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18:10 Rire
18:06 Merci bien, hein ! Tout le monde en nervous breakdown.
17:59 Bonjour huber
15:46 Ca risque pas de s'arranger avec une uberisation du travail.

Ils défendent le droit d’asile

Le collectif Chabatz d’entrar, engagé dans la campagne européenne «Stop Dublin» a appelé samedi à une manifestation à Limoges. Le rendez-vous, fixé devant la préfecture, a rassemblé près de 250 personnes.

 

Parce qu’elles estiment que le règlement Dublin III doit être abrogé, près de 250 personnes se sont mobilisées samedi à l’appel des associations de défense des droits des étrangers : le collectif Chabatz d’entrar et la Cimade. Le règlement Dublin est une convention européenne qui devait permettre l’accès rapide à une procédure d’asile en déterminant un Etat pour éviter les demandes d’asile multiples. Il ne peut y avoir qu’un seul examen de la demande d’asile à l’échelle européenne. Le problème de cette réglementation étant que le migrant doit déposer sa demande dans le pays par lequel il est entré dans l’espace européen. S’il est arrivé par l’Italie, il ne pourra pas le faire en France. Il tombe sous le coup de la procédure Dublin et devient un «dubliné». Une totale aberration pour les défenseurs des droits des exilés. «On veut que le migrant puisse faire sa demande d’asile dans le pays de son choix, et pas qu’il soit systématiquement renvoyé dans le pays par lequel il est arrivé, c’est-à-dire les portes d’entrée que sont la Bulgarie, la Grèce, l’Italie ou l’Espagne. Ce vers ces pays qu’arrive le flux migratoire, les pays situés au nord ne veulent pas prendre leur part de solidarité, alors que si chacun faisait un effort, la somme serait quasiment neutre», estime Stéphane Lagaumont, l’un des animateurs du collectif. Un des manifestants, particulièrement concerné, indique loger des migrants «dublinés», tout en estimant, «faire le travail de l’Etat». Mais pour lui, «il faut bien qu’ils aillent quelque part, on ne peut pas les laisser livrés à eux-mêmes. La politique de non accueil les pousse à devoir s’en sortir comme ils peuvent, jusqu’à devoir se mettre hors la loi. Cette situation, ne peut qu’alimenter les idées des partis d’extrême-droite. Je suis persuadé que dans 30 ans on parlera de cette situation comme d’un crime contre l’humanité».

Marie Pascal, bénévole de la CIMADE constate au quotidien la réalité des «dublinés». «C’est difficile de ne pas être touchée par leur détresse», pour elle, le règlement Dublin est à la fois injuste, inhumain, inefficace et coûteux, «les migrants doivent avoir le choix de faire leur demande dans le pays qu’ils veulent, souvent c’est parce qu’ils y ont de la famille ou parce qu’ils maîtrisent la langue. Mais non, ils sont transférés d’un Etat européen à l’autre en vertu de ce règlement. De plus l’Europe fait peser l’accueil sur les pays de la méditerranée, ce qui n’est d’ailleurs pas conforme à l’esprit européen». La CGT fait partie du collectif, ses syndiqués étaient aussi mobilisés, dont Jean-Claude qui rappelle que la solidarité internationale fait partie des engagements du syndicat, «le capitalisme est responsable du réchauffement climatique, de l’appauvrissement des populations et de leurs ressources naturelles. Il est donc logique d’aider les populations qui en sont victimes». La CGT a pris l’initiative, lors de cette manifestation, d’ouvrir un nouveau lieu de vie pour l’accueil de migrants situé... rue de la Révolution ! Ceux de l’ex CRDP (80 réfugiés) étant expulsés du squat. Le collectif était reçu par la préfecture vendredi soir, pour étudier

d’éventuelles solutions.

Fatima Azzoug

Légende photo: Un flash mob pour symboliser et dénoncer  le réglement Dublin. 

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