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Turquie : les opposants à Erdogan n'abdiquent pas

RÉSISTANCE

Alors que se profilent une présidentielle et des législatives de tous les dangers en cas de réélection d’Erdogan, la répression fait rage. Face à un débat impossible, les opposants n’abdiquent pas. Le président turc Recep Tayyip Erdogan veut les réduire au silence. Par tous les moyens. En vain. Que ce soit de France, de Turquie ou d’ailleurs, et en dépit d’une répression féroce, des voix ne cessent de s’élever contre le dictateur et ses exactions. Et parfois de façon peu banale, à l’instar de Selahattin Demirtas, chef de file du Parti démocratique des peuples (HDP), qui a tenu hier depuis sa prison d’Erdine un « meeting » retransmis sur les réseaux sociaux, via une conversation téléphonique avec son épouse. Cet opposant, arrêté en 2016, accusé comme tant d’autres d’activités « terroristes » et qui risque jusqu’à 142 ans de prison, est candidat à la présidentielle du 24 juin. Craignant une déconvenue en raison de la dégradation de la situation économique, Erdogan s’est en effet taillé un calendrier électoral sur mesure avec la présidentielle et les législatives anticipées du 24 juin. Sa réélection lui octroierait des pouvoirs encore accrus, ainsi que le prévoit la réforme constitutionnelle entérin de l’an dernier par référendum.
Un mauvais coup supplémentaire pour les libertés, Erdogan voyant des « terroristes » partout. Les militants des droits de l’homme en savent quelque chose. Taner Kilic, président d’honneur d’Amnesty International en Turquie, a fêté hier un sombre anniversaire : un an de détention dans les geôles turques. En attendant son procès prévu le 21 juin. Pour dénoncer ce qu’ils estiment être une « persécution politique », des membres de l’ONG ont organisé hier des initiatives de protestation dans une trentaine de villes françaises. A Paris, des portraits de Taner Kilic ont été accrochés en divers lieux. Symboliquement derrière des barreaux (photo ci-dessus) pour dénoncer cet emprisonnement arbitraire. Et tous les autres.
A.M.