Fil info
07:39# # - -Vienne : Isabelle Lescure élue à la tête de la fédération départementale du BTP -> https://t.co/Eqh1yQvCoh
07:37# # - -Vienne : Les agents de la CAF, CPAM et CARSAT dénoncent «la classification de la rigueur» -> https://t.co/R8HvsebLOh
07:35Région : Quatorze nouveaux contrats de territoire au conseil régional -> https://t.co/mQtMKNDCbN
07:32Région : Les CFA seront-ils sacrifiés ? -> https://t.co/U5CNiCD5ul
19:06Tulle : La suppression de huit tournées ne passe pas comme une lettre à La Poste ! -> https://t.co/9mnBLUUSwj
18:57Brive-la-Gaillarde : Coup de chaud sur les services publics -> https://t.co/mEVNF5xdun
18:56RT : - et sont dans cette semaine pour présenter https://t.co/9yuLDETB0Q
18:54RT : Inauguration dans le 14e d'une place Louise-Losserand. Femme, résistante, communiste, encore une dont https://t.co/XlALdNKBGP
18:48Dordogne : Les syndicats dénoncent la disparition des dernières trésoreries -> https://t.co/xrlssPGkvK
18:43Dordogne : Le département vote son premier budget participatif -> https://t.co/4VpkWydT1m
18:26Indre : Argenton accueille la première édition du Défi inter-associations -> https://t.co/mn4yMiwFQc
18:25Indre : Argenton accueille la première édition du Défi inter-associations -> https://t.co/VmcjC0GJVe
16:57Rosiers-d'Égletons : Incendie du chantier des futures serres à tomates : des réactions en chaîne -> https://t.co/5riBMj2s0O
16:35Sarlat-la-Canéda : Concours d’architecte au collège La Boétie -> https://t.co/shk4jyO5cU
16:07Indre : Une journée à Maillé, le village martyr -> https://t.co/gK4TaUVtqT
15:48Coulounieix-Chamiers : Les Izards, magnifique terrain de jeu -> https://t.co/EveM9ByToI
15:47Brantôme : « Tout ça pour ça ! » -> https://t.co/Kq5AaG1u59
15:47Brantôme : « Tout ça pour ça ! » -> https://t.co/fQikuK2Qgf
15:16RT : 🐶🥵 Si un animal est enfermé dans une en plein soleil et que sa vie est en danger,… https://t.co/avWRIZ0jBm
14:33RT : 🏉Match préparatoire de reprise du vs : la billetterie ouvre aujourd’hui !… https://t.co/IZpwD2dq7s
12:15RT : Une excellente nouvelle : le 18e avance vers la municipalisation de ses cantines scolaires. Bien nourrir nos enfan… https://t.co/TjwFxyLcnb
12:15RT : Les milliardaires américains réclament un ISF car ils estiment ne pas payer assez d’impôts. Macron a fait l’inverse… https://t.co/9cLXEL9K27
12:15RT : Marseille :Macron rend visite à Gaudin https://t.co/oua2PXir3r
09:15# # - : Fête de la Musique : réussie... -> https://t.co/n5F1ndGht8
09:12# # - -Vienne : Tennis : on va vers la fin de saison -> https://t.co/huljk07cGA
09:10# # - : UNSS pétanque : de véritables champions de France -> https://t.co/lLsf5jTE97
09:06# # - : Elles et ils ont couru... -> https://t.co/KbmT5SwcyR
09:03# # - : Les musiciens étaient dans la place -> https://t.co/NH2WjG5WpO
09:02# # - -le-Château : Quelques trésors oubliés dévoilés -> https://t.co/q4Y0MxixiM
08:59# # - -Yrieix-la-Perche : Les Gilets jaunes toujours là -> https://t.co/N2trVGFWfh
08:57# # - -Yrieix-la-Perche : Une journée rugbystique ! -> https://t.co/V7IDo9RRot
08:34# # - -Victurnien : Retour sur la fête et le feu de la Saint-Jean -> https://t.co/gNedrihTgd

Morsures de serpents: un poison toujours aussi meurtrier

Le 15 juin 2015, la vie de Chepchirchir Kiplagat, aujourd'hui âgée de 8 ans, a basculé: mordue par un serpent venimeux, elle a perdu l'usage de son côté gauche. Scholar, sa petite soeur de deux ans, dormait à ses côtés. Mordue elle-aussi, elle n'a pas survécu.

"C'était difficile de comprendre ce qu'il se passait car les enfants pleuraient", se remémore leur père, Jackson Chepkui, un éleveur kényan de 39 ans. Puis "nous avons vu les deux points rouges sur le poignet" de Chepchirchir et "nous avons compris: elles avaient été mordues par un serpent", poursuit-il, interrogé à son domicile des environs du lac Baringo (centre-ouest du Kenya).

Le temps de trouver de nuit un moto-taxi, Chepchirchir et son père arrivent au centre de soins de la localité voisine, Marigat, à 01H00 du matin. La fillette est redirigée vers l'hôpital de Kabarnet, qui n'a plus d'antivenin en stock, et finit par être admise à 05H00 du matin à l'hôpital régional d'Eldoret, à 90 km. Elle y restera plus de deux mois.

Chaque année, les envenimements (morsures de serpent avec injection de venin) touchent 2,7 millions de personnes dans le monde, essentiellement dans des régions tropicales et pauvres, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Entre 81.000 et 138.000 personnes en meurent, et 400.000 survivants souffrent de séquelles permanentes.

 

"Tellement de souffrances"

 

    Des histoires comme celle de Chepchirchir, cette accumulation d'absence de mesures de prévention (une moustiquaire fait souvent la différence), de difficulté d'accès à un centre de santé proche et d'indisponibilité d'antivenin (ou de mauvaise qualité), Royjan Taylor en a entendu des centaines au cours de sa carrière et trouve chacune d'elles tout aussi révoltante.

    Parce que ce n'est pas une maladie qui se transmet, "ce n'est pas toujours pris au sérieux. Mais allez dans n'importe quel hôpital en Afrique et parlez-leur de morsures de serpents: ils en ont vu. C'est le même problème en Inde", explique le directeur du centre Bio-Ken spécialisé dans les serpents venimeux et installé à Watamu, sur la côte kényane.

    "Nous voyons tellement de morsures de serpents, tant de souffrances, de personnes qui perdent un membre, une jambe", des gens "dont la vie est complètement foutue pour la simple raison qu'elles ont tout simplement marché sur un serpent".

    Ce jour-là, l'équipe de Bio-Ken reçoit un appel sur une ligne dédiée: un serpent a été repéré par un habitant du comté.

    Quelques minutes plus tard, Royjan et son collègue Boni attrapent chacun avec une pince une extrémité du reptile et dans un mouvement coordonné placent délicatement dans une boîte le spécimen du jour, une vipère heurtante - l'espèce qui a paralysé à vie Chepchirchir.

    "Celui-là était bien caché", dissimulé sous des feuilles mortes. "Au moins, il ne mordra personne ici", se félicite Royjan.

    De tels appels, l'équipe de Bio-Ken en reçoit en moyenne un par jour, fruit d'un long travail de sensibilisation invitant la population à contacter les spécialistes plutôt que de tenter de tuer le reptile et prendre des risques inutiles.

    La côte kényane abrite certains des serpents venimeux les plus dangereux au monde - mambas noir et vert, cobra cracheur - et comme dans d'autres régions rurales et pauvres d'Amérique latine, d'Afrique ou d'Inde, ces serpents posent un réel problème de santé publique, très longtemps ignoré.

     

    500.000 traitements en 2024

       

      Les choses sont toutefois en train de changer et 2019 pourrait devenir une année charnière dans la prévention et la prise en charge des morsures de serpents dans les pays à faibles et moyens revenus.

      Un pas important a été franchi en 2017 lorsque, sous la pression d'une vingtaine de pays et d'organisations comme Médecins sans frontières (MSF), Health Action International (HAI) ou Global Snakebite Initiative, l'OMS a inscrit les morsures de serpents sur la liste des maladies tropicales négligées.

      Et, le 21 février, un groupe de travail de spécialistes mis sur pied par l'OMS a dévoilé une stratégie de réponse globale aux envenimements, qui ambitionne de réduire de moitié d'ici 2030 le nombre annuel de décès et d'infirmités. Cette feuille de route sera officiellement lancée en mai.

      Dans son rapport, le groupe travail de l'OMS dresse un constat sans appel: "Comme beaucoup d'autres maladies de la pauvreté, les morsures de serpent ne parviennent pas à attirer les investissements et l'attention nécessaires des pouvoirs publics..."

      "C'est largement dû à la démographie des populations affectées et à leur manque de poids politique", ajoutent sans détour les auteurs.

      Pour diviser par deux le nombre annuel de victimes, l'OMS veut améliorer toute la chaîne de prise en charge des patients. L'objectif est de rendre disponibles sur le marché 500.000 traitements d'antivenin efficaces pour l'Afrique sub-saharienne par an d'ici 2024. Puis 3 millions par an à l'échelle mondiale en 2030.

      L'OMS entend pour ce faire restructurer la filière de production des antivenins. Un travail débuté avec une étude sur l'efficacité et les effets secondaires des produits existant sur le marché de l'Afrique sub-saharienne, dont les résultats sont attendus dans les prochains mois.

      Un important volet du programme de l'OMS concerne aussi l'éducation des populations (comment mieux prévenir les risques?) et celle, cruciale, des personnels médicaux.

      Dans une étude conduite fin 2017-début 2018 dans une centaine de centres de santé du comté de Kilifi (Kenya) par HAI, 86% des soignants interrogés disaient ne pas avoir été formés pour traiter les morsures de serpents.

       

      Photo: Cet enfant de huit ans a partiellement perdu l'usage de son bras après avoir été mordu par un serpent.

      nike air max 90 nz