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La Sécu, variable d’ajustement

L’ensemble des caisses nationales de sécurité sociale, réunies en octobre dernier pour donner un avis sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, l’ont massivement rejeté. Pour les syndicats, ce projet marque une rupture fondamentale avec les principes qui ont gouverné jusqu’à présent la sécurité sociale. Il remet en cause l’un des principes essentiels sur lequel s’est construite cette dernière : l’autonomie des finances sociales à l’égard du budget de l’Etat. Cette séparation entre finances publiques et finances sociales était notamment garantie jusqu’à présent par le principe de compensation par l’Etat des exonérations de cotisations sociales. Il avait déjà été mis en cause par la loi de programmation des finances publiques 2018/2022, qui prévoyait une affectation des excédents des administrations de sécurité sociale au budget de l’Etat.

Le secrétaire départemental de FO Haute-Vienne, Serge Rozier, estime qu’il «ne devrait pas y avoir de trou de la sécurité sociale, elle devait au contraire être excédentaire, si les cotisations pour la sécu allaient bien à la sécu. Depuis plusieurs décennies, l’Etat réduit les cotisations et vide les caisses». Il ajoute «Macron est allé encore plus loin en supprimant les cotisations sociales des salariés, leur donnant ainsi l’illusion qu’ils sont gagnants puisque leur fiche de paie augmente très légèrement, mais ce qu’il faut aussi mettre en parallèle, c’est que les mutuelles augmentent, elles aussi, leurs tarifs». Pour Serge Rozier, l’objectif du gouvernement est de privatiser la protection sociale. «En se défaussant, l’Etat veut détruire la sécurité sociale. Comme d’autres avant lui, on note aussi que ce gouvernement veut la fin du paritarisme, s’il n’y a plus de sécurité sociale, il n’y a plus besoin de représentants syndicaux. Les impôts serviront à couvrir un minimum de prestations sociales, et on n’aura plus rien à dire. Les recettes fiscales comptent pour plus de 45%, les cotisations patronales, qui demeurent une part de salaire différé, pour 40% et les cotisations salariales pour 10%». La réforme des retraites est d’ailleurs pour lui un bon exemple : «Ceux qui ont une carrière longue pourraient partir à 60 ou 62 ans en acceptant une diminution du 10% de leur complémentaire de retraite ou faire 1 an supplémentaire pour toucher la pension complète, les autres devront travailler jusqu’à 63 ans. L’âge légal de départ reste à 62 ans, mais à ces conditions, il est évident qu’avec une retraite minorée, la plupart iront jusqu’à 63 ans. A FO, on pense que l’objectif final est d’aller vers une retaite à 67 ans, comme la moyenne européenne.» Il ajoute, «il s’agit ici d’un choix de société et clairement ce choix favorise les plus riches, on va vers un système de privatisation de la sécurité sociale. La population n’a pas encore conscience des conséquences, mais son reveil va être douloureux».

un problème de recettes pas de dépenses

«On ne peut être surpris, tout est fait pour qu’il y ait «un trou de la sécu» explique Joël Ratier, élu PCF à Saint-Junien (87), président de la communauté de communes porte océane du Limousin.

«Les exonérations de cotisations, ce sont autant de recettes en moins pour la sécurité sociale. Quand on la prive de son financement, bien sûr, elle n’est plus à l’équilibre. Elle subit depuis des années la double peine, allégement des cotisations, un haut niveau de chômage sans oublier qu’elle a dû contribuer au redressement des finances publiques.»

Pour Joël Ratier, la sécu sert de «vache à lait alors que c’est un outil irremplaçable de la solidarité. A condition de ne pas la priver de recettes. Les richesses créées par les salariés doivent leur permettre d’être protégés et soignés» poursuit l’élu qui rappelle qu’il faut rester «très vigilant, car la sécurité sociale est un filet de sécurité important. Si notre niveau de pauvreté est moins élevé qu’ailleurs, on le doit à notre niveau de sécurité sociale. La sécu amortit les politiques libérales, mais combien de temps si on continue ces politiques?

La sécu ne souffre pas d’un problème de dépenses, elle a un problème de recettes. On crée artificiellement un trou pour justifier tous les reculs qui se préparent. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Si les entreprises cotisaient normalement, il n’y aurait pas de souci d’équilibre financier.»

 

Légende photo: La sécurité sociale, telle que voulue par Ambroise Croizat et le CNR, survivra-t-elle ?