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«Corbyn va-t-il priver May de sa majorité absolue ?»

PHILIPPE MARLIÈRE. L’analyse d’un professeur en sciences politiques à Londres également militant politique engagé à gauche pour comprendre les élections qui se déroulent aujourd’hui en Grande-Bretagne.

ROYAUME-UNI
Philippe Marlière est professeur de sciences politiques à l’University College de Londres.
Pouvez-vous rappeler les raisons de ces élections anticipées ?
Il y a essentiellement une raison, celle du Brexit que Theresa May doit gérer directement et expressément. Elle, qui était durant la campagne du référendum pour le maintien dans l’UE, est devenue depuis qu’elle est Premier ministre, pro-Brexit. Elle a considéré que des élections anticipées lui accorderaient une majorité accrue pour imposer une sortie « dure », en réduisant à néant son opposant Jeremy Corbyn, en profitant de l’effondrement de l’UKIP et en obtenant un soutien franc des Conservateurs. Tout ce calcul est en train de s’effondrer. Sa campagne - bâtie sur le triptyque compétence, stabilité et force - s’est révélée très faible avec une Theresa May hésitante, en retrait, peu au fait des questions que se posent les Britanniques qui, pro ou anti Brexit, abordent désormais cette question comme une fatalité et sans aucun enthousiasme.

Où en est Jeremy Corbyn qui semble beaucoup remonter dans les sondages ?
Il remonte indéniablement en terme de pourcentage national. La grande question est de connaître la distance qui le sépare des Conservateurs. 2 ou 3% comme on a pu le voir dans quelques rares sondages ou 10% ? C’est, en tous cas, toujours moins que les 20 points d’écart qui existaient il y a encore quelques semaines et qui ont laissé croire à Theresa May que des élections anticipées lamineraient son opposant.
Je ne pense cependant pas que cette remontée tardive à l’image de ce qui s’est passé avec Jean-Luc Mélenchon en France et qui provoque une sorte de buzz entraînant de nouveaux électeurs dans son sillage, sera suffisant. Je crois que Corbyn va consolider les bastions travaillistes mais saura-t-il faire basculer les quelques circonscriptions qui ne sont pas définitivement acquises à la gauche et qui permettent une majorité ? Une autre donnée est la mobilisation des jeunes : s’ils sont présents dans les meetings, iront-ils jusqu’aux urnes ? Concentrés dans les centres urbains où se trouvent les universités, cela changera-t-il la donne sachant que les villes sont justement déjà acquises à Corbyn ? Si je n’exclue pas une victoire du leader travailliste qui défierait cependant toutes les lois en vigueur dans la politique, je pense que la question est davantage de savoir s’il va réussir à priver Theresa May de sa majorité absolue.
Jusqu’en septembre dernier, il était en difficulté dans son parti. Qu’en est-il de la contestation interne ?
Il a été réélu largement à la tête du parti et l’opposition parlementaire qui avait organisé la fronde a été pulvérisée par le vote militant. Cela a éteint toutes les critiques. La situation de Corbyn qui semblait désespérée jusqu’à l’automne dernier parait s’être inversée et la débâcle annoncée pour ces élections semble pouvoir être évitée.

Quid de l’UKIP ?
Il est en train de s’effondrer. Le mode de scrutin uninominal à un tour lamine les partis qui peuvent faire un score honorable au niveau national mais ne peuvent arriver premier nulle part. Il a donc toujours posé problème à l’UKIP, comme aux Libero-démocrates. Mais surtout, ce parti a construit son succès sur une sortie de l’UE. Elle a eu lieu et il ne semble plus rien avoir à proposer et n’a pas su s’implanter et s’imposer comme a pu le faire le Front national en France. Il y a en Grande-Bretagne, comme en France, un débat pour savoir si ce parti d’extrême droite avait mordu sur l’électorat ouvrier et travailliste. Si cela a pu être vrai dans le nord, cela reste secondaire. L’électorat de l’UKIP est un électorat de droite, fut-il ouvrier, et il est en train de retourner vers les Conservateurs.

Vous mentionnez la mauvaise campagne de Theresa May. Est-ce perçu ainsi parmi les Conservateurs ?
Les Conservateurs commencent à se poser des questions sur leur Premier ministre. La presse de droite veut évidemment accompagner sa victoire et tombe à bras raccourci sur Jeremy Corbyn en ressortant des déclarations vieilles de 30 ans pour le faire passer pour un gauchiste suppôt des terroristes. Mais dans les coulisses, on sent poindre la déception face à une campagne désastreuse, une candidate qui refuse de débattre, crispée... Les Conservateurs ne sont pas des sentimentaux et ils pourraient rapidement déposer un leader qui n’a pas les qualités attendues.

Les attentats ont-ils un impact sur la campagne ?
Après ceux de Londres puis de Manchester, il y a eu une tentative de récupération des Conservateurs qui accusaient les Travaillistes d’être laxistes. Mais le dernier attentat qui a montré les failles des services secrets a mis Theresa May sur la défensive. Jeremy Corbyn a, malgré les accusations de laxisme, réussi à tenir une position fine, qui rappelle toujours la nécessité de protéger les citoyens et met l’accent sur les politiques d’austérité qui empêchent cette protection. Il est ici bien secondé par le maire de Londres, Sadiq Khan, qui ne cesse de dénoncer le nombre de suppressions de postes dans la police.
De plus, si Corbyn a dénoncé ces actes, coupant l’herbe sous le pied des accusations de complaisances gauchistes, il a aussi su rappeler que la politique étrangère de la Grande-Bretagne était catastrophique en Irak, en Syrie, en Lybie... Un propos que les sondages montrent comme bien reçu. Dès lors, je ne pense pas que les Conservateurs puissent à nouveau instrumentaliser ces attentats.

Où en est-on en Grande-Bretagne sur le Brexit ?
Le sujet n’a pas été très présent durant la campagne. Nous ne sommes pas en France où la présidentielle a été agitée par ces questions. En Grande-Bretagne, la gauche est contre le Brexit même si on sait que Jeremy Corbyn est hésitant sur le sujet et ne se montre pas très « fan » de l’Europe telle qu’elle est, mais qui peut l’être à gauche ? Le coeur du débat a surtout concerné les politiques d’austérité, l’avenir du service public, l’immigration et la sécurité.
Pour en revenir au Brexit, on n’en sait finalement pas plus que ce qui se disait quand les négociations ont commencé si ce n’est que les Britanniques apparaissent parfois comme irréalistes ou arrogants et que si Theresa May affirme qu’elle aura ce qu’elle veut, elle semble devoir pourtant se résoudre à des compromis sauf à saccager la position des Britanniques en Europe.
Il y a en effet beaucoup d’inquiétudes sur l’après. Même les pro-Brexit ont commencé à comprendre que la question de l’immigration n’allait pas être réglée par une sortie de l’UE, que ceux qui étaient déjà installés allaient rester car l’économie en avait besoin mais aussi parce que cela ouvrirait une boîte de Pandore pour les dédommagements et les mesures de rétorsion.
Sauf chez les idéologues anti-européens évidemment, qui ne sont pas des gens du peuple mais plutôt des journalistes, des politiques... Bref, des gens qui n’auront pas à souffrir directement des conséquences du Brexit.

Entretien réalisé par Angélique Schaller

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