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Deux entreprises récompensées pour leur travail

Économie

Hier, le jury de la Truffe, prix créé par la société amicale des Périgourdins de Paris a remis un prix de 4 000 euros à la société Sendo de Nontron et le prix spécial du jury (un trophée) à l’entreprise Mojac de Bergerac.

Depuis maintenant cinq ans, l’association des Périgourdins de Paris est présidée par Jean-Luc Soulé. Elle décerne depuis une quinzaine d’années le prix de la Truffe (entre 3 000 et 5 000 euros) à des entreprises dont le travail contribue au rayonnement du Périgord au-delà de son territoire. Le but étant de valoriser ces entreprises afin de leur ouvrir les portes du financement privé par exemple, mais aussi de démontrer que le Périgord est un département où il fait bon vivre mais aussi entreprendre. Le but étant l’implantation de nouvelles entreprises et de créer de nouveaux emplois.

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Sendo financera une certification ATP

Cette année, c’est la société Sendo, fondée en 2015 par Stéphane Calassou et Patrice Mappas à Nontron qui a remporté le prix. Une société qui est spécialisée dans la fabrication d’emballages en polystyrène permettant de transporter un produit frais et de le conserver à température réfrigérée pendant 72 h. Le prix de la Truffe permettra à l’entreprise de financer le coût de la certification ATP (aptitude au transport de denrées périssables) estimé à 12 000 euros, qui sera une référence officielle pour ses clients.

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Mojac relie le monde à Bergerac

En 2019, les Périgourdins de Paris ont également innové en créant un prix spécial de la Truffe comme l’a expliqué Marie-Claude Arbaudie, présidente du jury. « Cette année le prix de la Truffe est de 4 000 euros ce qui n’est pas négligeable, mais c’est moins significatif pour une entreprise qui a déjà un chiffre d’affaires consistant. C’est ce qui nous a amené à créer un second prix pour récompenser une entreprise déjà bien installée mais qui a par exemple une démarche innovante ». Et cette année, l’entreprise lauréate est Mojac installée à Bergerac et présidée par Anne Bellec. Une société qui emploie 16 salariés et qui fabrique des compléments alimentaires pour les animaux.  « Nous réalisons des comprimés de 100 g qui apportent tous les oligo-éléments aux vaches allaitantes qui restent six mois dehors sans présence humaine constante », explique Anne Bellec. Une démarche qui est aussi une alternative à l’usage d’antibiotiques et qui séduit à l’étranger puisque Mojac réalise 75 % de son chiffre d’affaires à l’international. « C’est donc un titre honorifique qui est remis à l’entreprise aujourd’hui », explique Marie-Claude Arbaudie, « ce qui nous a intéressé dans cette entreprise, c’est précisément sa stratégie de développement à l’international ». L’entreprise a par ailleurs récemment reçu sa certification bio et ses comprimés peuvent donc être utilisés en agriculture biologique.

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De beaux projets d’installation en Dordogne

Partie prenante du prix de la Truffe l’agence Périgord développement œuvre par le biais de nombreux événements à l’attractivité économique du territoire. « L’une de nos missions est de faire venir des cadres et des investisseurs sur le territoire notamment en participant à des salons. Et pour l’heure le bilan de l’année est très satisfaisant », explique Jean-Baptiste Van Eslande président de Périgord Développement. « En effet, en 2018 nous avions 16 dossiers d’entreprises voulant s’installer ou investir en Dordogne et aujourd’hui au 31 juillet, nous en sommes déjà à 17 dossiers qui devraient créer 80 emplois sur le département et sept autres dossiers sont en cours pour le second semestre ».
Et parmi les dossiers quelques belles entreprises que Jean-Baptiste Van Eslande est fier de présenter. « Nous avons par exemple Centre Express Limousin qui est une entreprise de messagerie et de logistique qui va s’installer à Sanilhac ». Autre exemple d’installation, celle de l’entreprise Oxflo, qui reconditionne des téléphones portables pour leur donner une seconde vie qui s’est implantée à Lusignac dans le Ribéracois. Mais aussi l’entreprise Résurrection. « Il s’agit d’une entreprise qui a été créée par deux femmes qui fabriquent des crackers avec des sous produits de fabrication de la bière puisqu’elles récupèrent les drêches. Elles travaillent aussi en partenariat avec la  biscotterie La Chantéracoise. Enfin, nous avons créé il y a peu avec Raymond Hammel, l’incubateur H24 sur lequel neuf entreprises se sont inscrites, dont une qui a été lauréate lors de l’événement Ma Start up est dans le pré organisée par le Conseil départemental. Il s’agit de Dermo Ioniq qui fabrique des crèmes cosmétiques à pouvoir cicatrisant élaborées à partir de peau d’esturgeon. On est là dans le domaine de l’économie circulaire avec le caviar de Neuvic ». De beaux exemples de dynamisme et de créativité.

Philippe Jolivet