et corrigée ?
Jean-Marie CHALIFOUR, Pierre-Buffière (87)

J’étais déjà lecteur de L’Echo à l’époque de la guerre d’Algérie. Jeune étudiant, j’avais échappé aux longs et douloureux mois de la pacification en Algérie, une période qui aura marqué et divisé la France (et qui visiblement n’est pas effacée de nos mémoires).
Pourquoi L’Echo du 26 septembre 2018 a-t-il oublié (ou ignoré) les blessures de cette période de notre histoire ? Journal d’information, il se doit de rendre compte des événements et manifestations… Faut-il encore le faire avec l’objectivité journalistique et sans un parti pris qui semble ignorer l’histoire. A commencer par celle de L’Echo qui au moment des guerres de décolonisation (Indochine ou Algérie) avait choisi son camp, celui où on ne confondait pas les appelés (ou réquisitionnés), les militaires de carrière, les « formations supplétives », les harkis, l’OAS, le FLN, les fellaghas et les terroristes. C’était dans les années 1956 à 1962.
Par le décret du 31 mars 2003, le gouvernement français a institué la journée nationale « d’hommage aux harkis ». Et depuis, le gouvernement célèbre cette journée, une manifestation qu’un quotidien d’information se doit de transmettre à ses lecteurs. L’Echo n’y a pas failli puisque dans son édition du 26 septembre 201, nous avons eu droit à deux articles. Un en page 4 (édition Dordogne), un en page 8 (toutes éditions).
Celui de la page 4 était intitulé « La cérémonie des pauvres »et notre journal commentait : « En ce 25 septembre, la journée nationale d’hommage aux harkis sur l’esplanade du Souvenir à Périgueux n’a pas été à la hauteur du sacrifice des susnommés. La communauté harkie et « ses amis » ont ressenti ce qui devait être un moment d’hommage et de partage de « notre » histoire comme une cérémonie des pauvres, des délaissés, une miette adressée à une population oubliée et invisible. »
Il ne serait pas honnête de nier que les harkis ont eux aussi été des victimes après avoir collaboré à la répression. Un journaliste peut-il ignorer l’histoire ? Et parler du sacrifice et du patriotisme des harkis, supplétifs algériens dans l’armée française ?
En page 8, le même Echo du 26 septembre 2018 rendait compte de l’hommage aux harkis organisé à Limoges au monument aux morts de la place des Carmes. Le président départemental de l’UNC évoquait les 60000 morts « pour la France » (laquelle ?) et ceux qui ne reçurent pas en France l’accueil « qu’ils méritaient », un message complété par celui du sous-préfet et du secrétaire d’Etat aux anciens combattants ou rappelait que le souvenir des harkis doit occuper une « place particulière » dans la mémoire française.
Bien sûr, on ne peut ignorer le triste sort des harkis déracinés et déportés en France. Mais notre histoire de France (en particulier de 1940 à 1945 où Pétain et les occupants allemands avaient aussi trouvé des forces supplétives dans leur combat contre la résistance) aurait dû servir de leçon. Il faudra à certains revoir l’histoire de la résistance, de la collaboration, de la légion et de la milice.
Pour notre histoire commune, nous ne manquons pas d’exemples et notre journal aurait pu y faire référence et ne pas oublier sa ligne de conduite entre 1956 et 1962. Où est Valmy ?

Je vous le disais : vive la «République exemplaire» symbole d’équité !
Daniel Coutant, Sarladais (24)

Un homme populaire ayant une responsabilité envers le patrimoine nationa critique la validité  de ce projet : Hop on le fait passer pour un incompétent, et c’est la machine à litanie des hommes de pouvoir qui se met automatiquement en branle : irresponsable !, incompétent !, manipulé !, etc…
Il est vrai qu’un projet de 32 millions (vraisemblablement finalisé avec le double) pour deux ou trois kilomètres de route ça ne représente pas grand chose pour un département où la plupart des routes nécessiteraient réellement de la rénovation ! Ce n’est pas comme si ce département était le quatrième le plus endetté de France.
Donc après le déni démocratique, faisant fi des 85¨% de refus du projet lors de l’enquête publique, le déni écologique, au détriment de l’écosystème et du patrimoine sylvestre, le déni de droit à la sérénité pastorale , le déni archéologique et historique, voici le déni économique.
Décidément « Notre argent » ne « leur » coûte pas cher » ! Et puis ce n’est pas comme si quinze pour cent de la population française, vivait sous le seuil de pauvreté. Au diable l’avarice ! … et les avaricieux ? (aurait ajouté Molière)