A Périgueux, ils étaient 250 vent debout contre la réforme prévue

Réforme des retraites

Le G9 Dordogne appelait à descendre dans la rue, hier, pour protester contre leprojet de réforme des retraites qui se profile. Avant le départ du cortège, un retour a été fait sur la réception d’une délégation à la préfecture de la Dordogne.

« On n’y arrive plus ». Voilà ce que répétaient à l’envi les manifestants qui avaient répondu à l’appel du G9 Dordogne, hier, pour protester contre le projet de réforme des retraites qu’entend concrétiser le gouvernement d’Emmanuel Macron. Pour partir en cortège, depuis la bourse du travail rue Bodin jusqu’à la préfecture de la Dordogne, ils ont attendu qu’un retour soit effectué après qu’une délégation avait été reçue à la préfecture, plus tôt. C'est le secrétaire général Martin Lesage, également sous-préfet de l’arrondissement de Périgueux, qui l’a rencontrée... et, d’ailleurs, la délégation a été froissée que le préfet Frédéric Perissat se fasse remplacer.

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Le cortège a ensuite démarré et il a rejoint la préfecture. Selon le renseignement territorialils étaient 250 manifestants à Périgueux et 150 manifestants à Bergerac, sur la place Gambetta. Si l'éclatement de l'opposition au projet de réforme des retraites abaisse l'effet de masse, le G9 disait tout de même haut et fort qu'il était déçu par les chiffres de la mobilisation, même s’il restait confiant pour celle des prochains rendez-vous.

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« Tous ensemble »

« Syndiqués, non syndiqués,Gilets jaunes... nous sommes tous rassemblés pour défendre le pouvoir d’achat ». C’est Jean-Louis Bagault (FO retraités) qui s’est chargé de rappeler les motifs de la mobilisation. « L’abrogation de la hausse de la CSG de 1,7% est une revendication centrale depuis des mois. Car, même récemment atténuée par le gouvernement, elle reste une mesure injuste ». Ce point de revendication est « central » car il symbolise « le contrôle du domaine social par l’Etat ». Avec « la modification du mode de calcul », des personnes initialement exonérées de CSG « se sont retrouvées à payer le taux plein ». C’est dire si les conditions étaient déjà réunies pour que de nombreux retraités soient en colère. Avec le projet de réforme des retraites et la « dégradation des services publics» dans le même temps, la coupe est pleine, cette fois. Le temps de battre le pavé n’est donc pas terminé.

Fabienne Ausserre