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21:54 L’ dans tous ses états: https://t.co/npjyHB909b
21:37 Merci. Le Pont Saint Chrétien Chabenet dans l’Indre, département où j’ai eu la chance de travailler pend… https://t.co/oXJrlcTpXJ
18:10 Rire
18:06 Merci bien, hein ! Tout le monde en nervous breakdown.
17:59 Bonjour huber
15:46 Ca risque pas de s'arranger avec une uberisation du travail.

Installation : le pari de la reprise pour renouveler les générations

Mardi, le syndicat des Jeunes Agriculteurs avait donné rendez-vous chez Marc Piot, éleveur bovin récemment installé dans le Boischaut Sud, pour montrer l’importance de l’installation et le besoin de renouvellement des générations.
Avec près de 2,5 départs en retraite pour une installation, l’agriculture indrienne s’inquiète pour son avenir. « Ce qui manquera le plus, c’est de reprenants, estime Christophe Périgord, responsable du service installation à la chambre d’agriculture. On constate environ 150 départs chaque année. Il faut donc attirer les jeunes à reprendre des exploitations. »
En 2018, 52 installations ont été accompagnées*, un chiffre bien meilleur qu’en 2016 (23 installations), une catastrophe pour le tissu agricole à l’époque. « On retrouve actuellement les chiffres qu’on a connus il y a dix ans, reprend le chef de service, mais il y a vingt ans, c’était plus de 80 installations accompagnées chaque année. » Si la vitesse de croisière n’est donc pas encore atteinte, la dynamique est enclenchée, grâce notamment au soutien des pouvoirs publics et de la chambre d’agriculture. « Les aides disponibles dans l’Indre sont enviées par pas mal de régions », souligne le chef de service.
Installé depuis août 2018 à Nohant-Vicq, Marc Piot a pu bénéficier des aides et de l’accompagnement proposé dans le cadre du parcours installation, qui a duré près de deux ans. Âgé de 31 ans, ancien commercial dans la viande, il n’est pas non plus un novice. Sa mère et son frère sont d’ailleurs installés pas loin, à Saint-Chartier, également en bovin viande. « J’ai toujours été en contact avec les éleveurs, indique-t-il. J’ai eu la chance de pouvoir prendre mon temps, de voir d’autres choses. »
L'abattoir toujours fermé
Pour s’installer dans de bonnes conditions (troupeau de 67 mères, 160 hectares de terre en 50 % prairie, 50 % céréales pour nourrir le troupeau), il a pu bénéficier du répertoire départ/installation (RDI), qui recense les exploitants souhaitant céder leur ferme mais ne trouvant pas de repreneurs. Maintenant installé, il a pour objectif de se convertir en bio, un projet « à moyen et long terme ». Il suit également de près le dossier de l’abattoir du Boischaut. « Je défends l’outil, nécesssaire pour la filière. » Fermé en novembre dernier, son ouverture a plusieurs fois été repoussée. Annoncée début juin, aucune date n’a finalement encore été décidée.
Florent Renaudier

* Toutes les installations ne sont pas forcément accompagnées par la chambre d’agriculture. Quelques chiffres : 45 % des installations sont réalisées hors cadre familial ; 38 % sont en bovin viande, 35 % en grandes cultures, 17 % de projets différents (élevage caprin, maraîchage en permaculture,...), des agricultures caractérisées par une utilisation de moins d’espaces et une valorisation du produit (transformé, circuit court,...). 10 % du total des installations sont en bio.

Parcours installation
Dans le cas de Marc Piot, le parcours à l’installation s’est étalé sur plus d’un an, « ce qui m’a permis de sécuriser mon projet, souligne l’exploitant. Beaucoup d’étapes sont nécessaires ».
- octobre 2016 : premier contact au point accueil installation de la chambre d’agriculture
- septembre 2017 : élaboration du projet (Cap projet)
- octobre 2017 : chiffrage du projet, évaluation de la viabilité (guido projet) ; entretien PPP (plan de professionnalisation personnalisé) pour définir les formations dont le porteur de projet a besoin
- juillet 2018 : plan d’entreprise déposé à la banque pour solliciter les aides
- août 2018 : installation sur la ferme

L’Indre de retour au salon de l’agriculture
Présent lors de la visite de l’exploitation, Serge Descout, le président du conseil départemental, a annoncé le retour de l’Indre au salon de l’agriculture pour promouvoir les filières locales.