Fil info
21:54 L’ dans tous ses états: https://t.co/npjyHB909b
21:37 Merci. Le Pont Saint Chrétien Chabenet dans l’Indre, département où j’ai eu la chance de travailler pend… https://t.co/oXJrlcTpXJ
18:10 Rire
18:06 Merci bien, hein ! Tout le monde en nervous breakdown.
17:59 Bonjour huber
15:46 Ca risque pas de s'arranger avec une uberisation du travail.

Un devoir de mémoire pour tous

Saint-Paul d'Eyjeaux

Après l’inauguration du sentier de mémoire à Saint-Paul-d’Eyjeaux le 14 juin 2014, la commune réitère son devoir de mémoire en organisant la fête de la fraternité, qui se tiendra les 15 et 16 juin prochains

 

Pour célébrer le 75e anniversaire de la libération du camp de séjour surveillé, la mairie de Saint-Paul-d’Eyjeaux organise, avec l’association AFMD (Amis de la fondation de la mémoire de la déportation), la fête de la fraternité afin de perpétuer le devoir de mémoire.

En effet, sous le régime de Vichy, Saint-Paul-d’Eyjeaux ainsi que Nexon et Saint-Germain-les-Belles étaient connus pour leurs camps d’internement créés sous le régime de Vichy par le Maréchal Pétain. C’est dans ces lieux que les « indésirables vichyssois » étaient enfermés. En ce qui concerne le camp de Saint-Paul-d’Eyjeaux, il était destiné à la rétention et à l’isolement des opposants politiques tels que les Résistants, les communistes ou anarchistes. Il pouvait accueillir jusqu’à 1 000 détenus. En 1941, ce camp, ainsi que celui de Nexon, ont servi à la déportation de plus de 250 opposants politiques vers l’Algérie, dont 4 haut-viennois et 2 brivistes. De plus, dans le camp de Saint-Paul-d’Eyjeaux, se trouvaient des figures emblématiques de la Résistance telles que Jean Cavaillès. Ce n’est que le 11 juin 1944 que le camp a été libéré avant d’être utilisé pour les prisonniers de guerre allemands.

En 2014, pour le 70e anniversaire de la libération du camp, a été inauguré le sentier de mémoire. Un chemin retraçant l’histoire du camp pour « ne pas enfouir la mémoire » précise Claude Bérody, président de l’AFMD. C’est également l’objectif de la fête de la fraternité : « Il faut rendre l’histoire vivante pour les plus jeunes, continuer de la faire vivre » explique Josiane Rouchut, maire de la commune de Saint-Paul-d‘Eyjeaux. « Nous repartirons de l’histoire du camp pour arriver à l’histoire d’aujourd’hui » souhaite Guy Perlier, historien et membre de l’AFMD. En effet, une discussion sur les migrations le samedi complétera la randonnée historique du camp du dimanche. Ainsi la fête de la fraternité ne constitue pas uniquement une commémoration, mais sert de réflexion autour de l’oppression politique. Un moyen de faire réagir autour des réfugiés fuyant la guerre encore aujour-d’hui. C’est donc un devoir pour tous de comprendre et d’accompagner les réfugiés de guerre en se souvenant du passé. La fraternité ne se limite pas à nos parents ou nos grands-parents qui ont subi la Seconde Guerre mondiale, mais elle s’ouvre à tous pour revivre leur histoire et comprendre celle des réfugiés politique d’aujour-d’hui. « Cette fête est un militantisme humaniste» conclut Claude Bérody. Cet événement sera animé tout au long du week-end par différents concerts : l’Ateneo Republicano, le Gospel Fusion ou encore la chorale des résistances sociales. L’entrée est gratuite, seuls les repas de samedi soir et dimanche midi sont payants.

roxanne guillaume

Fête de la fraternité, samedi 15 et dimanche 16 juin, salle des associations et hall de la salle des fêtes, à Saint-Paul.

 

Légende photo : Les membres de l’AFMD et la maire de Saint-Paul-d’Eyjeaux ont présenté la fête de la fraternité.