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15:46 Ca risque pas de s'arranger avec une uberisation du travail.

Marche pour le climat, 2500 personnes à Limoges

C’est une belle manifestation de quelque 2 500 personnes qui a eu lieu samedi matin à Limoges dans le cadre de la marche pour le climat. Un mouvement qui monte en puissance et n’en restera pas là.

«Les Etats doivent comprendre qu’il faut enfin bouger. Le capitalisme et le productivisme sont incompatibles avec l’écologie.»

Ainsi parle Martine, militante dans de nombreuses associations qui œuvrent pour le climat. Présente samedi matin devant la mairie de Limoges, Martine s’inquiète un peu car elle trouve qu’il n’y a pas assez de monde. Elle changera vite d’avis car au fil des minutes, la vague grossit et envahit toute la place Léon-Betoulle jusqu’au parvis de la mairie.

La manifestation est colorée, les participants sont jeunes, moins jeunes et les plus anciens sont là aussi. Les slogans fleurissent comme bourgeons au printemps «Armistice économique pour une issue écologique», «Changeons avant de disparaître», «Justice sociale et climatique» «Fin du monde, fin du mois, même combat»...

«On nous dit qu’il n’y a pas l’argent pour agir, mais l’argent, il faut aller le chercher là où il est et taxer les transactions financières» lance un manifestant qui martèle qu’il n’y a pas assez d’efforts faits sur le renouvelable.

Martine revient sur la taxe carbone «on l’a mise en place sans proposer d’alternatives!» Et puis le climat, c’est aussi le transport. «Il faut améliorer les trains du quotidien» explique un membre du comité régional de vigilance citoyenne qui avait installé un stand au champ de Juillet dans le village des alternatives.

«Un pacte social et écologique, l’un ne va pas sans l’autre» embraye une autre manifestante.

Martine parle aussi de la «rénovation écologique des bâtiments qu’ils soient publics ou privés. On doit prévoir des aides pour les particuliers, sinon ils ne pourront pas faire les travaux. C’est une question de choix politiques.»

Faisant référence à la manif de la veille, la grève des jeunes pour le climat, Martine s’enthousiasme. «C’est génial, c’est notre génération qui a raté la transition, les jeunes la réussiront.»

Un petit livre blanc, recensant 12 points a été remis au maire de Limoges, Emile Roger Lombertie présent devant la mairie. Ce rapport demande notamment d’encourager les circuits courts, de rouvrir les petites lignes ferroviaires régionales, de lancer un programme de rénovation thermique des bâtiments, de limiter la dépendance du tout-routier, de développer les énergies renouvelables, des pistes cyclables sécurisées...

«La protection de l’environnement, ça relève plus du devoir de chacun. Il s’agit de changer de comportement plutôt que de manifester. Pour le climat, ce sont des actes au quotidien qu’il faut, la manif c’est se donner bonne conscience, une fois» lançait le maire aux quelques manifestants dubitatifs qui l’entouraient. Le maire qui a aussi évoqué des réglementations «qui nous bloquent.»

Puis le cortège, imposant, a quitté le quartier de la mairie, direction le champ de Juillet.

«Plus chaud, plus chaud, plus chaud que le climat» scandaient les manifestants. Au champ de Juillet, le village des alternatives accueillait Alternatiba, Terre de liens, Attac, la grainothèque, véli-vélo, la citoyenne solaire, Campus à cultiver, Géosphère, Agrobio 87 et un concert des Ejectés, pour lequel, si on voulait avoir le son, il fallait pédaler pour produire l’énergie. Et oui, les manifestants pour le climat avaient été privés de courant. Mais qu’importe, l’ambiance était là.

 

- «Comprendre le changement climatique», une conférence-débat organisée mardi 26 mars à 20h, Maison du temps libre à Limoges, avec Michel Galliot, climatologue.

 

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