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Il nie les faits mais reste en prison, depuis près de 10 mois

 
Hier, l’appel contre le rejet de remise en liberté de Sylvain B., a été rejeté. Ce qui signifie que le jeune homme accusé d’avoir incendié des véhicules de gendarmerie en septembre 2017 (ce qu’il nie) reste en prison pendant que l’instruction de son  procès, dont on ne connaît pas la date, se poursuit.
Pour son avocat Raphaël Kempf, la remise en liberté de son client «après presque 10 mois d’incarcération» relève pourtant «de l’application de la loi où la liberté est un principe, la détention une exception et où la présomption d’innocence doit être respectée. Nous ne sommes même pas là pour savoir si Sylvain B. est coupable ou pas.» 
Pour les personnes réunies en soutien devant la tribunal, place d’Aine à Limoges, de la famille, des proches, des militants solidaires contre la détention provisoire ordonnée après une interpellation en avril dernier puis une mise examen, le refus d’une remise en liberté est incompréhensible. D’autant que, pour eux, les éléments présentés par les enquêteurs ne tiennent pas la route.
C’est après la destruction de cinq véhicules de gendarmerie, incendiés dans l’enceinte même de la caserne Jourdan à Limoges, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2017, que les soupçons des enquêteurs se sont portés sur le jeune homme actuellement incarcéré. «Avec pour preuve, une trace ADN qu’on nous dit relevée sur le portail extérieur de la caserne de gendarmerie, sachant que notre ami habite non loin de là, agrémentée d’écrits, notamment un mémoire universitaire rédigé il y a 10 ans et d’une participation à un mouvement militant en faveur des migrants, explique une personne présente, sachant que l’ADN en question a été frauduleusement prélevé.» Les soutiens de Sylvain B. précisent en effet que, selon «l’article 706-56, I alinéa 5 du code de procédure pénal, il est interdit d’obtenir l’ADN d’un individu sans son consentement, à moins qu’il n’ait été condamné pour des actes criminels, ce qui n’est pas le cas de S.»  
Sur le fond de l’affaire, Maître Raphaël Kempf conteste également l’accusation : «Ce que je vois, c’est que l’on a construit la figure d’un coupable idéal, en raison de ses opinions politiques à partir d’articles ou d’éléments qui démontrent une soi-disant radicalisation. C’est un dossier construit d’une manière politique.» L’avocat de Sylvain B. estime par ailleurs que la détention de son client a un dessein bien précis : «L’accusation veut qu’il formule des aveux.»
Malgré les assurances présentées par la défense devant le juge (de la promesse d’embauche à l’acceptation de se soumettre à un contrôle judiciaire voire de porter un bracelet électronique pour répondre  auxcraintes d’un risque de fuite formulé par l’avocat général lors de l’audience), la cour d’appel de Limoges a donc prononcé le maintien en détention. 
J.D

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