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Hôpital : une cérémonie des voeux sous tension sociale

Santé

La cérémonie des voeux du centre hospitalier Coeur de Corrèze s’est déroulée hier après-midi dans une ambiance tendue. Le personnel a exprimé son ras-le-bol sur les conditions de travail, les problémes de stationnement ont été évoqués.

Panneaux revendicatifs alignés contre les fenêtres, drapeaux aux couleurs syndicales, inscriptions «soignants en colère» au dos des blouses blanches... La cérémonie des voeux de l’hôpital de Tulle s’est déroulée sous tension sociale hier après-midi et fut précédée par une petite manifestation devant l'entrée de l’hôpital. Du jamais vu ! L'événement annuel et très traditionnel a réuni plus de monde que d’habitude au dernier étage du bâtiment. Et ce n’est sans doute pas les remises de médailles, les discours des personnalités locales ou le partage de la galette des rois qui a attiré les agents... Le projet avorté de la création d’un parking à la Gibrande, la gestion du chantier du CH de Cornil avec une rampe d’accès qui aurait été construite sans autorisation de travaux, et plus largement un ras-le-bol sur les conditions de travail, sont dans les esprits.

"Sérénité et dialogue"

Avant de commencer les discours habituels, Pascal Mokzan a demandé un peu de «sérénité» afin que le déroulement de la cérémonie ne soit pas trop bousculé. Très calme, le directeur de l’hôpital a éludé les dossiers brûlants dans son intervention pour se focaliser sur l’activité de l’établissement en 2018 et son avenir en 2019. Il a rendu hommage au travail des personnels, souligné l’augmentation de l’activité des urgences, de l’hospitalisation à domicile qui passe à l’accueil de 82 (voire 90 parfois) patients par jour, il a relevé les efforts budgétaires, invité à poursuivre la réflexion sur le bien-être au travail mais aussi l’informatisation des services, à renforcer les liens avec le CH de Cornil etc.
Il a fallu attendre l’intervention de Bernard Combes pour aborder les sujets qui fâchent. D’abord, le président du conseil de surveillance n’a pas voulu que soit signé le dernier CEPOM avec l’ARS, relevant «des dangers pour l’Unité de soins intensifs polyvalents». Il a ensuite a mis les pieds dans le plat en évoquant les problèmes récurrents de stationnement pour le personnel (qui refuse de payer pour aller travailler). «Il y a eu un échec sur la Gibrande, on trouvera une solution avec Tulle agglo. Mais on ne peut régler le problème de parking d’un claquement de doigt, surtout dans un endroit contraint comme le nôtre». L’édile appelle «au dialogue et à la transparence. Ils faut que les gens se parlent». Il a encouragé le directeur de l’hôpital à s’exprimer sur les dossiers épineux.

"Notre corps de métier c'est soigner, pas de faire des parkings"

Un message entendu puisque Pascal Mokzan a enfin accepté de répondre à la presse en fin de cérémonie. «Nous avons acquis La Gibrande auprès de Corrèze Habitat pour une somme de 10.000 euros. Nous avons l’obligation de réaliser 120 places, c’est ce que nous allons faire ! Je vais passer par le groupement hospitalier du territoire où il y a des ingénieurs et spécialistes. Une consultation va être lancée pour avoir un avis technique complémentaire. Selon des retours de bureaux d’études, on serait sur un budget de 200.000 euros. Aller sur un parking à 500.000 euros, c’est non !» affirme le directeur qui fait son mea culpa sur la gestion du chantier. «Notre corps de métier, c’est soigner avant tout, ce n’est pas de faire des parkings», justifie Pascal Mokzan, plaidant l’inexpérience également pour le Centre Hospitalier de Cornil. «Nous avons fait appel à un architecte, un bureau d’étude spécialisé qui va conduire les opérations. L’objectif, c’est de rendre l’édifice praticable. Des tests de plaques seront réalisés pour un coût non exorbitant, ils permettront de conforter la rampe d’accès». L’attribution des marchés publics est jugée «douteuse» par les syndicats. «Nous avons un trésorier qui contrôle nos factures», se défend le directeur. «Certes il y a des empressements, des réalités quotidiennes, des pressions fortes, nous sommes obligés de réagir très vite», ajoute-t-il en évoquant la demande pressante des syndicats pour avoir un parking. «Devant des contextes particuliers de facturations, de tarifications, il a fallu trouver des solutions rapides et peut-être pas idéales», reconnaît-il. Concernant le dialogue social, il met en avant les réunions mensuelles qu’il a tenu avec les organisations syndicales «pour aborder tous les sujets en amont».

Les blouses ont le blues !

Un mouvement spontané du personnel soignant a eu lieu hier après-midi, soutenu par la CFDT, CGT, FO et SUD. Une manifestation s’est déroulée en amont de la cérémonie des voeux. Après les discours des élus et de la direction, un groupe d’aide-soignantes a pris la parole pour exprimer le malaise sur l’organisation du temps de travail. Les agents pointent le logiciel Chronotime «qui ne leur permet pas de disposer de leurs compteurs d’heures, ainsi que de leurs plannings à l’année. Les demandes de congès ne sont pas prises en compte, les heures supplémentaires sont cumulées et non récupérées». Les équipes sont «épuisées», la hausse des arrêts maladie le prouve. Le personnel en colère demande des effectifs pour travailler dans de bonnes conditions. La question du stationnement est également sur la table.

Karène Bellina

Voir aussi : http://l-echo.info/article/tulle/2019-01-13/voeux-sur-fond-vagues-hopita...

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