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Surenchère guerrière... via les réseaux sociaux

CRISE. Nouvelles surenchères suite aux attaques chimiques présumées, entre les Etats-Unis et la Russie, la seconde déployant sa police militaire dans la ville de Douma.

SYRIE
C’est évidemment par tweet que Donald Trump a averti hier matin la Russie de frappes imminentes contre la Syrie, peu après que Moscou
eut mis en garde contre tout acte pouvant « déstabiliser la situation déjà fragile dans la région ». « La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et ‘intelligents !’ Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela », a menacé en quelques signes le président américain.
« Les missiles intelligents doivent voler en direction des terroristes et non pas en direction du gouvernement légitime, qui lutte depuis plusieurs années contre le terrorisme international sur son territoire », a rétorqué sur Facebook la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova avant d’insinuer sur ce même canal que les frappes américaines contre le régime de Damas promises par Donald Trump pourraient servir à « effacer les traces des provocations» que les Occidentaux dénoncent comme une attaque à l’arme chimique dans l’enclave rebelle de Douma.
La Turquie, acteur clef dans le dossier syrien, a exhorté mercredi la Russie et les Etats-Unis à cesser leur « bagarre de rue » au sujet de possibles frappes contre le régime syrien à la suite d’une attaque chimique présumée. « L’un dit ‘J’ai de meilleurs missiles’, l’autre dit ‘Non, c’est moi qui ai de meilleurs missiles. Allez, chiche, envoie-les !’ (...) C’est une bagarre de rue, ils se bagarrent
comme des caïds. Et qui en paie le prix ? (...) Les civils », a déclaré le Premier ministre turc Binali Yildirim lors d’un discours à Istanbul.
Dans cette dispute, la Turquie est coincée entre son allié américain, avec qui les relations se sont dégradées depuis deux ans, et son partenaire russe, avec qui les rapports sont de plus en plus chaleureux, malgré une rivalité pluriséculaire.
Si la Turquie soutient l’opposition syrienne qui cherche à renverser depuis 2011 le régime de Bachar al-Assad, elle est surtout occupée à traquer les Kurdes dans le nord de la Syrie, et, pour se faire, coopère étroitement avec la Russie et l’Iran, parrains du régime syrien.
La Russie a finalement annoncé qu’elle allait déployer à partir d’aujourd’hui sa police militaire dans la ville de Douma en Syrie, dernière poche rebelle située dans la Ghouta orientale près de Damas, « pour assurer la sécurité, maintenir l’ordre et organiser l’aide aux habitants locaux », a déclaré le général Viktor Poznikhir lors d’une conférence de presse.Il a répété que la situation y était « totalement stabilisée ». Selon les Casques blancs syriens, les secouristes en zones rebelles, et l’ONG Syrian American Medical Society, des dizaines de personnes ont été tuées le 7 avril à Douma dans une attaque aux « gaz toxiques », imputée par les Occidentaux au régime de Bachar al-Assad, qui dément toute responsabilité.
Avec AFP

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