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Communes : Eh bien ! fusionnez maintenant

La fusion communale n’est pour l’instant qu’une option. Mais de simple possibilité, cela pourrait rapidement devenir une contrainte, puisque les préfets ont le pouvoir de l’imposer.

«Qu’est ce que ça va changer pour les habitants ? Rien. Les élus prennent un crayon et viennent dessiner un nouveau périmètre. Ce n’est que ça». Pour son récent séminaire sur la notion de Commune nouvelle, la préfecture de la Haute-Vienne avait convié la sénatrice Françoise Gatel et le sénateur Christian Manable qui, de concert, ont enfanté un rapport sur ce thème.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que tous deux apparaissent comme de chauds partisans de la réduction du nombre des communes. Bien sûr,  «pour que ça marche. Il faut se préparer. Il faut un projet partagé», récite Françoise Gatel, qui livre ensuite le vade-mecum permettant de cheminer sans risque jusqu’à la fusion, pardon au mariage : «Réfléchissez bien à la façon dont vous allez présenter la chose aux habitants ! Il faut les associer, expliquer, faire venir des gens qui témoignent (que ça marche, ndlr), sentir d’où va venir l’opposition et se préparer à répondre aux objections. Par exemple, si on vous dit  que les impôts vont augmenter, faites remarquer que, sans le mariage, ils augmenteront quand même.» Bref, comme un directeur commercial prépare l’argumentaire du télé-opérateur chargé de vendre des panneaux solaires, la fusion communale ne doit souffrir aucune improvisation.  
Expérience vécue, Françoise Gatel se souvient d’avoir assisté à une réunion avec un opposant, «le grincheux», et «deux dames de 80 ans.» Coupant la parole au mauvais coucheur qui visiblement la monopolisait, l’une des deux octogénaires se lève et lance : «Où est-ce que je pourrai demain trouver une infirmière ? Et pourra-t-on garder notre école». Et voici la messe dite, la Commune nouvelle serait le moyen de lutter contre la disparition des services publics, contre les déserts médicaux et la désertification des campagnes. Parce que, on l’aura compris, ce mariage «de raison» concerne avant tout les territoires ruraux
A la sortie du petit séminaire, un élu de Saint-Paul, petite commune d’un peu plus d’un millier d’habitants située au sud-est de Limoges, semble un rien incrédule : «On nous assèche, on nous injecte le mal et après on vient nous dire qu’on a trouvé le remède.» Dans cet échange, l’élu local espérait que l’on évoque aussi les inconvénients de la Commune nouvelle comme l’éloignement des habitants du centre de décision. Mais : «Que dalle ! Apparemment, il n’y a que des avantages.»
Illustration à travers l’intervention du sénateur Christian Manable, citant Visconti : «Il faut que tout bouge pour que rien ne change. C’est ça la Commune nouvelle.» Mais attention, si on n’est forcé à rien, le président Macron lui-même ayant évoqué une nécessaire pause institutionnelle, les éventuels candidats au rapprochement  sont priés de ne pas trop musarder. Mariez-vous avant le 1er janvier 2019, parce qu’ensuite, la proximité des élections figera les périmètres communaux. Et il faudra ensuite patienter jusqu’en 2021, quand les nouveaux conseils municipaux seront installés. «Il faut faire vite, exhorte Christian Manable. Car est-ce que bientôt on ne les imposera pas ? Il vaut donc mieux s’unir avant». Avec cette promesse : la dot de chacune des parties sera maintenue.
Alors vite, marions-nous,  et pour, bien sûr «préserver l’existence des communes rurales». Ou «parce qu’on a un RPI (regroupement pédagogique intercommunal, ndlr) en commun, justifie Christian Manable... Parce qu’on fait déjà un son et lumières ensemble.» Effectivement, vu sous cet angle...
Par Jérôme Davoine