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« Il faut sauver le soldat Maxime »

Menacé d'expulsion par une décision de justice contre l'avis de la SAFER

Hier matin, une trentaine de personnes ont répondu à l’appel du Modef – la confédération syndicale agricole des exploitants familiaux – pour venir soutenir Maxime Wailliez, jeune agriculteur menacé d’expulsion par une décision de justice. Derrière le cas personnel, c’est aussi une certaine vision de l’agriculture qu’ils entendent défendre. À Vatan, dans la Champagne berrichonne, grenier à blé de l’hexagone, les terres sont rares et chères. Hier matin, à la ferme du petit Villepierre, une trentaine de personnes, militants syndicaux et communistes, sont venues soutenir Maxime Wailliez, jeune agriculteur qui élève des chèvres et produit son fromage, expulsé par la justice malgré l’autorisation de la SAFER de reprendre la ferme familiale. À l’initiative du soutien, le MODEF (Mouvement de défense des exploitants familiaux ou Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux) dont une quinzaine de militants avaient fait le déplacement depuis le Limousin et l’Allier.« Le rôle de notre syndicat est de défendre ce jeune installé, justifie Jean Mouzat, le président du syndicat d’exploitants. Il était impératif de venir secourir cette famille en détresse. Ce problème administratif n’est qu’un détail. On peut le régler à l’amiable sinon, on va rayer d’un trait une ferme qui propose une production locale de qualité et s’inscrit dans le schéma qui correspond à ce que veulent les consommateurs et le gouvernement. Il est légitime qu’un jeune agriculteur reste en place sur ces 12,5 ha. Sans ces hectares, Maxime ferme. La raison voudrait que les pouvoirs publics laissent la famille ici. Il faut une volonté politique affirmée pour garder ce jeune sur le territoire qui essaye de vivre de sa production, avec une haute exigence de qualité de la part des clients, sans attendre les subventions européennes. J’étais présent à l’Elysée en février quand Emmanuel Macron a reçu les jeunes agriculteurs. Quelques mois après son discours, on ferme cette exploitation en faisant fi du travail de Maxime et de ce qui a été fait. »Parmi les soutiens, des élus mais « aucun de Vatan », déplore le père de Maxime. D’autres comme Jacques Pallas, le maire de Saint-George-sur-Arnon, ont fait le déplacement. « Il faut revoir cette décision de justice car toutes les délégations SAFER ont donné leur accord pour le projet de Maxime. Ce jugement dévie du processus normal. »Touché par la mobilisation, Maxime Wailliez retrouve un peu le sourire. Aujourd’hui, la décision de justice est définitive. Il n’a pas porté l’affaire en cassation. « Maintenant, j’ai un délai de six mois pour trouver une solution : soit rester ici si le céréalier arrête la procédure ou trouver une autre exploitation sur la zone AOP. D’ici là, je dois payer l’astreinte de 50 euros par jour. » Autrement dit, il n’a plus de salaire. « Je suis dans le flou. On est en assignation forcée depuis 2017, on vit dans le doute. Encore plus, depuis le rendu du jugement il y a six mois. Quand j’ai racheté la ferme en 2015, jamais on ne m’a prévenu de ce qui pouvait se passer. Si j’avais su, j’aurais fait différemment. Maintenant, si je devais arrêter l’activité, je ne sais pas comment je rembourserais les banques, d’autant qu’une réelle menace pèse sur le cheptel. Si je pars, il y a de grandes chances qu’elles soient abattues. Je le vis mal. Cette histoire m’écœure un peu mais j’aime ce que je fais et j’ai envie de continuer. »Aujourd’hui, le jeune agriculteur a rendez-vous à la cité administrative avec les services de la DDT pour trouver une solution. « Il faut une décision du ministre Stéphane Travert, insiste Jean Mouzat. En tout cas, on va se mobiliser plus fort. Aujourd’hui, ce n’était que la première journée. » Repères- 2010 : liquidation judiciaire de la SCEA du petit Villepierre, ferme de la famille Wailliez- 3/01/2012 : acquisition de la ferme par un voisin- 3/02/2012 : préemption de la SAFER sur la transaction suite à  la candidature du fils Wailliez, Maxime, pour reprendre la ferme- 2015 : installation de Maxime- 22/01/2016 : le tribunal de grande instance de Châteauroux annule la décision de la SAFER et demande l’expulsion de Maxime Wailliez au plus tard le 8/08/2018, sous peine d’une astreinte de 50 euros par jour.

 

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