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Faux attentat mais vrai exercice

Les forces de l’ordre ont mené ce jeudi matin une suite de manœuvres dans le cadre d’une simulation d’attentat avec prise d’otages, dans le centre-ville de Châteauroux. Une mise en situation qui leur permet de travailler les bons réflexes et les bons gestes.
A 9 h, hier matin, rue Jacques Sadron, dans le centre-ville de Châteauroux, des coups de feu ont retenti. Les voisins auraient pu être paniqués, sauf qu’ils avaient été prévenus : tout ceci est un exercice mis en place par les forces de l’ordre dans le cadre d’une formation continue au risque terroriste.
Environ 90 personnes étaient mobilisées pour participer à cette simulation, policiers, policiers municipaux, pompiers... « Actuellement, nous sommes sous menace terroriste permanente donc il faut s’entraîner, explique le commissaire-divisionnaire Michel Cassagne, directeur départemental de la sécurité publique. Les gars ne sont pas au courant de ce qui va passer et le but, c’est qu’ils réagissent et apprennent au fur et à mesure de l’évolution du scénario.»
Prise d’otages à l’ex-CPAM
L’opération s’est déroulée dans des conditions réelles, selon les délais de réaction de chacun. Dès 9 h, une personne, visage cagoulée, s’est présentée avec une arme à la boulangerie Touratier. Après avoir agressé verbalement et tiré sur le boulanger, elle s’est dirigée vers l’ex-bâtiment de la caisse primaire d’assurance maladie (aujourd’hui désaffecté, mais occupé dans le scénario) pour s’y réfugier, tout en blessant deux passants. Rapidement, les premières forces de l’ordre arrivent sur place, et, tout en avancant en colonne, sécurisent le périmètre pour que les pompiers puissent prendre en charge les blessés. Leurs collègues de la police municipale sont, eux, chargés de fermer les accès aux rues environnantes. L’assaut est donné environ quarante minutes plus tard et les otages libérés au fur et à mesure de l’avancée des membres de la BAC (brigade anti-criminalité) dans des locaux très complexes. Le terroriste est finalement abattu.
Pour accompagner cette simulation, vingt-trois personnes ont accepté de participer en tant que figurants sur la manœuvre, dont six ont été virtuellement tuées. « Même si c’est un exercice, les coups de feu, les victimes qui crient, les morts quand il y en a, sont des situations éminemment stressantes et le fait de s’entraîner plusieurs fois par an à gérer ce type de situation est une manière aussi de gérer le stress et d’agir toujours professionnellement », rappelle Bruno Mouget, directeur de cabinet du préfet, présent pour suivre l’exercice.
La simulation terminée, un débriefing a été mené dans la foulée. Un second est prévu après analyse plus poussée du déroulé de l’opération. Mais pour le commissaire-divisionnaire Michel Cassagne, le bilan est positif, d’autant plus que ce genre de situation est bien éloigné du quotidien de ses hommes. « Aujourd’hui, le métier a changé, les équipements aussi. Ici, nous sommes avec la police de Châteauroux, pas le RAID, mais il faut quand même qu’ils soient en capacité d’agir très vite en cas de menace directe. L’enjeu est dans l’acquisition de ce savoir-faire. » De tels exercices sont régulièrement organisés, environ deux fois par an, dans des conditions chaque fois différentes.
Morgane Thimel

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