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Interdiction de manifester : ça y est, on y est !

Gilets jaunes

Interdiction des manifestations et limogeage du préfet de police : les deux axes de la riposte du gouvernement suite aux violences de samedi. Aucune remise en cause d’une stratégie basée, depuis le début, sur l’escalade répressive.

Nous interdirons les manifestations se revendiquant des gilets jaunes dans les quartiers qui ont été les plus touchés dès lors que nous aurons connaissance de la présence d’éléments ‘ultras’ et de leur volonté de casser. Je pense bien évidemment aux Champs Élysées à Paris, à la place Pey-Berland à Bordeaux, à la place du Capitole à Toulouse », a déclaré, hier, Édouard Philippe.

Après une réunion sous l’égide d’Emmanuel Macron qui a voulu montrer qu’il reprenait la main sur le dossier de la sécurité publique, le Premier ministre a annoncé toute une série de dispositions visant à mieux gérer les manifestations de gilets jaunes. Après avoir transcrit l’état d’urgence dans le droit commun, avoir rédigé une loi anticasseur, le gouvernement a été de nouveau dans l’escalade répressive. Outre l’interdiction de manifestation, le gouvernement a également détaillé « la dispersion immédiate de tous les attroupements », une « plus grande autonomie des forces sur le terrain », la « transformation des forces de détachement rapide en unité anticasseurs », le recours « aux drones, aux produits marquants, à la vidéo... », l’augmentation du nombre d’officiers judiciaires sur le terrain ou une « nette hausse » des contraventions une manifestation interdite ».

Au passage, Édouard Philippe s’en prend aux « personnalités » qui ont « encouragé et légitimé les violences et continuent à le faire sans vergogne ». Et d’annoncer avoir demandé « au ministre de l’Intérieur de saisir systématiquement la justice à leur encontre ». De là à définir un délit d’opinion...

Le préfet de police viré

Si le mot « échec » a pu être prononcé par le secrétaire Laurent Nunez, la logique a vite été inversée. Pas question de se remettre en cause. Ce n’est pas Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, et sa gestion des manifestations qui sont à blâmer, mais les exécutants. « La stratégie de maintien de l’ordre n’a pas été correctement exécutée », a clairement accusé Édouard Philippe avant d’annoncer le limogeage du préfet de police, Michel Delpuech, remplacé, dès mercredi, par Didier Lallement, actuellement préfet d’Aquitaine et donc de Bordeaux qui a également été débordée par les violences. L’homme a fait une longue carrière tantôt à gauche (avec Jean-Pierre Chevènement), tantôt à droite (au cabinet de Dominique Perben). 

Que des casseurs ?

Bien sûr, Édouard Philippe se défend de vouloir interdire les manifestations « pacifiques, pour lesquelles rien ne change ». Pour lui, l’affaire est entendue : « les gilets jaunes ne manifestent plus aujourd’hui ». Et les personnes présentent sur les Champs-Élysées, samedi, n’étaient que des casseurs. Sauf que… Les comparutions immédiates, hier, de personnes que la police a réussi à interpeller montrent également des profils au casier judiciaire vierge, un stagiaire, un paysagiste, un jeune agriculteur... Ce qui confirme des notes du service du renseignement territorial citées par France Info, qui mentionnent la montée en puissance de « gilets jaunes radicalisés » n’ayant rien à voir avec les ultras. Et ce qui explique que cette violence soit « comprise » par certains manifestants.

 

Angélique Schaller

 

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