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Le meneur de la contestation face à la Justice

MAROC. La Cour d’appel de Casablanca a ajourné mardi le procès au 31 octobre. Le même jour, le roi du Maroc destituait trois ministres.

RIF
Nasser Zefzafi, leader du mouvement de contestation du Hirak, né il y a presque un an dans le Nord du Maroc, a comparu mardi devant la Justice à Casablanca dans une salle bondée.
« Vive le peuple, vive le Rif », s’est époumoné depuis le box des prévenus ce chômeur de 39 ans, devenu le meneur de la colère populaire au fil des grandes manifestations qui ont agité la ville d’Al-Hoceima, dans la région du Rif, pendant plusieurs mois, avec ses harangues et ses slogans enflammés contre « l’arbitraire du makhzen » (pouvoir).
Le procès a finalement été ajourné au 31 octobre à la demande de la défense.
Poursuivi notamment pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat », Nasser Zefzafi risque la peine capitale. « L’approche sécuritaire
dans le Rif a échoué », « Ils refusent de nous donner la parole car ils savent que ce que nous dirons sera juste », a-t-il lancé, poing levé, alors que le tribunal venait de lui refuser la parole. Arrêté le 30 mai pour avoir interrompu le prêche d’un imam à Al-Hoceima, le meneur comparaissait avec une trentaine de prévenus qui risquent, eux, entre cinq et vingt ans de prison.
Ce même jour, le roi du Maroc a limogé trois ministres pour des dysfonctionnements dans le Rif.
AFP

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