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Un château de la Renaissance construit sur de l’ancien

Château de Sainte-Feyre

Les propriétaires du château de Sainte-Feyre ouvrent les portes de leur demeure pour satisfaire les amateurs d’arts et d’histoires et proposent plusieurs visites guidées jusqu’au 15 août et lors des journées du patrimoine.

Vers 1758, le marquis de Sainte-Feyre, François Mérigot lance la reconstruction du château, par amour pour son épouse, jeune corrézienne fille du marquis corrézien de Soudeille.
Odile Doret, châtelaine habitant le domaine depuis 4 ans, accueille volontiers les visiteurs pour leur faire connaître l’histoire de son lieu de vie. C’est l’architecte Joseph Brousseau, jeune diplômé à l’époque, qui est choisi par le marquis pour réaliser les rénovations. « Il a un style particulier, on re-trouve toujours dans ses constructions, une avancée de la partie centrale, un triangle en partie supérieure frontale et toujours un bandeau pour souligner chaque étages ».
Les travaux se prolongent jusqu’en 1762, l’architecte est concentré sur une symétrie parfaite et un design d’époque Louis XIV, il relève le défi peu commun de faire du neuf avec de l’ancien puisque l’édifice existait au Moyen Age au XIIIe et XIVe siècle. « Il travaillait parfois avec son frère, tous les deux étaient réputés pour faire du neuf avec du vieux ». C’était une petite forteresse qui offrait la possibilité de contenir 1.000 hommes armés et disposait de 4 tours carrés pour observés les alentours « c’était un point stratégique à l’époque des châteaux forts, car on pouvait voir de loin ».
Sur la façade avant, il existait des armoiries qui ne sont plus visibles depuis la révolution, le marquis les ayant fait effacer par crainte de perdre sa tête. Sur la propriété, les châtelains ont également découvert des vestiges gallo-romains. L’étage inférieur réserve son lot d’espace voûté moyenâgeux où l’on peut même apercevoir une entrée de souterrain. C’était un endroit aimé de tous, même dans les années 1900. Après la Seconde Guerre mondiale, le deuxième étage fut réquisitionné pour héberger des familles et en 1992 des gens y vivaient encore « beaucoup d’enfants venaient s’amuser dans le château et son parc. Les hommes de plus de 65 ans vivant à Sainte-Feyre y ont tous joué ».
Ce lieu, apprécié des seigneurs du passé, s’enrichit des talents de décoration de ses propriétaires qui continuent à rénover et entretenir chaque pièce, toutes conçues avec de la brique et du granit blanc,  « On a même retrouvé des pierres signées par des maîtres artisans ». Les récents propriétaires ont dû effectuer des travaux d’assainissements pour que les murs perdent de leur humidité.
Lorsque l’on entre au premier étage, la petite pièce d’entrée contient une surprise avec un oratoire d’origine qui n’a pas été touché, des lustres magnifiques et des plafonds repeints aux goûts des nouveaux propriétaires. Dans le salon, le plafond a été gravé de manière à honorer la chasse, l’art, la musique et la guerre .
Dans la salle à manger, les dalles de granit sont de forme hexagonale et l’on peut voir « un coquillage incrusté dans la pierre le long d’un mur qui représente symboliquement l’amour ». Lorsque l’on pénètre dans la cuisine, on retrou-ve l’ambiance moyenâgeuse avec une grande cheminée, un four incrusté et des crochets en fer utilisées pour pendre la nourriture. Les chambres sont également spacieuses et luxueuses avec des grands lits et des couleurs vivantes, celle de la marquise est même encore décorée de ses boiseries d’origines « par chance, c’est un château qui n’a pas trop été vandalisé».
La visite s’achève dans le hall principal de la face sud du château, où se trouve un grand escalier qui tient avec une voûte et possède une rampe en fer mais pas d’origine : les châtelains ont effectué de longues recherches et fini par trouvé une ancienne photo de la rampe en fer forgé que les visiteurs peuvent regarder. Ils ont également la possibilité de repartir avec quelques sachets et brins de lavande, des petits pots de confitures locales et des livres historiques.

Visites guidées de 14h30 à 16h jusqu’au 15 août et à l’occasion des journées du patrimoine, les 21 et 22 septembre. Tarifs : 6,50 € par adulte et 3,50 € par enfants de moins de 10 ans.