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Texas, 30 ans de sincérité artistique

Zénith de Limoges

Le 12 novembre, le Zénith fête ses 10 ans avec les mythiques Ecossais de Texas, groupe phare de la scène pop depuis 30 ans. Leur opus «Jump On Board» vibre d’une honnêteté artistique intacte. Entretien avec la chanteuse de la formation, Sharleen Spiteri.

L'Echo : Notre journal est un quotidien régional indépendant militant, créé en 1943 pendant l’Occupation. Vous-même, Sharleen, êtes-vous une femme de convictions ?
Sharleen Spiteri : J’ai en effet des convictions très fortes mais je les garde pour ma sphère privée car elles ne regardent que moi. Je ne suis pas une leader d’opinions.

Formé en 1985, le groupe Texas s’est fait connaître en 1989 avec le titre «I don’t want a lover». Depuis lors, le succès ne s’est jamais démenti avec 40 millions d’albums vendus en 30 ans. Quel regard portez-vous sur ce beau parcours artistique ?
 Je ressens une grande fierté face à une si longue carrière. C’est un sentiment très agréable pour nous car ce parcours récompense notre honnêteté artistique envers nous-même et envers le public qui nous suit depuis nos débuts. En effet, nous n’avons jamais fait de plan de carrière, notre volonté a toujours été de suivre notre cœur et nos envies du moment sans chercher à rentrer dans un moule.

Votre opus «Jump On Board» est le 9e album du groupe. Dans un monde plutôt morose, le titre «Let’s work out» recèle de sensations positives. Est-ce la tonalité générale à l’album ?
«Jump on board» est volontairement positif, en effet. Nous avions envie d’écrire des choses plus légères car c’est la première condition pour nous sentir bien dans nos chansons. C’est en outre important de transmettre des bonnes ondes à notre public pour qu’il se sente bien malgré la morosité ambiante. Ce ton librement léger est aussi étroitement lié à notre carrière et à notre manière fidèle de la mener depuis nos débuts. On se sent bien car on a toujours fait ce que l’on aimait. Et c’est ce sentiment de bien être que nous aimons à transmettre dans nos albums.

Est-ce aussi le reflet d’une femme pleine d’espoir pour l’avenir ?
C’est une question étrange pour moi car je considère que l’espoir est ce qui fait avancer tout un chacun. Si l’on perd espoir, quelle utilité alors d’être sur terre ?...

Est-ce pour cela que votre opus entremêle joliment différents styles musicaux, de la disco dans «Let’s work it out», des sons plus folk dans «For everything» ou encore de l’électro planant dans «Can’t control» ?
Le fait d’entrecroiser différents styles musicaux ici s’explique par le fait que nos influences sont multiples et nos inspirations diverses.
Mais plus généralement, notre groupe n’a jamais eu d’étiquette musicale. Au moment de composer, si une musique nous parle, peu importe son style, nous la gardons. Texas ne s’est en effet jamais préoccupé des styles musicaux à la mode car le propre de la mode justement, c’est d’être limité dans le temps. Après quoi on est démodé.
Or comme je le disais auparavant, notre groupe est toujours resté fidèle à ses inspirations du moment, indépendamment des tendances musicales. Et je pense que ça se ressent dans nos chansons. Si à un moment, nous avions rompu avec cette sincérité, nous n’aurions sans doute jamais connu une telle longévité et Texas n’existerait plus aujourd’hui. D’où l’important pour nous de conserver un son propre qui nous ressemble et de rester toujours ouverts à la diversité.

Sharleen, à quel âge avez-vous commencé la musique ?
Très jeune en fait car la musique était omniprésente à la maison. Mon père jouait de la guitare et ma mère venait d’une famille de musiciens. Il y avait plein d’instruments chez nous.C’est donc tout naturellement que je me suis mise à jouer de la musique et à gratter  une guitare.

Lorsque vous composez, est-ce la musique ou le texte qui sert de base à une chanson ?
Tout commence par la mélodie, du fait de nos inspirations musicales au moment de créer un titre. L’écriture vient ensuite. Reste que j’écris mais jamais à un moment de ma vie, je me suis dit «Un jour, je serai auteur». A l’inverse, j’ai toujours voulu être musicienne et   j’ai travaillé en conséquence pour y arriver.
Ce qui est amusant à propos d’écriture, c’est que j’aime la poésie et les histoires depuis toute petite. Mais on me disait que je n’avais pas la compréhension de la langue et de fait, que je n’étais pas douée pour écrire... Du coup, aujourd’hui encore, même si je continue à écrire des textes, je ne me considère pas comme une «song writter» (auteur).

Vous avez des racines françaises par votre grand-mère paternelle. Que représente la France pour vous ?
La famille de mon père est originaire de Bordeaux. La France tient donc une place importante dans mon cœur. Je m’y sens comme chez moi. Et l’accueil chaleureux du public français à l’égard de Texas ajoute à cette sensation.

Y-a-t-il des artistes français que vous aimez  particulièrement ?
Nous écoutons beaucoup d’artistes français en Grande-Bretagne. Et de manière générale, j’aime la musique française car elle est unique par sa langue. Texas  suit avec attention ce qui se passe sur la scène française.

Un mot de la fin en français ?
S. S. (en français) : J’espère que dimanche, le public du Zénith s’amusera bien à notre concert.

 

Par Eva Sala, traduction Deléonet


Plus d'infos

Texas aux dix ans du Zénith dimanche : Rendez-vous le 12 novembre à partir de 18 heures pour célébrer l'anniversaire du Zénith. Palacement assis numéroté. Contact PMR au 05 55 69 55 55.

Tarifs. Catégorie 1 : 66 euros, catégorie 2 : 55 euros et catégorie 3 : 44 euros.

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