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Que font les soldats français en Syrie ?

MOYEN-ORIENT. Le ministre américain de la Défense a révélé que des forces spéciales françaises ont été envoyées en renfort en Syrie.

BOURBIER
« Les Français nous ont renforcés en Syrie avec des forces spéciales au cours des deux dernières semaines », a révélé Jim Mattis, qui témoignait jeudi devant le Congrès. Le chef du Pentagone confirmait ainsi des informations de presse que le gouvernement français, généralement très discret sur l’utilisation de ses forces spéciales, n’a jamais accréditées, sauf il y a un an. Le 26 mai 2017, sur l’antenne d’Europe 1, la ministre des Armées Sylvie Goulard (remplacée depuis par Florence Parly), déclarait à propos de la Syrie : « Nous avons des forces spéciales qui font des opérations ponctuelles ».
Première question. Pourquoi les Français apprennent-ils aujourd’hui par la voix de l’Amérique que leurs soldats sont toujours engagés
dans des opérations au sol en Syrie ? La représentation nationale, piétinée au moment des frappes menées le 14 avril sans aucun mandat international, est une fois de plus mise devant le fait accompli. La guerre est pourtant une affaire sérieuse.
Engager son pays dans le bourbier syrien mérite un débat démocratique. Interrogé à ce sujet lors de sa conférence de presse commune
avec son homologue américain Donald Trump mardi, Emmanuel Macron avait simplement indiqué : « Nous avons décidé d’augmenter
notre contribution à la coalition et nous sommes totalement impliqués dans la lutte contre Daech ». Jim Mattis était questionné sur le désir exprimé à plusieurs reprises par M. Trump de retirer les forces américaines de Syrie. « A l’heure actuelle, nous ne nous retirons pas », a-t-il répondu. « Vous allez assister à un nouvel effort dans la vallée de l’Euphrate dans les jours qui viennent contre ce qui reste du califat » du groupe extrémiste. Le combat contre l’EI « est en cours », a-t-il poursuivi.
Deuxième question : comment imaginer une issue à ce long conflit avec, sur le terrain, des belligérants aux objectifs radicalement opposés ? Russes, Américains, Iraniens et Turcs ont fait de cette partie du monde une poudrière. Le droit international et l’ONU, complètement marginalisés, devraient pourtant devenir le seul cadre pour un règlement pacifique.
F.V Avec AFP