Fil info
07:50Boulazac : (VIDÉO) Boulazac reçoit… et cueille Monaco -> https://t.co/3WJaodJjdZ
23:35Trélissac : (VIDÉO) A 15 ans, Héléna est "inspirée" par la figure de Roger Ranoux, son grand-père -> https://t.co/JkFOSGhrXF
22:37Victoire à domicile des Panthères de Feu du face à sur le score de 31 à 23. Bravo ! En… https://t.co/amH0xhXydC
16:42RT : Il ne faut pas tout mélanger. On a essayé de nous entraîner sur la question de la grève et de la mobilisation. Ce n… https://t.co/BU5mLjKS99
16:37RT : La nouvelle saison du Hot Club commence par un retour aux sources du jazz avec l'orchestre "Mem’Ory" lundi… https://t.co/o6OUOkUN3N
16:35RT : Évidemment il est plus simple de dénoncer la galère des usagers que d'expliquer le pourquoi de l'application du dro… https://t.co/wytPkLcHTd
16:31RT : La réaction du de à démontre un durcissement de la réaction au mouvement… https://t.co/kMVzfWwLgQ
16:30RT : Édouard Philippe qui demande des “suites judiciaires” contre les grévistes de la SCNF.. quelle horreur ce gouvernem… https://t.co/uFgpB3LRET
16:29RT : . annonce des suites judiciaires contre les cheminots. La répression comme seul arme face à des chemino… https://t.co/H9jNtWeV9X
16:29 Qu'auraient-ils fait à la place du conducteur du train dans les Ardennes? Ils auraient trouvé la situa… https://t.co/jH2MqZrl5j
16:26RT : Ce gouvernement ne veut jamais rien négocier. Rien. Il enfume systématiquement sur « l’écoute », la « concertation … https://t.co/fte4awOJOw
15:40Périgueux : FO Dordogne durcit le ton : une grève pourrait se déclarer bientôt -> https://t.co/KZcQydTMex
10:52 si vs lisez l’histoire de Laurent, fauché par 1 chauffard à 12 ans... tjrs au à 39 an… https://t.co/mUr0Y0ztjS
10:41Périgueux : « Travailler dans une bibliothèque, ce serait le rêve » -> https://t.co/Om386ffkdU
08:48Marsac-sur-l'Isle : Dixième salon animalier du Périgord : coup d'envoi au parc des expo' ! -> https://t.co/p6CLIkLE08

En SEGPA, les coupes sombres ne passent pas

Une délégation a bien été reçue, hier, au Rectorat de Limoges par le secrétaire général de l’institution. Mais au sortir de cette audience, les représentants des SEGPA ne cachaient pas leur mécontentement.

«En résumé, nous devrons faire plus avec moins de moyens», résume Julien Tindilière, enseignant spécialisé à Châtelus-Malvaleix en Creuse et représentant du SNUIPP. Tout au plus nous a-t-on dit qu’on allait travailler sur le projet, que concernant les demi-postes de directeur de SEGPA (Section d'enseignement général et professionnel adapté) en Creuse, on allait regarder et que, à moyen terme, on ne nous supprimerait pas d’autres heures.»

Des réponses floues face à des revendications pourtant bien précises. «Nous demandons le retour de l’intégralité des 8 heures de dotation horaire supprimées, des directions complètes et un état des lieux partagé, détaille Fabrice Couegnas (Snuipp 23). Et en retour, on nous parle de choix budgétaires enveloppés dans un soi-disant projet pédagogique, justifiés par un état des lieux arithmétique.»

«Au Rectorat, ils nous disent qu’ils vont travailler sauf que les décisions sont déjà prises», résume Julien Tindilière. Cela fait en effet plusieurs mois que dans l’Académie de Limoges («la seule à faire ça en France», relève une enseignante), l’ensemble des classes de SEGPA auront des dotations horaires amputées à la rentrée prochaine. Une décision largement dénoncée au sein des équipes enseignantes pour qui ce sont justement ces heures-là qui permettent de travailler en petits groupes, donc d’être efficaces. Grâce aux précédentes mobilisations, deux heures hebdomadaires ont été rétablies assorties de deux heures supplémentaires. «Non seulement ça ne suffit pas mais en plus on sait très bien que les heures supplémentaires pourront être supprimées à la rentrée suivante», souligne un enseignant de Bellac.

L’incompréhension est d’autant plus grande que les SEGPA ont prouvé leur raison d’être. «Grâce au travail en atelier, on fait découvrir des métiers à des jeunes qui ont des difficultés avec l’abstraction. Là, ils peuvent manipuler. Ce n’est pas la même chose que découvrir un métier sur un écran.»

Bien décidés à ne pas laisser ces «gamins déjà fragilisés, être fragilisés encore plus», les enseignants de SEGPA de tout le Limousin se sont retrouvés hier devant les grilles du Rectorat. «Ici, il y a des gens de Bellac, Guéret, Brive, Tulle, Bourganeuf, La Souterraine, Châtelus-Malvaleix, Limoges, Saint-Junien. Mais en tout, nous ne sommes pas 80 enseignants dans l’Académie de Limoges : ça ne pèse peut-être pas lourd et c’est plus facile de s’en prendre à nous, de faire des économies sur notre dos et celui de ces enfants dont on sait que ce ne sont pas les parents qui vont se mobiliser», constate amèrement un manifestant.

Outre les restrictions horaires, les équipes de SEGPA remarquent qu’aux enfants «en difficulté grave et durable» qu’ils accueillent s’ajoutent maintenant de plus en plus d’élèves relevant du handicap et donc de structures spécialisées. «C’est le paradoxe. Non seulement on nous prive de moyens mais en plus on nous affecte des enfants inadaptés à nos structures», lâche un enseignant.

Jérôme Davoine

 

air max 90 essential blue