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Un ministre pour refermer le grand débat dans l’Indre

Alors que le grand débat national s’achève officiellement aujourd’hui, Marc Fesneau, ministre en charge des relations avec le Parlement, s’est invité ce jeudi à une réunion de maires à Coings.

Les visites ministérielles se succèdent ces derniers jours dans l’Indre. Ce jeudi, Marc Fesneau, ministre en charge des relations avec le Parlement, a participé à une réunion d’élus des deux association (maires de l’Indre et maires ruraux) à la salle des fêtes de Coings. Des élus qui lui ont fait remonter leurs griefs dans le cadre du grand débat national.
Le monde rural, Marc Fesneau connaît bien, lui qui a été maire de Marchenoir, une petite commune de 650 habitants dans le Loir-et-Cher voisin, et dont il est toujours conseiller municipal. Accueilli par la chanson de Gauvain Sers,  Les Oubliés, qui décrit un village à l’abandon, il esquisse un sourire. « Je suis d’accord avec ce qui est dit dans cette chanson mais quand tu l’écoutes, tu as plus envie d’aller en ville. Ce qu’on porte de nos territoires, c’est un peu déprimant. Il faut aussi que l’on porte un optimisme rural », estime-t-il.
Mais pas facile d’être optimiste quand on se heurte toujours aux mêmes problèmes et que ceux-ci ne trouvent pas de solutions. Et que les solutions venues d’en haut sont aussi loin des réalités du terrain. Exemple : on pourrait imposer aux communes un seul point de ramassage scolaire pour celles qui n’ont pas d’école...
« La première question qu’une entreprise me pose, c’est : “Vous avez internet ?” » raconte Patrick Gargaud, maire de Langé. La fibre passe pourtant dans son village... mais on ne peut pas s’y raccorder. 70 % du territoire est raccordé au très haut débit, mais que fait-on pour les 30 % restants ? Serge Descout, président du Département, se dit confiant dans l’avenir « mais il faut nous aider à résoudre nos handicaps ». Des propositions sont avancées comme celle de créer des zones franches en milieu rural pour y ramener des actifs et donc de la vie.
Pour Vanik Berbérian, président de l’Association des maires ruraux, « il faut faire davantage confiance aux territoires : si les choses sont décidées d’en haut et imposées, ça ne marche pas. Exemple : les 80 km/h. » Les élus ont aussi redit tout le mal qu’ils pensent de la loi NOTRe qu’ils aimeraient voir abroger.
À l’approche des élections municipales, les élus s’inquiètent du renouvellement, notamment avec la perspective évoquée d’une parité qui s’appliquerait également aux communes de moins de 1000 habitants. « Est-ce que l’on veut que la France de demain soit dirigée par des retraités ? Si ce n’est pas le cas, il faut revoir le statut de l’élu », s’inquiète Gilles Touzet, maire de Prissac. « Pour que des personnes s’engagent, il faut qu’elles aient un sentiment d’utilité », lui répond Marc Fesneau.
Au terme de ce grand débat national, Laurent Laroche, le maire de Bélâbre, juge que « les attentes sont fortes et qu’il va falloir apporter des réponses même si on ne peut pas résoudre tous les problèmes d’un coup ».
Vanik Berbérian a remis au ministre les contributions départementales. Marc Fesneau a salué le travail qui a été accompli. Face aux critiques formulées à l’encontre de l’Etat, il a réagi : « L’État n’est pas imparfait par nature. Il y a besoin d’un Etat qui soit plus un accompagnateur et un facilitateur. » Il a aussi dit qu’on ne pouvait pas laisser tout faire, comme de construire en zone inondable.
Et c’est par un « Vive la ruralité » qu’il a clos son intervention avant de repartir précipitamment pour Paris pour une réunion en soirée avec le Premier ministre.
JMD