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Cent jours en 2018 avec au minimum 25°C

Bilan climatique

L’année 2018 a été la plus chaude dans l’Indre depuis 1893, date des tout premiers relevés, à l’image de ce qui été observé au plan national.
Didier Labat, de la station Météo France de Bourges, nous dresse le bilan climatique de l’année écoulée. Des relevés de températures sont effectués à Châteauroux depuis la fin du XIXe siècle, elle fait, à ce titre, partie de la quinzaine de villes qui servent de références pour établir les moyennes nationales en raison du recul, de la « profondeur » disent les météorologues.
En 2018, la température moyenne a été de 13° C, c’est 0,2°C de plus qu’en 1893. La tendance se confirme donc : sur les vingt années les plus chaudes depuis cette date, neuf se situent après l’an 2000. Durant 100 jours, on a connu des températures égales ou supérieures à 25°C, soit dix de plus qu’en 2003, l’année de la canicule meurtrière. Par contre, le nombre de jours – 35 – où l’on a atteint ou dépassé les 30°C est identique.
L’année a d’ailleurs débuté sous le signe de la douceur avant un gros coup de froid en février avec de fortes gelées. Les températures ont été de 2,8°C inférieures aux normales saisonnières. Au printemps, on a, par contre, retrouvé des températures normales pour la saison. À partir de la mi-juin, le thermomètre s’est mis à grimper : + 2,1°C par rapport aux normales saisonnières. Des températures estivales qui se sont prolongées... jusqu’au 25 octobre. On a connu du 24 juillet au 8 août une période de grosses chaleurs (dont cinq ou six jours de canicule au sens strict du terme) avec un pic enregistré à Châteauroux, à 36,3° C le 26 juillet.
Fin octobre, les températures ont dégringolé brutalement : en l’espace de quelques jours, on est passé de l’été à l’hiver sans transition avec même quelques flocons sur l’est du département dans la nuit du 29 au 30 octobre. Les seuls de l’année avec ceux de février. 2018 n’aura pas été marquée, comme d’autres années, par de gros épisodes hivernaux. La fin d’année a, elle, été plus conforme aux normales saisonnières, avec un petit degré de plus, toutefois, en novembre.
Avec l’extrême douceur, la sécheresse dont ont été victimes les agriculteurs est l’une des caractéristiques de 2018. Pourtant, sur le cumul de l’année, le déficit de pluviométrie n’est pas si marqué : entre 5 et 10 % par rapport à la moyenne. Janvier a même été le mois de janvier le plus plus arrosé depuis 1893 ! Mais à partir de mai, le temps a été très sec et, si le mois de juin a été normalement humide, cette sécheresse s’est poursuivie jusqu’en novembre avec des déficits de 50 à 60 % de juillet à septembre. C’est donc la durée de cet épisode qui a été exceptionnelle.
Pour finir, on n’a pas connu de gros coups de vent en 2018 à l’exception des 1er et 16 janvier où le vent a soufflé à plus de 100 km/h et le 3 avril à plus de 90 km/h causant quelques dégâts.