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Assécher financièrement le terrorisme

CONFÉRENCE. Des représentants internationaux ont examiné hier les moyens de lutter contre l'argent bénéficiant à Al-Qaïda ou Daech.

PARIS
Près de 500 experts et 80 ministres de 72 pays se sont réunis à huis clos mercredi et jeudi pour échanger leurs expériences et leurs «bonnes pratiques » sur la lutte financière à mener contre le terroriste, qui vise surtout le groupe État islamique (EI) et Al-Qaïda.
Le président français Emmanuel Macron avait annoncé la tenue de cette conférence, baptisée « No money for terror - Conférence de lutte contre le financement de Daech et d’Al-Qaïda », lors de son discours aux ambassadeurs de France réunis à Paris fin août. « La victoire militaire contre le "califat" est un succès important », a commenté l’Élysée, « mais elle ne nous prémunit ni contre la résurgence de Daech [acronyme en arabe de l’EI], ni contre l’activité des groupes et individus ayant prêté allégeance à cette organisation - encore récemment en France - ou à Al-Qaïda. Le combat est loin d’être terminé ».
416 donateurs de l’EI en France « Pendant trois ans, de 2014 à 2016 », a-t-on ajouté de même source, « Daech a accumulé un énorme trésor de guerre, de l’ordre d’un milliard de dollars par an. Il a depuis circulé, au moins en partie, il est vraisemblablement quelque part. Ces groupes sont très doués pour utiliser les techniques les plus sophistiquées pour faire circuler les flux financiers, ils savent se jouer des frontières ».
L’offensive contre ses bases, par la coalition internationale, ayant été annoncée des mois à l’avance, le groupe a eu tout le temps de mettre en place des filières financières clandestines multiples, dans une région où les trafics ont toujours été florissants.
Hier matin, le procureur de Paris François Molins a révélé qu’un total de 416 donateurs ayant participé au financement du groupe État islamique (EI) avaient été identifiés en France. Il s’est alarmé d’un « micro-financement » du terrorisme alimenté par des sommes «modiques mais en nombre important ». Le magistrat a estimé que « les terroristes ont eu besoin de 25 000 euros pour organiser les attentats de janvier 2015 [contre Charlie Hebdo et le supermarché Hyper Cacher] et 80 000 pour ceux du 13 novembre » à Paris et Saint-Denis.
Avec AFP