Fil info
10:32Mussidan : On n'appelle pas sa copine "petite", même par SMS -> https://t.co/5iO2csQ3xU
05:36Bergerac : Dandinement jusqu'à Périgueux -> https://t.co/XJFptXY8oF
17:02Bergerac : Ce soir, c’est Suzane qui est concert et c’est gratuit ! -> https://t.co/rEf4QIHVv9
16:51RT : | ♻️ La rentrée approche et vous souhaitez vous équiper ? 🤝 Développée par Limoges Métropole, utili… https://t.co/AxCI2QdOOh
16:50RT : Je suis co-signataire de cette lettre initiée par . Nos ports doivent s’ouvrir à l’accueil des migrants e… https://t.co/U2cUwTKTGj
16:49RT : POUR NE PAS OUBLIER / NOT TO BE FORGOTTEN; il y a 20 ans, le 17 août 1999, 5 sapeurs-p… https://t.co/ox7GKoiBER
15:05RT : Si ma vaillante petite moto arrive à gagner le Plateau des Mille Vaches, arrivée prévue ce dimanche matin. Hâte hât… https://t.co/dS3vK5atAV

Le Berry, une terre de woofing ?

Des volontaires sont accueillis dans des fermes afin d'acquérir des méthodes d'agriculture ou d'élevage biologiques en échange d'une aide bénévole. Cette pratique se développe dans le département.

Paul et Louis passent dix jours dans le Berry.
Les deux frères, âgés de 19 et 22 ans, sont étudiants en écoles de commerce. Ils vivent à Paris même si, cette année, Louis a poursuivi son cursus à Pékin. Tous deux sont donc venus se mettre au vert mais pas vraiment pour se reposer. Paul et Louis sont en effet des « woofers » : des volontaires qui, en contrepartie d’un coup de main bénévole, vont découvrir des pratiques respectueuses de l’environnement. Ils ont planté leur tente à la ferme des Myosotis à Celon et partagent la table de leurs hôtes, François et Nathalie Grauss.
Sur wwoof.fr, l’une des principales plateformes dédiées à ces séjours actifs, la ferme des Myosotis est l’un des six lieux à accueillir des woofers dans l’Indre. François et Nathalie Grauss ont vécu une vingtaine d’années à Paris. Jusqu’au jour où ils ont eu envie d’autre chose. « Je suis natif de Normandie, j’avais envie de retrouver une vie naturelle, d’être en accord avec mon environnement. Paris m’était devenu de plus en plus insupportable », explique François. De son côté, Nathalie, comédienne, s’était tournée vers le jardinage suivant une formation sur l’agriculture biologique dispensée par la ferme de Sainte Marthe en Sologne.
Le choix du Berry n’est pas un complet hasard, Nathalie étant originaire de Vatan. C’est au sud d’Argenton-sur-Creuse, en pleine campagne, qu’ils ont trouvé leur bonheur : une ancienne ferme avec deux hectares de terres. Ils se sont installés ici en 2016 avec le soutien de l’ADAR-CIVAM et ont retroussé leurs manches. Ils ont transformé une ancienne étable en habitation et créer un gîte, ouvert en début d’année, dans l’ancienne partie habitation. S’il est équipé d’une salle de bain et de WC classiques, deux toilettes sèches ont aussi vu le jour.
Sur leur terrain, ils ont installé deux grandes serres dans le cadre de chantiers participatifs. Dans l’une, ils font pousser des tomates, des courges, des physalis, des melons... Dans l’autre, ils ont aménagée une bergerie avec du bois de récupération pour les moutons qui en cette chaude après-midi font la sieste à l’ombre d’une haie. Non loin, il y a aussi un poulailler avec deux canards et quatre poules qui assurent l’approvisionnement en œufs.
Dans la partie haute d’un ancien champ, François et Nathalie ont entrepris de créer un verger mais la sécheresse leur complique beaucoup la tâche. Dans la partie basse a pris place un potager et un jardin mandala, ces jardins inspirés de la tradition indo-tibétaine, en forme de pentagramme. Une mare fait le bonheur des grenouilles et des libellules.
« On travaille la terre en permaculture. Notre objectif est d’être le plus autonome possible en fruits et légumes tout en favorisant la biodiversité », précisent François et Nathalie.
Depuis 2018, ils accueillent donc des woofers. « Cela permet d’échanger et de partager et aussi d’avoir des bras en plus pour faire des choses », résume François. « Moi, j’aime transmettre. Alors c’est un bon test pour ma pédagogie », poursuit Nathalie. Car le couple a créé une association afin d’organiser ici des stages de jardinage écolo, corporel, mime, théâtre... Les idées ne manquent pas !
Durant leur séjour, Louis et Paul seront associés à différentes tâches : biner, décompacter la terre, désherber (mais pas n’importe quelles herbes !), pailler, arroser... « Ils sont en demande, c’est bien agréable », se réjouit François. Mais leur séjour sera aussi l’occasion de découvrir la région : l’église du Menoux, le village de Gargilesse ou encore la plage de Montcocu. Et de rendre visite à des voisins inscrits dans une même démarche histoire d’élargir l’éventail de ce qu’ils vont pouvoir engranger.
Des vacances très actives donc mais qui semblent parfaitement convenir à Paul et Louis.

nike air max 2019 basketball

Le woofing c'est quoi ?