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Désert médical : les élus divisés sur la méthode ?

Les élus PS au conseil départemental ont lancé en février une pétition favorable à des mesures qui obligeraient les médecins à s’installer dans les zones déficitaires. Ils dénoncent une certaine ambiguïté du président Descout dans ses propos.
Lancée fin février, la pétition des élus de gauche au conseil départemental a recueilli à ce jour 2647 signatures. Le texte reprend celui d’une motion votée à l’unanimité par les élus du Département. Face à la pénurie grandissante de médecins, les élus socialistes estiment qu’il n’y a pas d’autre solution que de contraindre les professionnels à venir s’installer dans l’Indre.
Cette pétition a été adressée aux 244 communes du département. La plus grande partie des signatures ont été recueillies en mairie, d’autres sur le marché d’Issoudun : pas moins de 800 en deux jours !
Hier, un point a été fait avec la presse locale. Les élus de gauche vont transmettre ces feuilles à la commission d’enquête qui planche actuellement sur le sujet à l’Assemblée nationale « pour faire avancer le débat ». Ils vont également profiter de la venue jeudi à Issoudun du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, pour l’informer des résultats de cette pétition.
Dans ce contexte, ils se disent surpris des récentes déclarations du président du Département, Serge Descout, qui, récemment, face à des internes en médecine, a dit préféré « la séduction » à « la coercition ». « Nous trouvons sa position ambigüe, nous avions compris qu’il était pour une obligation d’installation comme il l’avait déclaré lors de l’assemblée générale des maires de l’Indre » explique Michel Bougault, chef de file de l’opposition. « De telles déclarations affaiblissent la position des élus visi-à-vis du gouvernement » estime pour sa part Jean Petitprêtre.
Les élus de gauche regrettent par ailleurs de ne pas être associés à ces rencontres co-organisées par le Département et l’agglomération de Châteauroux.
Toujours sur le sujet de la santé, ils disent « apporter un total soutien à la population blancoise qui se bat pour le fonctionnement de son hôpital, à la fois la chirurgie et la maternité ». Pour eux, il y a « une nécessité géographique » à maintenir ces services compte tenu de la spécificité territoriale.
La santé mais aussi...
Cette rencontre avec la presse a également été l’occasion d’évoquer d’autres sujets d’actualité. Le passage aux 80 km/h au 1er juillet : « une aberration » selon eux sur certaines routes comme entre Châteauroux et Issoudun. Le contrat financier avec l’Etat, à l’ordre du jour de la session de vendredi, considéré comme « un retour trente ans en arrière » car il « remet en cause la loi sur la décentralisation de 1981 ». Et enfin, ils déplorent la « frilosité » du président du Département à verser 90 000 euros en faveur de nouvelles lignes passagers sur l’aéroport de Châteauroux.