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En SEGPA, les coupes sombres ne passent pas

Une délégation a bien été reçue, hier, au Rectorat de Limoges par le secrétaire général de l’institution. Mais au sortir de cette audience, les représentants des SEGPA ne cachaient pas leur mécontentement.

«En résumé, nous devrons faire plus avec moins de moyens», résume Julien Tindilière, enseignant spécialisé à Châtelus-Malvaleix en Creuse et représentant du SNUIPP. Tout au plus nous a-t-on dit qu’on allait travailler sur le projet, que concernant les demi-postes de directeur de SEGPA (Section d'enseignement général et professionnel adapté) en Creuse, on allait regarder et que, à moyen terme, on ne nous supprimerait pas d’autres heures.»

Des réponses floues face à des revendications pourtant bien précises. «Nous demandons le retour de l’intégralité des 8 heures de dotation horaire supprimées, des directions complètes et un état des lieux partagé, détaille Fabrice Couegnas (Snuipp 23). Et en retour, on nous parle de choix budgétaires enveloppés dans un soi-disant projet pédagogique, justifiés par un état des lieux arithmétique.»

«Au Rectorat, ils nous disent qu’ils vont travailler sauf que les décisions sont déjà prises», résume Julien Tindilière. Cela fait en effet plusieurs mois que dans l’Académie de Limoges («la seule à faire ça en France», relève une enseignante), l’ensemble des classes de SEGPA auront des dotations horaires amputées à la rentrée prochaine. Une décision largement dénoncée au sein des équipes enseignantes pour qui ce sont justement ces heures-là qui permettent de travailler en petits groupes, donc d’être efficaces. Grâce aux précédentes mobilisations, deux heures hebdomadaires ont été rétablies assorties de deux heures supplémentaires. «Non seulement ça ne suffit pas mais en plus on sait très bien que les heures supplémentaires pourront être supprimées à la rentrée suivante», souligne un enseignant de Bellac.

L’incompréhension est d’autant plus grande que les SEGPA ont prouvé leur raison d’être. «Grâce au travail en atelier, on fait découvrir des métiers à des jeunes qui ont des difficultés avec l’abstraction. Là, ils peuvent manipuler. Ce n’est pas la même chose que découvrir un métier sur un écran.»

Bien décidés à ne pas laisser ces «gamins déjà fragilisés, être fragilisés encore plus», les enseignants de SEGPA de tout le Limousin se sont retrouvés hier devant les grilles du Rectorat. «Ici, il y a des gens de Bellac, Guéret, Brive, Tulle, Bourganeuf, La Souterraine, Châtelus-Malvaleix, Limoges, Saint-Junien. Mais en tout, nous ne sommes pas 80 enseignants dans l’Académie de Limoges : ça ne pèse peut-être pas lourd et c’est plus facile de s’en prendre à nous, de faire des économies sur notre dos et celui de ces enfants dont on sait que ce ne sont pas les parents qui vont se mobiliser», constate amèrement un manifestant.

Outre les restrictions horaires, les équipes de SEGPA remarquent qu’aux enfants «en difficulté grave et durable» qu’ils accueillent s’ajoutent maintenant de plus en plus d’élèves relevant du handicap et donc de structures spécialisées. «C’est le paradoxe. Non seulement on nous prive de moyens mais en plus on nous affecte des enfants inadaptés à nos structures», lâche un enseignant.

Jérôme Davoine

 

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