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Le mépris d’Emmanuel Macron pour la Guyane en souffrance

CAYENNE

Le chef de l’Etat a fait une visite mouvementée en Guyane. Le plan de trois milliards du 21 avril ne sera pas respecté notamment 2,1 milliards de mesures. Le collectif Pou Lagwiyann dékolé a manifesté.
On «n’a pas besoin de Père Noël, on a besoin d’un gouvernement qui se rende compte qu’en Guyane rien ne va», a réagi David Riché, président de l’Association des maires de Guyane, interrogé par franceinfo, au propos méprisant du président de la République qui à peine posé le pied sur le sol de ce territoire délaissé par la République a annoncé qu’il n’était pas «le père Noël». Rendant compte sur son compte Facebook d’une réunion de travail «en demi-teinte» avec le chef de l’Etat, David Riché explique: «Sur certains points on a eu gain de cause, surtout sur le volet immigration, sécurité, minima sociaux». Mais «le plan qui a été annoncé par le précédent gouvernement, je crois qu’il ne sera pas totalement respecté par celui-là, notamment sur le deuxième volet, sur le plan additionnel de 2 milliards d’euros». Dans l’accord de Guyane du 21 avril, l’ancien gouvernement avait acté un plan d’urgence de 1,08 milliard d’euros pour construire notamment des lycées, signé des accords sectoriels et «pris acte» d’une demande de 2,1 milliards d’euros de mesures supplémentaires. Les déclarations du nouveau chef de l’Etat sont un désavoeu des engagements du précédent gouvernement: «L’engagement de l’État d’1,1 milliard pour la Guyane sera tenu», a souligné Emmanuel Macron, en ajoutant : «les engagements seront tenus, pas plus, mais pas moins!» Dans l’après-midi, une marche à l’appel du collectif Pou Lagwiyann Dékolé avait rassemblé dans le calme plus d’un millier de personnes à Cayenne pour demander le respect de cet accord. La Guyane, un territoire français aussi grand que le Portugal où vivent 250 000 habitants a un taux de chômage de 22,3% et 40% des jeunes de 15 à 24 ans sont chômeurs. La population y est pauvre : le revenu moyen est 44% inférieur à celui de la métropole.
Des chiffres qui donnent la mesure de la crise et explique la mobilisation du printemps.
F.V avec AFP

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