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Confiance renouvelée au président Jean-Luc Léger

Communauté de communes Creuse Grand Sud

Se tenait mercredi soir à Saint-Marc-à-Frongier le premier conseil communautaire de Creuse Grand Sud après la mort du directeur général des services Jean-Sébastien Combe-Maës dont Renée Nicoux a salué la mémoire (voir par ailleurs) et pour lequel une minute de silence a été observée. L’argent, nerf de la guerre, et les difficultés financières d’où une salle bien remplie avec notamment des membres du collectif des contribuables en colère, ont repris le dessus.
Un vote de confiance
C’est dans ce contexte qu’il y a un  an jour pour jour Jean-Luc Léger succédait à Michel Moine à la présidence de l'intercommunalité. Il avait annoncé qu’il remettrait son mandat en jeu un an plus tard. Ce qu’il a fait, mercredi. Les élus louent le travail effectué par son équipe... Gérard Chabert ne souhaite pas ce vote de confiance : «Vous avez été élu pour trois ans, ce n’est pas moi qui vais vous dire de vous en aller». Pour Serge Durand, «les actions vont dans le bon sens». Pierrette Legros, maire de Saint-Avit-de-Tardes est moins catégorique, «il y a eu des avancées mais les dérives budgétaires de la com-com ne s'épongeront pas s'il n'y a pas de mesures plus énergiques. Ce n’est pas le moment de traiter ce point là». «Je n’ai qu’une parole», assure Jean-Luc Léger. Isabelle Pisani d’Aubusson souhaite que Jean-Luc Léger reste mais lui demande s’il a encore le courage de le faire ? «Pas à n'importe quelles conditions», rétorque Jean-Luc Léger. Il admet ne pas avoir été au bout des choses en attendant une avance remboursable qui ne viendra peut-être jamais. Il annonce des choix douloureux à faire.
A bulletins secrets, les élus lui votent la confiance avec 35 oui, 6 blancs, 2 nuls et deux qui n’ont pas pris part au vote. C’est plus que l’an dernier.
La volonté de Jean-Luc Léger est toujours de ne pas augmenter les impôts, il est d’accord avec les affiches préparées par le collectif des contribuables en colère mais sans le reversement complet du FPIC et des attributions de compensation à la com-com par les communes ce qu’il regrette, des choix devront être réalisés, a-t-il martelé. Un travail devra être fait sur les compétences, les associations ne seront peut-être plus subventionnées à la même hauteur. C’est déjà le cas par exemple de l’EPIC tourisme et de Clé de contacts qui ont perdu 20.000 euros chacun.
Un point sur la situation financière est fait même si cela parait complexe. Toutes les factures n’ont pu être honorées et ne le seront peut-être pas. Quant à savoir s’il y aura un déficit et de combien il sera, c’est difficile à dire. Jean-Luc Léger fera un point avec la Chambre régionale des comptes sur différents éléments. Il essaiera d’évoquer également Creuse Grand Sud avec le président de la République mardi prochain lors de la rencontre prévue à l’Elysée sur GM&S Industry et plus largement l’avenir du territoire.
Gérard Chabert, dans un long discours, a indiqué vouloir aller en justice contre l’ancien président pour ses décisions «absurdes» concernant par exemple le camping d’Aubusson, la friche Sallandrouze...
Les élus veulent essayer d’y croire notamment avec la mise en place d’un conseil de développement pour permettre aux habitants de s'impliquer mais parfois il y a des choses qui surprennent et qui ne vont pas vraiment dans le sens de  l'intérêt communautaire. Comme cette demande de vote à bulletin secret pour une suppléance au sein du syndicat mixte de la cité de la tapisserie demandée par Bernard Pradelle... où les élus ont dû voter deux fois. Heureusement, la plupart des contribuables était partie.

Hommage à J.-S. Combe-Maës
Renée Nicoux a bien connu Jean-Sébastien Combe-Maës, c’est elle qui avait embauché ce fonctionnaire «brillant» comme le qualifie ses proches à Felletin. Très vite, sa réputation a dépassé Felletin et Michel Moine l’a embauché à la communauté de communes Creuse Grand Sud et Aubusson. Elle est revenue sur l’homme, sur sa descente aux enfers et son terrible suicide.
Comme Marie-Claude Guyonnet la veille lors du conseil municipal d’Aubusson qui a brandi des documents  de la famille affirmant que le président était bien au courant de la situation financière de la com-com dès 2014 avec un courrier du préfet indiquant qu'elle était dans le réseau d’alerte, Renée Nicoux a affirmé que les élus ne pouvaient ignorer la situation, tout était inscrit dans les documents comptables. «S’il y a des responsables, c’est la justice qui doit le dire», pour Renée Nicoux, il était important de saluer sa mémoire.
Motions
A la fin de la soirée, les élus, à l'unanimité «compte-tenu des difficultés plurielles de la communauté de communes, ont exprimé leur soutien à tous les agents de Creuse Grand Sud et reconnaissent la qualité du travail qu’ils accomplissent dans des conditions difficiles». Une motion de soutien aux salariés de l’ex usine GM&S Industry a également été votée à l’unanimité.

 

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