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L'aide médicale d'Etat menacée, la santé publique en danger

Dans un communiqué, un collectif d’associations prévient que le gouvernement envisage de détricoter un dispositif essentiel de santé publique : l’Aide médicale d’état (AME) qui garantit actuellement la prévention et l’accès aux soins des personnes étrangères sans papier ou en situation précaire de séjour.

Comme le rappelle Le Monde dans son édition du 1er août dernier, le candidat à la présidence de la République Emmanuel Macron avait pourtant clairement dit qu’il ne reviendrait pas sur l’AME. Mais visiblement, le vent aurait tourné : «Signe qu’une réflexion agite le gouvernement, un rapport a été commandé à l’inspection générale des finances (IGF) et à l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le sujet. Lancée cet été, elle doit rendre ses conclusions en octobre, au moment de l’examen parlementaire du budget de l’état» peut-on lire dans le quotidien.

C’est ainsi que plusieurs associations (1) se sont réunies pour demander à Macron de respecter son engagement de campagne, surtout que, pour elles, «l’AME est essentielle à plusieurs titres. En premier lieu, pour la santé des personnes bénéficiaires, dont les conditions de vie souvent précaires sont responsables d’une plus grande exposition aux risques de santé. Restreindre l’AME est un non-sens en termes de santé publique. Il serait impensable que le gouvernement poursuive dans cette voie et décide de mettre en danger la santé de personnes déjà vulnérables sur notre territoire. Par ailleurs, puisque l’AME favorise le diagnostic et la prise en charge de maladies transmissibles ou contagieuses, c’est l’ensemble de la population qu’elle protège».

Les associations tentent également d’expliquer que ce dispositif est loin d’être un coût pour la société. Au contraire, L’AME «représente un intérêt budgétaire. En effet, en évitant que l’état de santé de ces populations ne s’aggrave, l’AME limite l’engagement de dépenses de santé majorées dues aux risques de complications médicales et protège les finances hospitalières. Elle fait partie intégrante du système de santé solidaire, que sa disparition menacerait».

Pour un représentant local de La Cimade (association de soutien aux migrants), «les gens ne viennent pas en France pour être en situation irrégulière, ni pour toucher les alloc !» Précisant bien que l’AME est la seule aide sociale pour les personnes en situation irrégulière, sa suppression serait dramatique : «Par exemple, ceux qui ont la tuberculose ne se feront plus dépister et risqueront de contaminer d’autres personnes. Et toutes les familles qui arrivent avec des enfants... ça veut dire qu’on ne va plus soigner les gosses ?»

Selon Le Monde, «un peu plus de 300 000 personnes bénéficient de l’AME, pour un budget annuel avoisinant le milliard d’euros. Elle couvre un panier de soins médicaux et hospitaliers réduit (médecine générale et spéciale, frais de soins dentaires, frais d’hospitalisation, analyses, vaccinations obligatoires, examens de dépistage…).»

Johan Detour

  1. Actup Paris, Association des familles victimes du saturnisme, Aides, Association pour la recherche, la communication et l’action pour l’accès aux traitements SIDA, La Cimade, fédération des acteurs de la solidarité, Dom asile, Médecins du monde, Médecins sans frontières, SOS hépatites, Sidaction, Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux.

 

Photo : L’Aide médicale d’état dans le collimateur... de l’état.