Fil info
07:57# # - -Vienne : LO, le camp des travailleurs... toujours -> https://t.co/Mow1BrQjOq
07:55Région : Pour une meilleure prise en charge des personnes âgées -> https://t.co/71261YTkIZ
07:53Région : Gérard Vandebroucke; une idée certaine de l’intérêt public -> https://t.co/C3WlEXELUP
07:50Région : Ian Brossat: les Européennes, un enjeu de proximité -> https://t.co/k9t4XVAG7O
19:45Indre : Les Gilets jaunes ont convergé vers Le Blanc, samedi -> https://t.co/bfiI9kPhuJ
19:42Indre : Le Racc a tenu une mi-temps -> https://t.co/e0v3QT3nb0
19:38Indre : Déols élimine Le Poinçonnet -> https://t.co/7tbb3lRMVx
19:18Sarlat-la-Canéda : Sarlat « Jaune » de monde -> https://t.co/COjSLlHXwY
19:14Dordogne : Démonstration de force pour Beynac -> https://t.co/eTd39JRnkf
18:53 Qui c'est qui a dit déjà sur une radio : "ferme ta gueule... Ferme ta gueule". On dédie ces mots à Valls
18:52RT : Ça vient donner des leçons sur l’antisémitisme mais ça manifeste avec l’extrême droite en Espagne. Honte à vous… https://t.co/7IfSLQYbA5
18:52RT : Je souhaite que la colère sociale s'exprime dans les urnes à l'occasion des élections européennes. sur… https://t.co/gbJfKNMXjg
18:51RT : Corrèze : Le syndicat CGT en progression dans la Fonction Publique -> https://t.co/00ty93koSo
18:38Périgueux : Les jeunes sapeurs-pompiers récompensés de leur engagement -> https://t.co/zYXMJsV5Tl
18:28Sarlat-la-Canéda : Les travaux du futur pôle culturel reprennent -> https://t.co/wyRlS6efVQ
17:54Corrèze : Le syndicat CGT en progression dans la Fonction Publique -> https://t.co/00ty93koSo
17:49Chameyrat : L’Agglo touchez pas à notre eau ! -> https://t.co/z0VQpuql6b
13:35Egletons : Un forum détecteur de profils | L'Echo https://t.co/RBvrrgS8xu via
13:31Corrèze : Surendettement : la précarité au cœur des dossiers | L'Echo https://t.co/ZZ7h4gSQOl via
13:29Tulle : Le téléfilm « Meurtre en Corrèze » recherche des figurants | L'Echo https://t.co/88Vf1RrDTa via
09:51À méditer par tous ceux prompts à dénigrer, critiquer voir insulter et grands adeptes de surtout ne pas s’engager d… https://t.co/Nze61oo9zW

Pression chez les pompiers de l’urgence

Au début, ils n’étaient qu’une poignée. Quelques sapeurs-pompiers limougeauds ont décidé de lancer «Les pompiers de l’urgence internationale». Dix ans après, ils sont 135.

Algérie, Ile Java, Pakistan, Sumatra, Haïti, Turquie, République du Congo, Madagascar, Italie, Philippines... autant de destinations où les Pompiers de l’urgence internationale (PUI) sont intervenus. Joël Carrer était de la dernière action  aux Philippines après le passage du typhon Ruby. Infirmier à Eymoutiers, il a reçu une alerte sur son portable. De leur côté, les Philippines lançaient un appel à l’aide internationale, condition sine qua non au départ des PUI. Il a intégré la 2e équipe et s’est mis au boulot tout de suite une fois arrivé. D’île en île, il a soigné de nombreuses personnes dont une petite fille de 14 ans, souffrant d’une fracture du fémur. Elle a pu être évacuée. Joël a eu des nouvelles récemment de la fillette qui remarche. Les images sont dures, comme lors de sa mission à Haïti, où les morts étaient partout. Au milieu du chaos, la vie, celle de Malicia, une petite fille rescapée du séisme. «Sauver des gens», c’est ça la motivation de Joël... qui a la ferme intention de poursuivre son engagement avec les Pompiers de l'urgence (notamment grâce à 2 collègues ici qui «me laissent partir facilement»).

2015, année cruciale

Les bénévoles des Pompiers de l’urgence internationale ont trouvé leur vitesse de croisière. Les effectifs ont augmenté de façon exponentielle pour atteindre 135 personnes (pompiers, médecins, infirmiers, logisticiens...), provenant d’un tiers des départements français. Son président, Philippe Besson, estime qu’aller au delà ne serait plus productif. Il faut s’entraîner régulièrement et cette taille permet de conserver une rationalité nécessaire pour ce type d’intervention. Et il en faudra de la rationalité début juin... et la prouver ! En effet, cette échéance est cruciale pour l’association puisqu’elle ressolicite la classification «Insarag» émanant de l’ONU. Seulement une vingtaine d’équipes dans le monde possède cette certification. En 2008, les PUI ont été les premiers en France à recevoir le sésame. Mais il n’est valable que 5 ans. Des évaluateurs de l’ONU vont assister à un exercice grandeur nature et noter les membres de l’organisation. Ils ont une liste définie et jugent si les critères sont bien respectés. Si les bénévoles sont aguerris, ils ont tout de même la pression. De l’administratif (validité des passeports des humains et des chiens par exemple...) au travail sur place jusqu’à la démobilisation... la couleur rouge est proscrite dans les notations ! Le scénario les emmènera sur un séisme au Tadjikistan. Ils seront la première équipe arrivée sur place et devront organiser le centre de réception et le départ des autres équipes. Ensuite, ils monteront une base opérationnelle. En réalité, l’exercice se déroulera à Limoges et La Souterraine (23).

Mission de formation

Evidemment, les missions de sauvetage sont les plus spectaculaires, et les plus médiatiques aussi. Sur place, une équipe compte environ 35 personnes réparties en modules: organisation, commandement, médical, sauvetage, logistique. La plupart des intervenants sont spécialisés mais quelques-uns sont polyvalents.

Mais, les pompiers de l’urgence internationale assurent aussi une mission de formation. Très peu le font. Sur les terrains à fort potentiel de catastrophe naturelle, ils aident les locaux à maîtriser les gestes. «On valorise nos savoir-faire et le matériel français» explique Philippe Besson.


A l’origine, les Pompiers de l’urgence internationale s’étaient fixé 3 missions : l’urgence face aux catastrophes naturelles ou humanitaires (séisme, typhon, inondation...) ; actions de formation et de soutien logistique pour des structures de sécurité civile; prévention du risque sismique à l’aide de 2 simulateurs sismiques. 80% des membres des PUI sont des pompiers (50% professionnels, 50% volontaires), dans les 20% restants, on trouve des médecins, des infirmiers, des logisticiens. En 2015, les PUI veulent développer le mécénat d’entreprise pour financer leurs missions.