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La face sombre du Brésil et la vitalité des luttes

Dans le cadre de sa résidence d'écriture à Eymoutiers (87), le philosophe Dénètem Touam-Bona a invité l’auteur brésilienne Oiara Bonilla et quelques ressortissants brésiliens pour évoquer la situation de ce grand pays d'Amérique.

 

Dénétem Touam-Bona est présent en résidence d’écriture dans la cité pelaude grâce à la DRAC, la municipalité, l’antenne locale de la CIMADE et le MAS – montagne accueil solidarité. L’écrivain a proposé, à travers des extraits de films, au public de découvrir les situations auxquelles sont confrontées les populations vivant au Brésil, dont une violence omniprésente. Les forces de police en sont elles-mêmes gangrenées tandis que les populations subissent également celle de la misère. L’auteur-chercheur Oiara Bonilla a éclairé ces films de témoignages qu'elle a recueillis lors des 20 ans de présence sur le terrain ; ils sont parmi les rares écrits qu'elle ait pu sauvegarder de l’incendie du Musée National de Rio-de-Janeiro où elle avait son bureau. Le musée a été dévasté par un incendie en septembre dernier, un incendie qu’elle considère comme un crime  d’Etat qu’elle attribue aux gouvernements successifs qui ont dû économiser drastiquement pour répondre aux exigences du Fonds Monétaire International. Dans un des films projetés, des chercheurs brésiliens dénoncent cette «police qui tue tous les jours», dans cet Etat latino, un noir ou afro-descendant meurt toutes les 23 minutes, soit un taux de mortalité bien supérieur à celui des USA. L’an dernier, par exemple, près de 600 morts ont été provoquées par la police ce qui relêverait d’une police militaire selon la chercheuse.

Elle l’explique par le fait qu’aucun travail de mémoire n’ait eu lieu au sein de la société brésilienne à la suite des années sombres comme cela l’a été dans d’autres pays également touchés par les dictatures. «Si les défenseurs du modèle dictatorial sont toujours en place, la situation restera la même et les policiers pourront tuer impunément plus de noirs que de blancs.» D’autres documentaires diffusés évoquent également d’autres formes de violence : celle des spoliations de terres à des peuples autochtones par des agro-industriels ou encore celle de l'implantation des églises évangélistess, églises issues du protestantisme mais plus conservatrices. Ce sont ces formes de violence ajoutées à celles, plus institutionalisées, explique la chercheuse, qui ont entraîné l'élection du président, Jair Bolsonaro, le premier dirigeant d’extrême droite depuis la dicdature militaire. Cet élu, à peine arrivé au pouvoir, a déjà supprimé le ministère de la Culture. Les différents documentaires présentés dressent un constat sombre de la société brésilienne où violence institutionnelle se mêle à celle provoquée dans la société civile. Dans les deux cas, les causes en sont que la misère entraîne la violence et la corruption, un de ses corollaires.  

Outre Oiara Bonilla, des Brésiliens résidant en France étaient présents pour continuer la réfexion autour de la situation actuelle. L’une d’elles, Raisa Innocencio, a expliqué que, déjà, des personnes sur le terrain s’organisent pour résister à l’extrémisme de la société, sujet qui a été plus longuement évoqué le lendemain. Pour le philosophe, cette fascisation de cette société-là, à l’instar d’autres qui flirt avec les mêmes penchants, révêle l’autoritarisme profondément autoritaire du néolibéralisme.

 

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