Fil info
01:11 DESDE SALUDOS A Y A TODOS LOS COMPAÑEROS LUCHADORES DE… https://t.co/FZrMHxRNmM
23:17Dordogne : FO pénitentiaire prêt à rejoindre la convergence des luttes | L'Echo https://t.co/txBydPUZxh via
23:11Basket : Les dés sont jetés -> https://t.co/S9nwin3FrL
23:09Football : Et Mboné surgit… -> https://t.co/dHlUp7oKmN
19:34Châteauroux : La rectrice auprès des tous petits -> https://t.co/X4UdYiXwuo
19:32Indre : La couveuse : un dispositif qui a fait ses preuves -> https://t.co/KeDoShBSY7
19:31Châteauroux : Des travaux à la résidence des Rives de l’Indre -> https://t.co/hoFMaELL8E
18:52RT : Bugeat : Projet innovant vs désolation ! -> https://t.co/S2YWwfe4Ly
18:36Bugeat : Projet innovant vs désolation ! -> https://t.co/S2YWwfe4Ly
16:41Saint-Barthélemy-de-Bellegarde : Le pastolarisme en exemple -> https://t.co/WTVlHIibwi
16:29Sarlat-la-Canéda : Vers de nouvelles modalités de collecte -> https://t.co/LKSm8QZgRn
15:14RT : Les salariés de Carrefour se battent pour une revalorisation de leurs salaires : « On ne vit pas, on survit »… https://t.co/u0GCFAwa2q
15:07Dordogne : FO pénitentiaire prêt à rejoindre la convergence des luttes -> https://t.co/fHGJLF3bLu
15:06Périgueux : La permanence du député Philippe Chassaing vandalisée -> https://t.co/DFIpWtOj4F
15:00Dordogne : Un bol d’air financier pour la Semitour qui veut voir plus loin -> https://t.co/8U8VMDUtrp
14:58Dordogne : L’école pour tous les enfants -> https://t.co/0aqEHYICp3
14:32Bergerac : Cheminots et retraités s’invitent à la permanence En Marche -> https://t.co/XINzPaf5J6
13:56Vous souhaitez devenir partenaire du ! Contactez nous via Gael Champier ou Michel Bremont https://t.co/42ZRHT1UBH
11:08Bergerac : CAB : les deux points de hausse fiscale définitivement entérinés -> https://t.co/6s7DbBAq0r
11:05Mérinchal : prévention du risque routier et aide à la conduite Le département de la Creuse, la conférence des finan… https://t.co/qMg9uuj0K1

Ces femmes dans les pas de Marielle Franco

MILITANTISME. Un assassinat qui a ravivé la flamme des femmes qui luttent contre les inégalités.

BRÉSIL
« C’est dur, on dirait que ma vie s’est arrêtée » affirme Buba Aguiar, 25 ans, entre deux sanglots, en voyant un reportage sur Marielle Franco à la télévision. L’assassinat de cette conseillère municipale noire de 38 ans issue des bidonvilles le 14 mars dernier a suscité une vive émotion au Brésil et notamment dans le milieu des femmes militantes qui représentent le renouveau de l’engagement politique au Brésil.
Des militantes telle Buba, très active sur les réseaux sociaux et qui depuis l’assassinat a du quitter la favela d’Acari où elle vit « pour des raisons de sécurité ». Mais, malgré les menaces fréquentes, elle continue de critiquer fortement les forces de l’ordre : « je ne trouve pas que les policiers manquent de formation, bien au contraire. Ils sont formés pour poursuivre une politique d’assassinat des Noirs, des pauvres et de toutes les populations marginalisées».
Autre exemple, celui de la chanteuse de samba Marina Iris, qui n’hésite jamais à s’exprimer librement en musique sur les questions de genre, de race et de classes sociales : « la musique a le pouvoir de parler à beaucoup de gens, c’est un instrument pour changer la société. En tant que militante, je ne me sens pas obligée de chanter uniquement des chansons engagées, mais je me sens utile quand j’arrive à toucher les gens ». Elle avait pris part activement à la campagne qui a permis l’élection de Marielle Franco en 2016, distribuant des tracts et créant même un jingle. « L’exécution de Marielle représente une tentative pour faire imploser un mouvement qui tend vers la diversité, vers une société plus égalitaire. Mais le symbole que Marielle est devenu nous donne de la force » apprécie-t-elle aujourd’hui.
Thula Pires est, elle, la seule professeure de droit noire de la PUC-Rio, prestigieuse université privée et catholique où Marielle
Franco a étudié la sociologie.
A 38 ans, elle ne se sent pas à l’aise dans le milieu universitaire, qu’elle fréquente pourtant depuis 15 ans. Elle se dit « en transit » entre la dure réalité de Sao Gonçalo, banlieue pauvre de Rio où elle a grandi et vit encore aujourd’hui, et cette faculté majoritairement fréquentée par de jeunes Blancs des quartiers chics « Effondrée » après l’assassinat de son amie, cette jeune femme souriante aux longues tresses africaines assure qu’elle a « perdu beaucoup de choses, y compris la peur ». Même si elle avoue avoir été déconcertée quand sa fille de cinq ans lui a demandé : « Maman, ils vont te tuer toi aussi ? ».
J. Lo Borges, plasticienne et militante LGBT née dans le quartier populaire d’Iraja, au nord de Rio, se sentait représentée par Marielle Franco à un point qu’elle n’aurait jamais imaginé dans la politique brésilienne. « Aujourd’hui, je n’arrive pas à faire de l’art sans connotation politique. Je tente toujours de donner plus de visibilité à la cause lesbienne », explique-t-elle.
Elle tente aujourd’hui de « faire vivre ses idéaux » grâce à des ateliers d’art et des événements culturels, sans savoir toutefois « comment
gagner la sphère politique ». Depuis la mort de Marielle, elle se sent plus vulnérable que jamais. « Depuis que j’ai 15 ans, les gens changent de trottoir en pensant que je vais les voler ». AFP

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.