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Un nouveau schéma pour le maintien de l’ordre

CNEFG

On a rarement vu en Dordogne autant de généraux et de colonels réunis en un même lieu. Il faut dire que les 50 ans du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (Cnefg) est un événement méritant les honneurs.

Le Cnefg à Saint-Astier est une institution vieille maintenant d’un demi-siècle, et tous les gendarmes en activité aujourd’hui, du nouvel entrant au général, y ont effectué un séjour.
Que ce soit pour des formations continues, du maintien de l’ordre, des plongées dans de nouveaux équipements, le Cnefg dispense de nombreux apprentissages indispensables dans la vie professionnelle d’un gendarme, et il est aussi ouvert aux forces de l’ordre étrangères, qui viennent y apprendre certaines des techniques développées en France. Pour ses 50 ans, il recevait donc de très nombreuses personnalités militaires, mais aussi civiles, dont le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d’état Laurent Nunez. Ils ont assisté à un exercice de maintien de l’ordre dans la ville reconstituée, se sont fait présenter les véhicules blindés avant que tout le monde ne se retrouve dans un hangar de formation, pour un petit discours du ministre suivi d’un buffet. C. Castaner s’est montré égal à lui-même, sans aucune remise en cause de son action malgré les très nombreux blessés occasionnés par les Lbd qu’il continue à défendre, et renvoyant, une fois de plus, la responsabilité des violences aux citoyens qui demandent juste plus de justice sociale et fiscale. Comme il n’a pas souhaité entendre ce que les Gilets jaunes de Dordogne avaient à lui dire, vous trouverez leur lettre ouverte ci-dessous. La seule annonce de cette visite a été la réflexion, engagée par le gouvernement, autour d’un nouveau schéma pour le maintien de l’ordre. Il s’est fait le chantre de la loi anti-casseurs, « outil nécessaire pour réagir » bien que notre arsenal juridique soit déjà bien fourni sur le sujet, s’en prenant une fois de plus aux manifestants paisibles du samedi en estimant que quand les forces de d’ordre étaient soumises à « des provocations, des violences, dont le seul objectif est de vous attein-dre », ceux qui manifestaient au même endroit étaient « de lâches complices silencieux qui laissent faire ». Mélanger casseurs et citoyens désespérés est un camouflet envers tous ceux qui n’ont que la rue pour s’exprimer puisque leurs votes sont confisqués par des hommes politiques appliquant un programme qu’ils avaient noyé sous des promesses démagogiques, et prouve surtout que le gouvernement, ne sachant comment calmer la légitime colère populaire, tente par tous les moyens, y compris les plus grotesques, de décrédibiliser le mouvement.

Les Gilets jaunes s’expriment
Voici les principaux points de la lettre qu’ils désiraient lire à C. Castaner.
« Monsieur Castaner, ministre de l’Intérieur, nous sommes des citoyens français. Nous manifestons maintenant depuis 18 semaines pour que la devise de notre République « Liberté, Egalité, Fraternité » soit respectée par ceux qui nous gouvernent. Nous ne sommes pas des terroristes, des voyous du grand banditisme. Et pourtant vous nous traitez comme tels. Vous avez un terrible bilan M. le minis-tre de l’Intérieur : une vieille dame morte à Marseille, 2 000 blessé.e.s, dont certain.e.s gravement, 18 éborgné.e.s, 5 mains arrachées. Tou.te.s ces français.e.s en garderont des traces à vie. 8 000 gardes-à-vue sans objet, 1 796 personnes condamnées à la chaîne et encore mille quatre cents comparutions en attente : jamais une telle violence policière, avec des armes aussi redoutables ne s'est exercée contre des manifestant.e.s, jamais un tel acharnement à piéger les manifestant.e.s d’une manière aussi violente n’a été mis en place. Vous avez eu justement l’indécence d’en faire une sorte de cours dans une école, schéma à l’appui. Et ne répondez pas qu’il s’agit de maintien de l’ordre ! Qui trompez-vous ? Vous laissez des policiers répan-dre leur haine « Bien fait pour sa gueule !» sans trouver à redire. De même, un ancien ministre déclarait qu’il fallait faire usage des armes à feu contre les gilets jaunes. Où est la violence dans ces cas là ? Que cherchez-vous à faire ? Quel climat social voulez-vous instaurer ? Vous nous direz certainement que votre président a mis en place le grand débat où l’on peut dire nos revendications et qu’il n’y a pas besoin de manifester pour cela. Nous vous répondrons, que « en même  temps », le président et son gouvernement, dont vous faites partie, avancent à marche forcée dans ses réfor-
mes ».

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