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"La Libération n’a pas eu lieu" pour les herboristes

Président de la Fédération française des paysans-herboristes et porte-parole du Syndicat des Simples, le Creusois Thierry Thévenin analyse les principaux axes du projet de proposition de loi du sénateur Joël Labbé, articulé autour du développement de la filière, la réglementation et les plantes médicinales dans le système de santé.

«Pas de statut véritable tant pour le métier d’herboriste que pour la plante médicinale, et une réglementation très complexe souvent plutôt adaptée à l’industrie. Notre difficulté est principalement d’ordre juridique. Parmi les 39 propositions publiées le 25 septembre dernier, il est notamment question de redonner une place à l’enseignement des plantes médicinales à travers la création de jardins botaniques dans les écoles, mais aussi de réinjecter ce savoir dans les facultés de médecine et de pharmacie.

Les cinq principales écoles privées d’herboristerie se sont déjà réunies en fédération en vue d’un tronc commun et d’une harmonisation des enseignements, certaines facultés de pharmacie sont en train de se structurer, quand notre fédération travaille déjà pour sa part avec notamment l’université Paris Descartes, qui souhaite développer une formation pour les conseillers en herboristerie en pharmacie. Nous attendons aussi beaucoup de la formation continue (que le Syndicat des Simples propose déjà aux producteurs). Les ponts existent entre tous ces gens là, et sur le terrain ça ne se passe pas mal. Aujourd’hui 100% des candidats à l’installation s’intéressent aux propriétés médicinales des plantes, qu’ils souhaitent vendre en direct.

Sortir de l’hypocrisie

Ce que nous attendons, c’est bien de sortir de l’hypocrisie car il ne s’agit pas de créer quelque chose mais de relégitimer une situation de fait -un patrimoine, le bon sens, une tradition, qui existent depuis toujours- après la suppression du statut d’herboriste par Pétain sous Vichy le 11 septembre 1941.

Le monopole de la vente des remèdes a été confié aux pharmaciens en 1777... Ce qui bloque aujourd’hui, ce sont les institutions : ministère de la Santé, conseils de l’Ordre des médecins et des pharmaciens, qui ne veulent pas enten-dre parler des herboristes alors que sur le terrain, praticiens et herboristes veulent travailler ensemble. Serait-il intolérable que des agriculteurs ou non titulaires d’un diplôme universitaire puissent gérer cet espace ? Les freins sont d’ordre idéologique, autour de «risques énormes que feraient peser les plantes sur les Français», ce qui montre l’ampleur de la méconnaissance du sujet de la part des autorités.

Une tisane peut se révéler efficace dans de nombreuses pathologies ce qui représente une économie pour le champ pharmaceutique et la sécurité sociale. Rappelons que le rejet des médicaments est une catastrophe pour l’environnement.

Souvent, une plante dans son entier est mieux tolérée par l’organisme qu’une molécule isolée tirée d’une plante. La copie par l’industrie pharmaceutique d’une molécule en synthèse permet un retour sur investissement conséquent, avec un brevet et des royalties. La pharmacie la privilégie donc dès que possible. En pharmacie, la vente de phytothérapie ou de plantes dont elle a le monopole comme le bleuet ou le plantain, est minime, avec une plus-value peu importante. On y privilégie donc davantage des formes pharmaceutiques plus élaborées présentant une meilleure rentabilité. En définitive, ce monopole qu’elle détient, la pharmacie ne l’exerce pas vraiment...».

 

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