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La grogne monte aux Finances publiques

Social

Hier matin, l’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-CFDT appelait les agents des Finances publiques à la grève. Une action qui avait été décidée au plan national pour mobiliser les personnels, « car ça commence à sentir très mauvais pour notre administration, les usagers et le service public que l’on rend », explique Olivier Darrin co-secrétaire départemental de la CGT Finances publiques. A l’origine de cette mobilisation, plusieurs événements. Tout d’abord la réforme de la direction générale.
« Les directeurs départementaux doivent faire remonter au ministère leur projet de restructuration dans les départements. Cela veut dire le nombre d’implantations de nos services dans les départements et le nombre d’emplois qui y sont assignés » poursuit Olivier Darrin. « Il y a un comité technique de réseau le 29 mars et c’est là que le directeur général annoncera aux organisations syndicales nationales les projets de restructuration et le niveau d’emploi à l’horizon 2020. Et on sait qu’en trois ans il y aura au minimum 100 emplois supprimés sur 560 en Dordogne », explique Sandrine Thyssen secrétaire départementale de FO DGFIP. « C’est aussi la division par trois du maillage territorial soit deux sites sur trois qui vont disparaître », explique Olivier Darrin. Second point important, celui de la réforme de la fonction publique, « elle va continuer de précariser l’ensemble des personnels avec le recrutement massif de contractuels en CDD de six ans maximum », explique Nathalie Subrenat de Solidaires. Et pourtant, « le  statut de la fonction publique est dépeint comme un statut très protecteur des agents par le gouvernement mais il protège aussi l’ensemble des usagers en leur garantissant une équité de traitement, la neutralité, un service rendu sans discrimination aucune. La plupart du temps il s’agit d’un service gratuit financé par l’impôt qui est censé être rendu de manière continue sur tout le territoire », explique Olivier Darrin,
« mais avec la contractualisation et la dématérialisation à outrance tout ceci va être battu en brèche ». Les syndicats ont souhaité rencontrer la directrice départementale adjointe, « pour avoir des informations sur l’avenir des agents de Dordogne alors que c’est le black out depuis des mois mais que l’on sait qu’ils travaillent sur ce projet depuis des mois. Tout ceci va avoir un impact sur la vie professionnelle et personnelle des agents donc on pense qu’ils ont le droit de savoir ce qu’on leur réserve », explique Nathalie Subrenat. Et Olivier Darrin d’ajouter, « ce n’est que la première étape de notre mobilisation car on n’a pas l’intention de lâcher le service public et nos missions pour les usagers. Nous croyons au service public et nous ne laisserons pas sur le bord de la route une partie de la population qui ne serait pas rentable. Le défenseur des droits a d’ailleurs déclaré cette semaine qu’avec la dématérialisation, 25 % de la population était mise de côté. ça pose un problème de cohésion sociale et de consentement à l’impôt car si tout le monde le paye tout le monde doit avoir droit au même niveau de service ». Selon les organisations syndicales 20 services étaient fermés en Dordogne dont 12 trésoreries sur 20. CGT, Solidaire et Fo appellent a rejoindre le mouvement du 19 mars.
Philippe Jolivet

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Commentaires

Bonjour,

Juste un point de vocabulaire et de la signification des mots à propos du mot "grogne".
Il me semble que le sens de ce terme a été détourné de son sens initial par la presse réactionnaire depuis quelques années pour minimiser les revendications du mouvement social et le réduire son sens à une simple expression de colère superficielle.
Il serait domage que notre quotidien progressiste, issu des valeurs de la résistance sombre dans un tel piège à la fois sémantique et idéologique.
Amicalement

Michel Favard