Soumis par Rédaction régionale le mer, 06/09/2017 - 23:07

Queues interminables aux stations-service, supermarchés en rupture de stock: les habitants de Miami se précipitaient mercredi pour faire des provisions à l'approche du puissant ouragan Irma qui devrait frapper la côte en fin de semaine.
Dans le nord de la ville, des policiers étaient en faction dans un supermarché pour éviter que les clients frustrés n'en arrivent aux mains.
Ils étaient nombreux à repartir avec le caddie rempli d'eau minérale, pain et autres produits de première nécessité.
"J'ai seulement acheté de l'eau, des glaçons et quelques produits secs. On a un générateur et on se prépare un peu", explique à l'AFP Cecily Robinson, à la sortie d'un petit supermarché.
Très vite le supermarché s'est retrouvé à court d'eau en bouteille.
"J'ai survécu à l'ouragan Andrew à Miami, l'ouragan Katrina, l'ouragan Wilma. Et j'ai foi en Dieu et je me prépare comme il le faut mais je ne suis pas inquiète," ajoute Mme Robinson.
Mais l'appel de la mairie à faire trois jours de provisions en eau et en nourriture a rapidement provoqué une pénurie.
"C'est vraiment difficile cette fois-ci, je n'ai pas d'eau, je n'ai rien, pas de pain, tout...les gens sont fous, c'est vraiment difficile," affirme Evelyn Olmedo.
Dans les Keys, l'archipel du sud de l'Etat, les habitants stockaient des noix de coco faute d'avoir pu acheter de l'eau, selon les images d'une télévision locale.
Dans les magasins de bricolage, les habitants se sont rués sur les plaques de bois avec lesquelles ils ont calfeutré portes et fenêtres.
Dans les stations-services, des milliers d'automobilistes qui avaient choisi de quitter la zone, ont patienté jusqu'à plusieurs heures pour faire le plein de carburant.

- Etat d'urgence -
L'ouragan de catégorie 5, la plus élevée dans la classification de ces phénomènes a provoqué mercredi d'importants dégâts matériels dans les îles française de Saint-Barthélemy et franco-néerlandaise de Saint-Martin. Avec des rafales de vent à 280 km/h Irma, qualifié de "potentiellement catastrophique" par le Centre américain des ouragans (NHC) menace désormais Porto Rico, Haïti et la Floride.
Il arrive seulement quelques semaines après Harvey, qui avait frappé le Texas et la Louisiane.
Le maire de Miami, Carlos Gimenez, n'a pas pour l'instant ordonné l'évacuation des zones côtières densément peuplées, notamment la station balnéaire de South Beach, prisée des touristes pour ses bars, restaurants et boîtes de nuit.
Irma, qui n'est pas attendu avant samedi "a ralenti un peu" sa progression vers la côte atlantique, a-t-il expliqué.
"Demain (jeudi) matin, nous aurons une image plus claire de ce qu'il va faire", a-t-il ajouté.
La mairie a toutefois mis en place quatre centres d'accueil dans les zones à risques, d'une capacité de 8.000 personnes.
Le gouverneur de Floride, Rick Scott, a décrété l'Etat d'urgence sur tout le territoire et rappelé un millier de militaires de la Garde nationale. Les 6.000 restant doivent se présenter à l'appel avant vendredi matin.
La Floride "se prépare pour s'assurer que les familles sont en sécurité", a affirmé M. Scott, assurant qu'Irma était "plus gros, plus rapide et plus fort que l'ouragan Andrew", qui avait dévasté la Floride en août 1992.
"Nous savons que nous sommes dans une zone dangereuse, nous devons donc nous préparer au pire et prier pour le meilleur", a pour sa part affirmé le sénateur de Floride Marco Rubio.
AFP

Ajouter un commentaire

(If you're a human, don't change the following field)
Your first name.
(If you're a human, don't change the following field)
Your first name.
(If you're a human, don't change the following field)
Your first name.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.