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Hermès, en attendant le président jupitérien

Attendu ce jeudi dans l’Indre, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, doit rencontrer cet après-midi les acteurs locaux pour évoquer avec eux la situation agricole. Mardi, le syndicat des jeunes agriculteurs  (JA) avait invité la presse à découvrir une exploitation récemment reprise, l’occasion de connaître les attentes de cette visite ministérielle.
Installé depuis un an avec son père dans le canton d’Ecueillé, Victor Morin recevait mardi sur son exploitation élus et acteurs du monde agricole pour raconter son parcours à l’installation. En regroupant la ferme de son père et la sienne, il a pu constituer un GAEC de 145 vaches laitières et de 375 ha de terre où sont cultivés du blé, de l’orge, du colza, du maïs, du trèfle et des légumineuses. La traite s'opère de manière totalement mécanisée, avec l’aide de robots et la production est commercialisée sous la marque « C’est qui le patron ? », l’une des plus fortes progressions de vente de ces dernières années.
une occasion manquée
Pour Mathieu Naudet, le président des JA, l’important est de promouvoir l’installation. « Dans le contexte agricole compliqué que nous connaissons, il est important de montrer que des jeunes se retroussent les manches et croient encore au métier. Même dans un secteur qu’on dit perdu, des jeunes s’installent et veulent maintenir la production laitière française. » Aujourd’hui, le syndicaliste attend peu du ministre. « On veut déjà lui montrer que tout ne va pas aussi bien qu’ils peuvent le penser au ministère. Le gouvernement Macron ne prend pas les bonnes décisions. Par exemple, ils misent tout sur le bio mais ne financent pas les enveloppes. Ils interdisent le gaucho ou le glyphosate mais ne fournissent pas d’alternative. De plus, cela aurait été bien que le ministre visite une ferme, qu’il voie comment leurs décisions tuent les petits départements comme le nôtre. »
Présent pour la visite d’exploitation, Serge Descout, le président du conseil départemental, attend ce premier bilan gouvernemental avec des questions. « Trois sujets nous préoccupent particulièrement : le numérique, la mobilité et la désertification médicale. J’avais notamment des questions pour la ministre de la santé mais comme elle a annulé au dernier moment... Aujourd’hui, il reste 142 médecins dans l’Indre. Qu’est-ce qu’on fait ? Si on n’a pas de décision de l’Etat, on n’y arrivera pas. La situation est intenable. Pour les kinés, les infirmiers et les pharmacies, on a bien réussi, pourquoi pas pour les médecins ? »
Comme déjà annoncé, après Stéphane Travert, c’est le président Macron qui devrait venir dans l’Indre. La date n’a pas encore été confirmée.