Fil info
10:2274ème commémoration de la bataille du Mont-Gargan en hommage aux maquisards tombés en juillet 1944. https://t.co/rlwvHIdZEi
17:11Saint-Hilaire-Luc : Ouverture du festival 1000 Sources -> https://t.co/zAIzfm0sk2

SOS Méditerranée dénonce l’inacceptable

SECOURS EN MER. L’ONG demande aux autorités européennes et internationales de clarifier « le cadre d’intervention des gardes-côtes libyens ».

MIGRANTS
Les conditions de sauvetage de migrants sont devenues « inacceptables », s’est alarmée hier l’ONG SOS Méditerranée, après avoir dû négocier en pleine mer avec les garde-côtes libyens le droit de secourir un bateau dont elle n’a finalement pu récupérer qu’une partie des occupants.
Venue samedi matin à la rescousse d’une embarcation surchargée
au large des côtes libyennes, l’ONG affirme n’avoir obtenu le droit d’évacuer que « les cas les plus vulnérables » sur son navire l’Aquarius, mais s’être vue « interdire de secourir les autres passagers du canot ».
« 39 personnes, dont un nouveau-né, des femmes enceintes et de nombreux enfants avec leurs parents » ont été transférées sur le navire tandis qu’« environ 90 personnes » ont été « interceptées par les garde-côtes libyens et renvoyées en Libye », ajoute l’ONG dans un communiqué.
292 personnes secourues depuis jeudi Au total, SOS Méditerranée rapporte avoir secouru « 292 personnes » au cours de trois opérations depuis jeudi.
« Les conditions actuelles de sauvetage en mer, toujours plus compliquées et avec des transferts de responsabilité confus et périlleux pendant les opérations, sont inacceptables », a estimé Francis Vallat, le président de SOS Méditerranée France.
En effet les bateaux de sauvetage « se retrouvent contraints à négocier au cas par cas, en pleine mer, en situation d’urgence et de tension dangereuse, l’évacuation de personnes en détresse », a-t-il ajouté, en déplorant une nouvelle fois que « le renvoi des personnes en détresse vers la Libye est priorisé au lieu de leur mise en sécurité ».
Aussi SOS Méditerranée appelle-t-elle les autorités européennes et internationales « à clarifier d’urgence le cadre d’intervention des gardes-côtes libyens ». « Si ce cadre a changé récemment et ne nous autorise bientôt plus à sauver les vies en danger, si nous ne pouvons plus exercer notre mission
en sécurité, nous estimons que nous-mêmes et les citoyens européens devrions en être les premiers informés », souligne le président de l’ONG qui précise : « Nous ne sommes ni juristes, ni décideurs politiques. Nous sommes une association européenne et citoyenne de sauveteurs en mer à bord d’un navire ambulance qui intervient là où des personnes sont en danger de mort. Nous respectons scrupuleusement, depuis le début de notre mission en mars 2016, le droit maritime international, les autorités
maritimes, et travaillons dans le respect des principes d’humanité et de solidarité qui ont fondé l’Europe et sont l’ADN des gens de mer.»
L’Aquarius est l’un des derniers navires d’ONG à patrouiller régulièrement au large de la Libye.
La plupart ont suspendu leurs opérations en raison de menaces libyennes, de la baisse des départs ou de la saisie de leur bateau, comme cela a été le cas fin mars pour le navire d’une ONG espagnole placée sous séquestre par la justice italienne.
Avec AFP

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.