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Selon l’universitaire algérienne Louisa Dris-Aït Hamadouche: les annonces de Bouteflika, ni «recul» du pouvoir ni «victoire» de la rue

Le retrait de la candidature à un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika et le report sine die de la présidentielle du 18 avril ne marquent ni un recul du camp présidentiel ni une victoire de la contestation, estime l'universitaire algérienne Louisa Dris-Aït Hamadouche. La mobilisation du 4e vendredi consécutif de manifestations, le 15 mars, dira si ces propositions ont réussi à calmer la contestation, souligne cette enseignante en Sciences politiques à l'Université Alger 3.

Q: Que doit-on retenir des propositions du président Bouteflika lundi soir?

R: «Premièrement, c'est une reproduction des propositions de la lettre du 3 mars dans laquelle il annonçait sa candidature. On est exactement dans la même logique, la même philosophie, ce qui explique les réactions globalement hostiles. A la place du 5e mandat, il prolonge son 4e mandat, ce qui pose un problème juridique important. A partir du 28 avril, il ne pourra plus assumer légalement ses pouvoirs, il ne peut donc pas être légalement le garant du processus (de transition, ndlr) qu'il se propose d'amorcer.  Il est également étrange qu'il ait écrit (dans sa dernière lettre en date) qu'il ne voulait pas briguer un 5e mandat. Soit il n'était pas au courant (que sa candidature avait été déposée au Conseil constitutionnel), soit ce n'est pas lui qui a écrit cette (dernière) lettre. Cela pose certaines questions».

Q: Ces propositions marquent-elles un recul du camp présidentiel et une première victoire de la rue?

R: «Ce n'est absolument pas un recul dans la mesure où la revendication principale était qu'il n'y ait pas de 5e mandat, 5e mandat qui disparait au profit d'un 4e mandat prolongé inconstitutionnellement.

L'utilisation de cette notion de retrait (de la candidature présidentielle) visait, avec les propositions d'un processus transitionnel, à créer le sentiment d'une victoire. Ça aurait pu marcher mais le fait que le président se soit autoproclamé garant de ce processus a vidé ses propositions de leur substance.

(...) Ce qu'il a proposé n'est absolument pas une victoire (de la contestation). C'est seulement un remodelage de ce qu'il avait proposé le 3 mars. Ce sont les mêmes propositions qui avaient suscité alors une réaction très négative. La réaction est donc globalement la même. La proposition d'hier (lundi soir) a suscité le doute. Ce qui a amené certains à parler de victoire, c'est le fait qu'il annonce son retrait. Mais il n'y a, en fait, pas de retrait puisqu'il n'y a pas de présidentielle».

Q: A quelle date peut-on espérer la présidentielle anticipée promise?

R: «Cette date n'est pas fixée. La présidentielle anticipée est censée être l'aboutissement d'un processus, notamment des travaux de la Conférence nationale (qui devra notamment proposer des réformes en profondeur et une nouvelle Constitution, ndlr). On ne peut pas savoir quand celle-ci commencera ni quand elle finira. Le délai d'un an qui a été évoqué me semble déjà très court: il faut organiser la Conférence nationale, élaborer et rédiger une nouvelle Constitution, la faire adopter par référendum et organiser une présidentielle. Tout cela prend du temps. (...) Et cela sous réserve qu'on s'engage sur le processus, ce qui n'est pas du tout certain pour le moment».

Q: Ces propositions sont-elles à même de calmer la contestation?

R: «Au vu des premières réactions des partis politiques et de la rue, il semble que ces propositions ne sont pas accueillies positivement.

Par ailleurs, il y a dans la manifestation d'aujourd'hui (hier) des slogans très hostiles à la réaction du gouvernement français (...), au fait que la France exprime sa position si rapidement. Cela a été perçu comme une véritable ingérence dans la gestion du processus en Algérie. 

Il faut néanmoins attendre vendredi. Aujourd'hui (hier), c'est une première réponse, mais la véritable réponse sera vendredi. Si la mobilisation reste forte au niveau national la réponse à ces propositions sera évidente».