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La vérité historique doit être connue

APPEL. Des personnalités appellent à faire enfin la lumière sur l’ «assassinat» de Maurice Audin dans une lettre à Emmanuel Macron à l’occasion des 60 ans de la mort du mathématicien communiste disparu à Alger.

GUERRE D’ALGÉRIE
Il y a 60 ans, le mathématicien Maurice Audin, militant communiste, était arrêté par des parachutistes français sous les yeux de son épouse Josette Audin. Elle ne le reverra pas. Après l’ «Appel des douze» en 2000, condamnant la torture commise durant la guerre d’Algérie, et l’ «Appel des 171» en 2014, une quarantaine de personnalités demandent à Emmanuel Macron d’agir. Cette lettre, rendue publique samedi, est signée notamment par le sociologue Edgar Morin, les écrivains Mathias Enard et Jérôme Ferrari, l’ancien ministre Pierre Joxe, l’avocat Jean-Pierre Mignard, les historiens Gilles Manceron et Benjamin Stora et le mathématicien Cédric Villani, candidat REM dans l’Essonne.
«Jusqu’en 2014, la version officielle, à laquelle personne ne portait
crédit, était qu’il s’était évadé», soulignent les signataires. «Le 18 juin 2014, M. François Hollande, votre prédécesseur», avait affirmé que «M. Audin ne s’(était) pas évadé » mais était «mort durant sa détention ». Mais ni les documents ni les témoignages permettant d’ «infirmer la thèse de l’évasion» et évoqués par l’ex-chef de l’Etat «n’ont été révélés». «A l’occasion de ce triste soixantième anniversaire, la vérité historique relative à cet assassinat doit enfin être connue», écrivent- ils au président de la République, lui rappelant sa promesse de prendre «des actes forts sur cette période de notre histoire». Arrêté à son domicile à Alger le 11 juin 1957 en présence de sa femme par des parachutistes, Maurice Audin,
25 ans, est soupçonné d’héberger des membres de la cellule armée du Parti communiste algérien. Il est torturé dans une villa d’El Biar, un des quartiers d’Alger, en compagnie d’Henri Alleg, futur auteur de «La Question», livre dénonçant la torture. Dix jours plus tard, Josette Audin apprend officiellement que son mari s’est évadé lors d’un transfert. Dans «La vérité sur la mort de Maurice Audin» (Equateurs, 2014), le journaliste Jean-Charles Deniau concluait que Maurice Audin avait été tué par un sous-officier français sur ordre du général Jacques Massu, patron de la 10e division parachutiste (DP) pendant la bataille d’Alger. Un ordre répercuté par Paul Aussaresses, alors officier de renseignements au 1er régiment de chasseurs parachutistes (RCP), l’un des quatre régiments de la 10e DP.
Avec AFP

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