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Leçons d’hier et d’aujourd’hui

Politique

L’ancien Président de la République François Hollande était de passage en Corrèze ce week-end. Il a réservé à sa ville de cœur, Tulle la première séance de dédicaces de son ouvrage «Les leçons du pouvoir».

Un petit tour au marché de la gare puis celui du quai Baluze en matinée et l’après-midi, une longue séance de dédicaces à la librairie Trarieux,  une visite à Chabrignac... François Hollande a renoué avec ses racines corréziennes et tullistes le temps d’un week-end qui couronnait un long marathon médiatique entamé à l’occasion de la sortie de l’ouvrage en forme de bilan politique «Les Leçons du pouvoir» (Ed Stock).
L’ancien maire de Tulle, député et président du Conseil général de la Corrèze était de retour sur ses terres d’élection et d’affection.
Pour sa première séance de dédicaces à Tulle, environ 300 personnes ont attendu parfois plus de deux heures pour avoir leur livre dédicacé par l’ancien chef de l’Etat. Les 255 exemplaires commandés par le libraire Jean-Baptiste Combe n’auront pas suffi et un réassort d’une cinquantaine d’unités est venu nourrir cette séance spéciale.
«Je ne comprends pas que les gens puissent être aussi méchants avec lui. Il a fait ce qu’il a pu» expliquait Jocelyne à la sortie de la dédicace. La plupart des acheteurs étaient là par amitié et fidélité à l’homme plus qu’au politique.
La syrie dans le viseur
Lors des interviews, il fut surtout question de la Syrie et des frappes menées contre le régime de Bachar Al-Assad.
«Les frappes étaient justifiées parce que le régime de Bachar Al-Assad avait manqué à toutes ses responsabilités et même à ses devoirs les plus humanitaires. Il a utilisé une nouvelle fois l’arme chimique. Il fallait qu’il y ait une réaction. Moi même en 2013, je l’avais demandée et j’était prêt à la mener lorsqu’il a été préféré une voie diplomatique pour que les stocks chimiques puissent être détruits. La preuve est maintenant établie que ces armes chimiques n’avaient pas été en totalité détruites et pire même ,qu’elles ont été utilisées la semaine dernière. Et c’était déjà une récidive» a commenté François Hollande sur cette intervention faite en dehors d’une résolution de l’ONU. Elle sera aujourd’hui à l’ordre du jour des parlementaires français. Ils débattront sans voter, à partir de 17h de l’opération militaire menée par Paris, Londres et Washington contre des sites  syriens. L’ancien chef d’Etat a également souligné qu’une solution politique était nécessaire  pour mettre fin au conflit syrien : «Qui pourrait
comprendre aujourd’hui qu’après ce qui s’est produit en Syrie depuis 2011 et l’utilisation systématique d’armes chimiques et des sacrifices demandés au peuple syrien, des massacres dont il a été hélas l’objet, comment pourrait-on comprendre que Bachar Al-Assad  est l’avenir de la Syrie. Au delà de ses frappes, la question de son maintien est toujours posée. C’est la négociation qui doit permettre d’en terminer avec ce régime abominable».
François Hollande est revenu sur la prérogative «très importante» accordée au président de la République «qui est de faire que le chef d’Etat puisse intervenir notamment par le recours à la force lorsqu'il y a un manquement au droit international. Il aurait été préférable que le Conseil de sécurité donne un mandat mais chacun sait que la Russie bloque le Conseil de sécurité. Dès lors il n’y avait pas d’autre voie».

Serge Hulpusch

Commentaires

Il y a des fois, il vaut mieux s'abstenir de tout commentaire, pour n'offrir que le mépris aux lâches.

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