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21:54 L’ dans tous ses états: https://t.co/npjyHB909b
21:37 Merci. Le Pont Saint Chrétien Chabenet dans l’Indre, département où j’ai eu la chance de travailler pend… https://t.co/oXJrlcTpXJ
18:10 Rire
18:06 Merci bien, hein ! Tout le monde en nervous breakdown.
17:59 Bonjour huber
15:46 Ca risque pas de s'arranger avec une uberisation du travail.

Les syndicats alertent sur la fermeture des centres des impôts

Après que l’annonce eut fuité dans nos colonnes (voir notre édition de mardi), les syndicats apportent des précisions sur le projet de réorganisation des Finances publiques dans l’Indre.  
Dans notre édition de mardi, nous annoncions la fermeture de la trésorerie du Blanc. L’information n’était pas complète. En réalité, ce sont six trésoreries qui devraient fermer dans l’Indre d’ici 2022. Au Blanc, le centre des Finances publiques sera toujours en place, mais ne recevra plus de public et s’occupera uniquement des finances des collectivités à partir de 2021, voire 2022. D’ailleurs dans l’Indre, seule la trésorerie de Châteauroux sera désormais apte à recevoir le public.
L’administration met en avant la création « d’accueil de proximité » pour pallier cette désertification programmée, un terme flou qui cache une réalité : l’absence d’agent des Finances publiques pour répondre aux questions. « C’est présenté comme des structures pérennes mais en fait, ce sera un local avec un agent des collectivités territoriales qui répondra à toutes sortes de questions administratives (CAF, impôt,...), explique Sylviane  Renaud (FO).  Il n’y aura aucun agent des Finances publiques. La personne ne pourra donc pas répondre aux questions précises (dégrèvement, déclaration,..) ni même être habilitée à prendre des décisions. Ils ne seront que des relais. Elle ne fera que prendre rendez-vous pour l’usager qui devra se rendre à Châteauroux. C’est une dégradation du service public. »
De 23 trésoreries en 2000, l’Indre n’en comptera donc plus que trois en 2022, dont deux fermées au public. Tous les services aux entreprises seront transférés à Issoudun et la trésorerie hospitalière à la Châtre. Au-delà de ces fermetures, ce sont aussi les effectifs qui devraient être réduits d’un tiers en trois ans, passant de 300 à 200 agents en 2022. Ils étaient 600 en 2000. « Le but de cette réforme est de supprimer l’emploi et à terme de faire disparaître les Finances publiques, estime Sebastien Maugrion (CGT). C’est un plan social public qui ne dit pas son nom. » Pour Marie-Noëlle Lechaux (Solidaires), « on abandonne tout un pan entier de la population. On n’est pas contre les réformes mais là, on est face à une suppressionn du service public ».
Florent Renaudier