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Le CAB s’est relevé pour s’élever

Dans une chaleur étouffante et un stade Amédée Domenech chauffé à blanc, le CAB est parvenu à prendre le meilleur sur le FC

Grenoble pour lui ravir sa place dans l’élite. Après un début de période fébrile entaché de multiples fautes, ravivant un temps les mauvais souvenirs de la finale paloise, les Coujoux ont réagi pour s’imposer 28 à 22.

Pour le match de la dernière chance, le CAB avait juré qu’on ne le reprendrait pas à deux fois après l’énorme déception la finale perdue à Pau.

Dans un stadium aussi plein que chauffé à blanc, les Corréziens ne pouvaient tout simplement pas se permettre d’imprimer une défaite sur cette pelouse qui va bientôt faire peau neuve. Le pré d’Amédée Domenech aura donc connu un sans faute cette saison. On ne pouvait espérer meilleur hommage à une pelouse qui en a vu d’autres.

Et pourtant, sous une chaleur accablante beaucoup trop de déchets venaient perturber le jeu briviste en début de rencontre. Touches non trouvées et fautes au sol s’accumulaient et c’est logiquement l’ancien chouchou de cette même antre qui ouvrait le score. Et si dans l’affrontement des packs tant redoutés, Brive remportait les premiers duels, Thomas Laranjeira, lui, ne parvenait pas à ajuster la mire.

Se nourissant des erreurs corréziennes, Grenoble menait rapidement 6 à rien. Et dans ce match à la vie à la mort, Gaëtan Germain était même tout prêt d’enfoncer le clou. L’arbitrage vidéo révélait alors un en-avant du demi de mêlée grenoblois sur le lancement de l’action qui permettait aux Brivistes de rester à flots.

Passés cette entrée en matière peu convaincante, les Corréziens répliquaient au courage avec, en tête de proue, son capitaine Saïd Hirèche. Cassant les lignes pour trouver en relais un François Da Ros peu coutumier des folles courses dans les défenses, c’est finalement Thomas Laranjeira qui plongeait dans l’en-but. Mais victime d’une faute au sol au moment d’aplatir, M.Tarinini ne tergiversait pas et accordait l’essai de pénalité.

Le CAB prenait les commandes pour la première fois de la partie. Mais l’éclaircie était de courte durée. Le deuxième ligne Peet Marais se rendait coupable d’un plaquage haut qui lui valait logiquement 10 minutes au frais. Et si derrière, Gaëtan Germain connaissait son premier échec, une nouvelle faute des Corréziens lui offrait une autre chance à 22 mètres face aux perches. Soit l’équivalent d’un pénalty sans gardien pour l’ancien canonnier briviste.

La stratégie du CAB de remplacer alors l’intégralité de sa première ligne ne se révélait pas payante. Pénalisé pour la première fois de la partie, le pack briviste offrait une nouvelle munition à l’arrière grenoblois qu’ il ne se privait pas de convertir. ( 7-12, 32e).

Alors que tout indiquait que le premier acte aller virer à l’avantage des Isérois, Fa’aso’o sonnait la charge autant que la révolte dans la défense grenobloise.

Dans l’enchaînement Laranjeira lançait une attaque d’école pour trouver Galala au ras qui adressait la passe de plus à Romanet qui s’effondrait dans l’en-but. Au meilleur moment et en infériorité numérique, Brive reprenait la tête pour ébranler les certitudes d’un pensionnaire du Top 14 en sursis.

La blessure de Mignardi, entré en jeu à la mi-temps pour son 200e match sous les couleurs brivistes, jetait un froid dans la fournaise du Stadium. Mais ce fait de match avait pour double conséquences de remanier les lignes arrières autant que de resserrer les troupes. A la faveur d’un turn-over, les Corréziens enchaînaient alors une série de pick and go que Marquez venait conclure en plongeant entre les perches (21-12, 44e). Ce tournant du match en appelait un autre. Alors que les avants grenoblois mettaient aux supplices les Corréziens sur une succession de pénaltouches, après trois tentatives, le groupé-pénétrant s’écroulait en terre promise. Une fois encore la vidéo sauvait les Brivistes (54e).

Alors que Scholes puis Muller ou encore Jurand étaient tout proche c’est finalement Giorgadze qui portait l’estocade à la 75e. (21-15)

Plus rien ne pouvait arriver aux Brivistes.

Au courage, à l’envie mais aussi à la colère, le CAB a su surmonter la frustration de son échec en finale pour retrouver le Top 14, un an après l’avoir quitté. Encore !

Privés de leur fête il y a une semaine, les supporters ont a peine attendu le coup de sifflet final pour rejoindre leurs héros et enfin débuter les festivités.

Mathieu Andreau

 

Légende photo: Brive s’est nourri de sa colère et de sa frustration pour renverser Grenoble (S.Parisot)

 

Fiche technique

Mi-temps : 14 - 12

CAB : 28

4 essais de pénalité (20e), Romanet (35e), Marquez (44e), Gorgadze (75e) ; 3 transformations Laranjeira (36e) Olding (45e, 77e).

Exclusions temporaires : P.Marais (24e), Bekoshvili (50e)

 

Grenoble : 22

1 essai Guillemin (80 +2e), 1 transformation de Pourteau (83e), 5 pénalités de Germain (4e,14e, 28e, 32e, 65e).

Exclusion temporaire : Gigashvili (50e)