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Face à face avec des portraits

Exposition

Fondé en 1893 et installé dans le cloître de l’ancienne abbaye Saint-Martin depuis 1928, le musée du Cloître est né d’un rassemblement de plusieurs collections, à l’initiative d’érudits locaux, désireux de rassembler des objets et œuvres d’art témoignages de l’histoire de la ville et regroupés au sein d’une société savante, la Société des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze (SLASC).
Au gré des dons ou achats, les collections se sont enrichies et couvrent aujourd’hui des domaines de connaissances différents : ainsi des peintures, des dessins, des gravures côtoient des collections archéologiques, du mobilier et des éléments de décors religieux, des collections de
dentelles en poinct de Tulle ou encore des objets d’arts et traditions populaires. Dans un bâtiment à la surface trop réduite pour déployer un parcours permanent, le musée privilégie, depuis 2011, sous la houlette de Karine Lhomme, attachée de conservation, une présentation par roulement de ses collections, sous forme d’expositions temporaires.  En 2015,  l’exposition «Nature en peintures» qui répondait à la volonté d’accompagner le travail de récolement donnait à voir une sélection d’œuvres habituellement non exposées.
La nouvelle exposition «Regarde - moi ! Face à face avec les portraits du musée» regroupe des peintures, dessins et sculptures, du XVIe au XXe siècle. «Ce sont vingt cinq œuvres de nos collections, pas ou peu présentées dans le musée à un moment où il y avait beaucoup de choses accrochées dans le musée et donc par forcément bien vues par le public» explique Karine Lhomme.
«L’exposition qui s’intitule «Regarde - moi !» est un peu une provocation pour aller titiller les visiteurs et leur dire, observez ces tableaux et laissez vous accrocher par un vêtement, un regard et rentrez dans le tableau et allez découvrir qui est ce personnage, pourquoi il a été représenté comme ça, son histoire, son lien avec la ville, avec le musée. C’est un face à face réel avec les œuvres, mais aussi virtuel puisque l’on a souhaité accompagner l’exposition par une mise en ligne des données sur le site internet de la ville qui fait ensuite le lien vers la base nationale Joconde qui est la base nationale des Musées de France» détaille Karine Lhomme.
Le parcours, non chronologique débute au rez-de chaussée, par le portrait d’Emile Fage, peint par Cécile et Marie Deliens. «Un hommage au fondateur à la fois de la Société des Lettres et du musée. Cette œuvre est vraiment dans la catégorie des portraits à une période où les bourgeois se font représenter. Ce portrait là a une sensibilité et cette humanité dans la manière où elles ont fait poser le personnage, complètement de face qui offre son regard franc au spectateur. Elles ont vraiment souligné la personnalité de cet homme»  commente-t’elle.
Le deuxième portrait exposé au rez-de-chaussée est le portrait le plus ancien, il s’agit du portrait de Marie Stuart. «C’est un petit panneau, peinture à l’huile sur bois attribué à Jean Decourt. C’est un type  de peinture caractéristique de la Renaissance à un moment où les portraits circulent, voyagent en fonction de la cour et on a la chance d’avoir ce portrait là qui est l’œuvre d’un portraitiste de la cour. C’est le peintre officiel  de Marie Stuart à partir de 1562. Il nous livre un très portait avec un rendu très minutieux, en particulier de sa fraise en dentelle. Cela laisse voir le rang du sujet qui est représenté» éclaire la responsable des musées. Trois autres portraits sont présentés, un  portrait de Madame de Pompadour en Diane, un portrait du cardinal de Richelieu et un portrait d’Etienne Baluze, savant, historie, bibliothécaire de Colbert, originaire de Tulle.  «C’est une œuvre anonyme. Une représentation assez codifiée, en costume de clerc. Ce qui est rendu, c’est un pan de sa personnalité qui est ce caractère assez enjoué que nous décrivent beaucoup de ces contemporains» détaille Karine Lhomme.
Au premier étage, (salle rouge) se trouvent six portraits de Gaston Vuillier dont un autoportrait. La grande salle accueille douze  œuvres dont un portrait de Marcelle Tinayre (huile sur toile) qui a bénéficié d’une restauration et d’un encadrement grâce au soutien de l’association du musée du Cloître et du Vieux Tulle. On remarquera les portraits de personnalités marquantes de l’histoire de Tulle, le Chanoine Roux, Gustave Clément-Simon et son épouse.
L’exposition «Regarde - moi !» présentée jusqu’au 29 août s’accompagne de multiples activités pour les adultes (visites guidées, visite découverte, visites de groupe), pour les familles avec l’aménagement d’un coin ludique pour lire et créer avec le soutien de la médiathèque, un livret jeu, des visites et une chasse au trésor le jeudi 28 juillet à 15h. Les scolaires ne sont pas oubliés, des visites pédagogiques seront organisées pour les écoles primaires, collèges et lycées.

Musée du Cloître, place Mgr Berteaud : Exposition «Regarde - moi !» jusqu’au 29 août. Entrée libre. Ouvert tous les jours et le 1er et 3ème dimanche de chaque mois, du 1er novembre au 30 avril de 13h à 18h, du 1er mai au 31 octobre : de 10h à 13h et 14h à 18h30. Fermeture hebdomadaire le mardi. 

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