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Mettre en œuvre la sobriété

«Préserver l’avenir de l’homme dans un environnement sain» : un combat au jour le jour pour France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine qui tenait vendrede son assemblée générale à Verneuil-sur-Vienne (87). Le moment d’évoquer des dossiers phare dont le SRADDET, le projet autoroutier payant entre Limoges et Poitiers et l’opposition au projet de barrage de Caussade et son corollaire, l’irrigation des cultures industrielles.

Une assemblée générale placée «sous le signe de la sobriété, que doit s’approprier concrètement la société dans son ensemble, sans laquelle on ne peut espérer atteindre les enjeux majeurs du climat et de la biodiversité» a rappelé en préambule le président de France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine, Michel Hortolan, dénonçant «les perversions d’une économie devenue «économisme» dévastateur pour une bonne gestion des ressources et le bien-être des populations». Fédérant la Sepanso Aquitaine, Poitou-Charentes Nature et Limousin Nature Environnement, la confédération régionale que ralliait à cette occasion un nouveau membre, l’association Cistude Nature, compte bien accueillir d’autres acteurs œuvrant dans le domaine de l’environnement à l’échelle de la région.

Au menu notamment des discussions, la préparation du SRADDET (schéma régional d’aménagement et de développement durable et d’égalité des territoires) conditionnant l’orientation des politiques publiques pour les années à venir. «Un travail de fourmis essentiel face à l’appétit dévorant des aménageurs rappelle Michel Galliot, président de Limousin Nature Environnement. Ce schéma va notamment contenir les trames vertes et bleues établies par les anciennes régions, soit les espaces particulièrement intéressants du point de vue biologique et corridors de liaison permettant aux espèces de se déplacer. Il est primordial qu’ils soient inscrits dans le schéma régional qui s’imposera ensuite aux plans locaux d’urbanisme. Ces 130 réunions nous ont permis de faire entendre notre voix pour amener de la responsabilité dans les projets d’aménagement. Ce qui n’excluera pas une vigilance de chaque instant. Il faut qu’on soit partout !».

Un axe majeur d’intérêt général auquel s’ajoute celui de l’eau, et notamment la problématique emblématique liée au barrage de Caussade, projet interdit et néanmoins construit au vu et au su de tous par des agriculteurs irriguants du Lot-et-Garonne, dans un climat de grande violence contre ses opposants. «Le même problème qu’à Sivens poursuit Michel Galliot et nous l’avons attaqué au tribunal administratif. L’Etat, qui a été ridiculisé dans cette affaire, a suivi. Ceci dit, les dégâts sont faits : les milieux sont détruits ! La construction du barrage a entraîné la destruction de quatre espèces végétales protégées dont la tulipe des bois, une tulipe sauvage et rare et d'une zone de vie du grand murin, une chauve-souris rare. Et une demande de construction similaire est en cours dans les Deux-Sèvres...».

Sujet emblématique dans le contexte du changement climatique, la question de l’irrigation agricole a été largement développée vendredi. «En Nouvelle-Aquitaine, première région agricole de France, c’est un sujet majeur car le territoire manque d’eau. Le Limousin, tête de bassin fournissant de l’eau sur une partie de ses départements, risque lui aussi à terme la pénurie en l’absence de nappes phréatiques. On l’a constaté à la fin de l’été dernier sur des rivières qui étaient vraiment très basses : on a très peu de ressources souterraines. Il faut donc absolument éprouver des cultures moins gourmandes en eau».

Autre problématique surgie en 2018 : le projet de liaison autoroutière concédée au privé entre Limoges et Poitiers, qui vient de prendre un coup d’accélérateur. «L’un des sujets emblématiques de notre lutte à venir prévient Michel Galliot. Pas de LGV et un renforcement du POLT et des gares desservies : l’autoroute, ce doit être la même chose car elle ne sert pas le territoire. Nous prendrons donc tous les moyens pour nous y opposer avec, en proposition, des aménagements sur certains points de cette route. Nous nous battrons pied à pied pour que les conséquences sur l’environnement soient minimisées». La confédération défend notamment l’idée de «dégâts compensés» : un périmè-tre de sol artificialisé égale une surface équivalente rendue à la nature... ailleurs. «Notre voix est souvent minoritaire. Cependant, nos actions sur le terrain, les marches sur le climat par exemple, ont donné du poids à nos arguments qui commencent à être repris par d’autres, dont des élus. Le discours du monde agricole en Limousin entre autres, n’est plus le même qu’il y a dix ans...».

Il en va ainsi de la «charte de bonne conduite» concrétisée en 2017 par le combat des associations, aujourd’hui globalement respectée par les arboriculteurs.

«Ils ont compris qu’ils avaient perdu le combat de la communication face aux consommateurs conclut Michel Galliot. L’objectif est de protéger les particuliers. On ne peut pas du jour au lendemain révolutionner toute une filière, mais ce sont des actions telles que les nôtres qui, à petits pas, font évoluer la société. Si nous n’avons pas la force d’une révolution, on obtient des évolutions».

 

Légende photo: Michel Hortolan, président de France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine, Michel Galliot, vice-président et président de Limousin Nature Environnement, Klaus Waldeck, vice-président et président de Poitou-Charentes Nature.